Expulsé face à Laval et cantonné en tribune, Alex Dupont a bien failli s'étrangler, hier soir, en voyant Omar Daf adresser cette passe trop peu appuyée vers Fabien juste avant la demi-heure de jeu. N'Diaye, à l'affût, contraignait le latéral gauche à la faute. Sur le coup-franc, Klasnic montrait qu'il n'était pas encore parti, en battant Elana avec la complicité du poteau (0-1, 29').
L'entraîneur brestois pouvait fulminer car, jusque-là, les opportunités avaient été pour ses hommes, bien entrés dans la partie. Une tête de Brou Apanga sur un coup-franc de Grougi (1'), un service de Socrier pour un Lesoimier, qui tergiversait (3'), puis un nouvel essai de l'ancien Troyen bien capté par Kamenar (5') avaient été les premiers signes des bonnes dispositions finistériennes. Même s'ils manquaient parfois d'engagement dans l'entre-jeu, les Brestois continuaient à titiller le gardien nantais, un bon travail de Poyet en pivot permettant à Lesoimier de flirter à nouveau avec le poteau (25').
Les Nantais, seulement réellement menaçants jusque-là sur un centre côté droit d'Abdoun (7'), étaient donc tout heureux de profiter du cadeau breton de la demi-heure de jeu. D'autant que, malgré une tête de Poyet (35') et une tentative de Socier (39'), l'offrande leur octroyait l'avantage au repos. Sur une mauvaise relance de Fabien, Klasnic passait même à côté d'une très belle affaire (44').
Roux ravive l'espoir
Mais à Brest, les bonnes affaires repassent souvent plusieurs fois. À la reprise, Fabien avait beau enrhumer Pierre et Jarjat, son rush finissait sur le poteau de Kamenar (51'). Les Nantais, eux, n'allaient pas laisser passer l'occasion. N'Diaye filait sur les boulevards finistériens pour venir défier Elana, qui repoussait... sur Abdoun. Brou Apanga sauvait sur sa ligne, mais N'Diaye avait suivi et marquait dans le but vide (0-2, 57').
La fin de soirée s'annonçait très compliquée pour les Brestois. Après être allé chambrer le kop et s'être fait une foule de nouveaux amis à Le Blé, Abdoun chauffait à nouveau Elana sur un bon coup-franc (76'). Et malgré une superbe frappe, Grougi ne pouvait trouver que l'équerre de Kamenar (77').
La réussite allait tout de même finir par sourire aux hommes de Dupont... Sur un ballon travaillé de la gauche par Lesoimier, Roux se jetait dans l'axe et ravivait l'espoir (1-2, 82'). Mais, en dépit d'un nouvel essai de Lesoimier (88') et d'une ultime balle piquée de Fabien (90'+4), le Stade brestois devait chuter dans son jardin pour la première fois de la saison. Et même si tout ne fut pas à jeter dans le contenu, loin de là, ce second revers consécutif plombe déjà quelque peu les espoirs nés des trois premières journées.
ACTE 1. Une première période progressivement sous l'emprise havraise. Appliqués, bien en place, souverains dans l'entrejeu, les doyens (du plus vieux club professionnel) donnaient la leçon.
Une première tête de Nikezic (25'), une frappe de Bonnet pas cadrée (32'). Et le pompon signée Le Marchand, ni attaqué, ni inquiété (0-1, 38'). Du cousu main, avec presque la bénédiction vannetaise.
«Ce soir, c'est un sentiment partagé qui m'anime», réagira à chaud Cédric Daury, l'entraîneur havrais. Lucide et réaliste, l'ancien Angevin pensait bien sûr en premier lieu à la percée de Mamadou Diallo. On jouait la 51', mais après avoir évité la sortie de Benoît Benvegnu, l'attaquant havrais trouvait le poteau morbihannais. Le tournant du match assurément.
«Prendre un point à l'extérieur c'est toujours intéressant, surtout face à une équipe de la qualité de Vannes. Mais on n'a pas su tuer le match, pas su faire le break. C'est frustrant. Si on avait mené 2-0, le match aurait été forcément différent.»
Alors Daury cherche à positiver. Souligne que si occasions il y a, c'est que derrière l'équipe a su développer des actions de qualité, a su se créer des situations chaudes. « Et ça c'est forcément positif. » Surtout à l'extérieur. «Dans le jeu et les intentions on est cohérent. Allez, on ne va pas se plaindre. Il faut continuer à bosser.»
« On a su prendre des risques »
ACTE 2. Un milieu de terrain rendu plus conquérant après la rentrée de Liabeuf au repos et un retour au score logique des Vannetais.
Ce n'était pas du grand Voc mais c'est avec le coeur et les tripes que les joueurs de Stéphane Le Mignan ont recollé au score. Le jeune entraîneur breton ne se voilait d'ailleurs pas la face : «C'était pas extraordinaire mais ce point, on a vraiment été le chercher. Et ce point récompense des joueurs qui viennent de finir un marathon avec trois matches en une semaine.»
Six points au compteur, rien de bien folichon, rien de bien inquiétant non plus. Le Voc travaille et avance. Alors Stéphane Le Mignan préfère retenir l'état d'esprit qui a permis à ses joueurs de revenir dans la partie. «Le Havre a eu plusieurs occasions de faire break, on a livré une première période pas terrible. Heureusement, on a su réagir durant quinze ou vingt minutes après la pause, on a su prendre des risques.» Des risques qui ont payé avec l'égalisation signée Gimbert (60').
Un sursaut qui permet aux Vannetais de rester invaincus à La Rabine. Et d'aborder la mini-trêve assis sur un matelas de points appréciable. «Comme face à Nantes, c'est à l'arrache qu'on va chercher ce point. Il faut récompenser les joueurs pour leurs efforts, appuie Le Mignan. Mais désormais on a besoin de récupérer. Il faut remettre tout le monde au niveau physique, tout remettre dans l'ordre.»
Car Stéphane Le Mignan ne rêve pas. «C'est à domicile qu'on arrachera notre maintien et on ne dispose d'aucun joker. Actuellement, on est moyen, ni bon, ni mauvais.» Mais appliqués et volontaires.
Victorieux dans la souffrance à Ajaccio (0-1). Auteurs d'un nul moyen contre Angers (0-0). Larges vainqueurs contre Vannes (4-1). Et maintenant, victimes d'une grosse claque tourangelle. Les Guingampais passent par tous les états en ce début de saison.
Au cours de la première demi-heure, rien ne laissait présager de la déroute à venir. Grâce à Giresse par ses centres et El Jadeyaoui par ses percussions, Guingamp met le nez à la fenêtre plusieurs fois. Sur une frappe de El Jadeyaoui, après un double une-deux avec Mathis (20'). Puis un centre tendu de Giresse que Mathis ne parvient pas à redresser (22'). Enfin, sur une tentative de Koné, surpris par une toile de la défense tourangelle (39'). « On a d'abord eu la maîtrise, reconnaissait Victor Zvunka. Mais le gardien de Tours n'a pas eu à faire des miracles non plus. Et puis, un match ne dure pas 30 minutes ».
Tours, ballotté, donne toutefois quelques signes de vélléités. Grâce à son athlétique duo d'attaquants, les Tourangeaux mettent en effet la défense guingampaise en difficulté. Tardant à faire le ménage, ils laissent la surface de Trévisan se transformer un peu trop souvent en siège. Mais, à part sur une tête de Tomas dans le temps additionnel, les Costarmoricains ne concèdent pas de grosses occasions durant la première période.
Changement de décor après la pause. Le calvaire débute par une incroyable perte de balle de Koné, mais Giroud ne parvient pas à tromper Trévisan (48'). Puis, occupé par son duel avec Yenga, Colleau assiste en spectateur à la reprise de Atik qui fusille le gardien costarmoricain (1-0, 54'). Trévisan, d'une claquette, écarte après un coup franc de Belghazouani (66'). Puis, vient le deuxième but. Trévisan relance court pour Colleau, qui sert Koné dans l'axe par une passe latérale. Lequel remet sur Trévisan qui dévisse sa relance... Yenga récupère, s'enfonce et centre pour Giroud. La reprise fait mouche (2-0, 69').
Vexé, Guingamp tente de réagir. Mais trop mollement pour inquiéter Salin, le portier tourangeau. Dans l'autre surface, en revanche, ça s'agite toujours autant. Heureusement, le missile de Yenga passe au-dessus (77'). Giroud, quant à lui, trouve le poteau (86'). Les situations chaudes se multiplient, mais rien d'autre ne sera marqué.
En conférence de presse, Victor Zvunka parvient à garder son calme. Sa colère restera muette. « La logique veut que ce soit l'équipe qui remporte ses duels qui gagne le match. Certains sont sur un nuage... On s'est laissé marcher sur les pieds. Après la victoire contre Vannes (4-1), je ne voulais pas être euphorique. Là, c'est pareil, je ne veux pas noircir le tableau. Mais on a quand même joué comme des donzelles, sur la pointe des pieds ».
Victor Zvunka attendait une réaction de son groupe après la déroute européenne face à Hambourg (1-5). Il a été servi. Quatre buts dans l'escarcelle guingampaise et une domination sans partage face au voisin vannetais. Au coup de sifflet final, l'entraîneur d'En Avant pouvait légitimement laisser éclater sa joie, rassuré et soulagé. « On avait à coeur d'évacuer la déception de l'Europa League, on a regardé la vidéo contre les Allemands et on a su corriger nos erreurs. Ce soir, l'équipe était dans le bon tempo. On mérite notre victoire et en prime, on y a mis la manière. »
Contre une équipe morbihannaise dont il redoutait l'enthousiasme et la ténacité, Victor Zvunka avait décidé de remanier son groupe et d'injecter du sang neuf. Pari gagnant. Les latéraux Argelier et Delgado connaissaient leur baptême du feu au Roudourou tandis que Bazile était associé à Scarpelli sur le front de l'attaque. Pour sa première titularisation en Ligue 2, le jeune Haïtien (19 ans) n'a pas tremblé et a réalisé un match plein. Conquérant dans les duels et diablement opportuniste. Mis sur orbite dans la profondeur par El Jadeyaoui, Bazile ne s'est pas privé pour expédier le ballon d'une frappe décroisée dans les filets de Benvegnu (10') avant que la recrue Scarpelli ne signe le doublé en l'espace de 20 minutes.
« La consigne était de presser notre adversaire d'entrée et le plus haut possible,explique Victor Zvunka. Très vite, on s'est procuré des occasions et ça a payé. » A l'inverse de Vannes, d'une incroyable passivité en défense et incapable de hausser le rythme. « On est passé complètement au travers, reconnaissait Stéphane Le Mignan, un brin abattu en salle de presse. On a fait un match catastrophique. C'est une prestation lamentable ! On n'a jamais eu de bloc, de volonté collective, pourtant la clé de la réussite du Voc. Franchement, ce n'était pas beau à voir. Face à une équipe de Guingamp qui a beaucoup de qualité, ça n'a pas pardonné. »
Au lendemain de cette large défaite en Côtes-d'Armor, le technicien vannetais va devoir mettre les bouchées doubles à l'entraînement, sermonner son groupe pour retrouver l'état d'esprit qui était le sien à l'ouverture contre Metz (3-0). « Si on veut rivaliser avec les autres équipes du championnat, il faut se reprendre en mains car notre jeu est beaucoup trop disparate. »
Une remise en cause s'impose donc dans les rangs du Voc avant la venue de l'ogre havrais en fin de semaine. A Guingamp en revanche, la confiance est de retour après un match des plus abouti. Un match référence? « N'allons pas trop vite, reprend Zvunka. Pour l'instant, on est dans les objectifs que nous nous sommes fixés (5e avec un match de retard, contre Istres le 4septembre). Le plus important, c'est que nous ayions réagi après notre défaite face aux Allemands. Bien sûr, il reste encore quelques imperfections à gommer. » Une semaine de travail et un détour par Hambourg jeudi devraient y contribuer.
Pour cette troisième journée de Ligue 1, et après des débuts plutôt prometteurs face à Boulogne-sur-Mer (3-0) et, dans une moindre mesure, à Nice (1-1), les Rennais devaient enfin savoir de quoi ils étaient capables. C'était l'heure du premier vrai test, face au favori désigné du championnat. Bien sûr, l'OM, bien que vainqueur de ses deux premiers matches, est encore loin d'être totalement en place. Mais les Bretons se devaient d'être à la hauteur des ambitions plus ou moins affichées en début de saison. C'est-à-dire titiller les « gros » de la Ligue 1, Marseille en tête.
D'entrée de jeu, la volonté rennaise était donc palpable, même si les Marseillais se montraient les premiers, par l'intermédiaire de Niang, qui manquait son ciseau sur un centre de Bonnart (3'). Les Rennais régissaient sur l'action suivante. Carlos Bocanegra frappait un coup franc dans la profondeur pour Bangoura, mais la subtile tête retournée de l'attaquant guinéen trouvait la barre de Mandanda (4'). À cet instant, le souvenir de la rencontre mémorable de la saison dernière (4-4), est peut-être revenu aux supporters des deux camps. Mais contrairement à l'an passé, Marseille a largement remanié (et renforcé) sa défense, et le Stade Rennais pouvait aligner son arrière-garde au grand complet.
La rencontre se fermait donc progressivement, et malgré quelques alertes de part et d'autre, il fallait attendre la 23e minute pour revoir une action dangereuse. Mais Asamoah Gyan voyait sa frappe facilement captée par le gardien olympien. Édouard Cissé, à la réception d'un corner d'Abriel, n'avait pas plus de réussite côté marseillais, puisque sa tête passait de peu au-dessus des buts de Douchez. Les débats, très intenses physiquement, étaient assez équilibrés. Seul un détail pouvait donc faire basculer la rencontre d'un côté ou de l'autre. Un détail, comme cette main de Souleymane Diawara, qui venait contrer le ballon emmené par Leroy, après un bon centre de Gyan. Bien qu'involontaire, la faute du défenseur marseillais n'en était pas moins flagrante et l'arbitre, bien placé, désignait sans surprise le point de penalty. Leroy se chargeait de le transformer malgré l'intervention de Mandanda, qui effleurait le ballon, et encaissait par la même occasion son premier but cette saison (1-0, 37'). Rennes ouvrait donc le score au meilleur moment, et rentrait aux vestiaires avec un avantage loin d'être immérité.
Domination marseillaise en seconde période
L'OM est encore une équipe en construction, mais c'est aussi une équipe à l'image de son entraîneur, pleine de caractère. Le capitaine Mamadou Niang, oublié au second poteau, remettait les pendules à l'heure dès l'entame de la seconde période, en reprenant de volée un coup franc de Cheyrou (1-1, 52'). S'en suivait une dizaine de minutes un peu folle. Marveaux tout d'abord, dont la tête frôlait le montant sur un centre de Fanni (56'), était tout près de redonner l'avantage aux siens. Lemoine, ensuite, auteur d'une bonne frappe captée par Mandanda (57'), puis Bangoura, qui perdait son duel face au gardien marseillais (59'), n'avaient pas plus de réussite. Brandao, sur la même action, avait été tout près, lui aussi, de marquer, mais Douchez avait été vigilant. On retrouvait alors le spectacle qui fait la plupart du temps la saveur des Rennes - Marseille (39 buts lors des dix derniers matches). Mais toujours pas de but dans cette très belle deuxième mi-temps. La faute à la maladresse, comme lorsque Gyan ajustait mal sa frappe (76'). La faute aussi au talent de Nicolas Douchez, qui sortait une reprise de Morientes d'un réflexe incroyable (81'), puis s'interposait sur une frappe de Niang (83'), et sauvait ainsi son équipe. Danzé (87') ou Taiwo (89') tentaient également leur chance, mais sans trouver la faille.
Malgré une nette domination phocéenne dans la dernière demi-heure, les deux équipes devaient donc se quitter sur un score nul (1-1), qui pouvait satisfaire les deux formations, invaincues après trois journées. Il reste encore du travail, mais il semble bien que le Stade Rennais version 2009-2010 ait le niveau.
Le FC Nantes a remis ça... Comme contre Clermont il y a une semaine quand il avait livré une deuxième mi-temps cohérente et prolifique (1-1 puis 3-1), la formation de Gernot Rohr, rentrée cette fois avec le plus petit des avantages à la mi-temps, a fait exploser Istres après le repos.
Et en signant ce large succès, face il est vrai à une équipe qui va avoir beaucoup de mal à rester dans un championnat qu'il a rejoint en mai dernier, Nantes a aussi envoyé un message à ses adversaires. S'il se montre aussi efficace et s'il continue à faire preuve de la même maîtrise collective, alors il sera aux avants-postes cette saison.
Et pourtant le début de match avait été équilibré. Comme annoncé par leur entraîneur Henri Stambouli, les Istréens jouaient dans un dispositif offensif et évoluaient haut pour aller gêner des Nantais peinant à trouver leurs marques. En laissant ainsi trop d'espaces entre les lignes, les joueurs de Gernot Rohr voyaient leur jeu se déliter au fil de leur progression horizontale.
Le festival deDjamel Abdoun
Cependant, juste avant la demi-heure, sur du jeu en première intention, appliqué et propre techniquement, ils trouvaient la faille. Jean-Jacques Pierre gagnait un duel, servait Abdoun plein axe, qui lançait N'Diaye dans le prolongement de sa ligne. L'attaquant malien décalait Klasnic dont la frappe du gauche glissait sous le ventre d'Agassa pour le 1-0. Le duo offensif déjà décisif contre Clermont récidivait. Et Nantes s'offrait un scénario idéal.
Bonifié juste après la pause par Djamel Abdoun auteur d'un splendide coup franc excentré de l'intérieur du droit qui laissait sans réaction le portier azuréen. Le virevoltant milieu nantais, déjà excellent à Vannes, commençait son festival. D'abord, il délivrait un centre parfait sur le tête de N'Diaye qui marquait le but du 3-0 avant de centrer en retrait pour l'attaquant malien qui trouvait la lucarne du droit après une feinte de Klasnic.
À 4-0, Nantes continuait sur sa lancée. Abdoun se montrait intenable et, sur un coup-franc, son ballon trouvait la tête de Dossevi, que Shereni déviait du dos pour marquer. Ce large succès permet à Nantes se rapprocher du podium et d'entretenir, surtout, une dynamique de progression. Les Canaris sont une série de trois matches sans défaite, mais aussi et surtout sur 9 buts marqués en 3 matches. Des chiffres qui commencent à prendre une vraie signification...
rivés de match la semaine prochaine en attendant la venue de Nantes le lundi 31 août, les Brestois auront de quoi s'occuper pour tuer le temps. À commencer par quelques travaux pratiques sur les corners en phase défensive. Deux buts encaissés de cette manière en huit petites minutes en première période, ça fait beaucoup... Sur le premier, certes sans doute inexistant car la tête originelle semblait arlésienne, la passivité bretonne avait permis à Reynaud de conclure tranquillement (1-0, 17'). Puis le défenseur central vauclusien effleurait également du crâne un nouveau corner de Psaume, le ballon échouant sur la jambe du malheureux Poyet, pour finir dans le but d'Elana (2-1, 25').
Déjà surpris sur un coup de pied arrêté au Havre, les Brestois continuaient à souffrir des mêmes maux, et le réalisme défensif réclamé par Dupont manquait toujours cruellement. L'insoutenable chaleur ne pouvait expliquer à elle seule une telle apathie sur ces phases arrêtées... Et pourtant, on avait bien cru les Finistériens remis en selle par le penalty inscrit en deux temps par Grougi, à la suite d'une faute de Corrèze sur Bigné (1-1, 21'). Mais l'illusion n'avait pas tenu bien longtemps. Et même si Grougi avait touché le poteau de Merville alors que le score était encore vierge (10'), il n'y avait pas de quoi crier au scandale au repos, N'Diaye (10'), Cherrad (13'), Psaume (24') et enfin Diawara (40') ayant eux aussi sollicité Elana et sa défense.
La merveille de Piocelle
Lesoimier lancé dans la bataille à la reprise à la place d'un Leroy très discret, le Stade brestois devait impérativement se montrer plus inspiré et plus conquérant pour espérer autre chose qu'un second voyage infructueux. Mais on n'en prenait pourtant pas le chemin... En panne d'imagination dans le jeu, c'était finalement grâce à un nouveau coup de pied arrêté que les Bretons allaient trouver l'ouverture. Sur un coup-franc bien frappé de la gauche par Grougi, Lesoimier et Roux s'élevaient, mais ne semblaient pas effleurer le ballon. Ce qui était en revanche limpide, c'est que Merville, lui, devait s'incliner pour la deuxième fois (2-2, 68').
Cette fois, Brest tenait le bon bout. À condition, bien sûr, que M. Guillard oublie désormais de siffler les corners arlésiens. Et ce que l'on pouvait légitimement redouter finissait par arriver. Le coup de pied de Psaume était certes écarté par la défense finistérienne. Mais, posté à l'entrée de la surface, Piocelle réussissait une merveille de reprise de volée (3-2, 84'), scellant le sort de la partie. Oui, il y aura largement de quoi s'occuper dans les prochains jours au Stade brestois...
Ils étaient prévenus, « le premier quart d'heure sera capital » leur avait dit Victor Zvunka. Un devin, l'entraîneur costarmoricain? Après avoir visionné les images du dernier match des Allemands, il savait grosso modo à quoi s'en tenir. On ne marque pas trois buts en 12 minutes à Dortmund par hasard.
Pourtant prévenus, les Guingampais sombrent malheureusement trop rapidement, l'illusion ne durant que six minutes. Avant qu'Elia ne touche son premier ballon... Un débordement sur Deroff, un centre que Trévisan ne capte pas et Guerrero se charge de la punition (0-1, 7'). Guingamp tente de croire que la messe n'est pas dite. Petric prouve le contraire. Une feinte de frappe qui met la défense aux abois, et un tir qui fusille Trévisan (0-2, 11'). La naïveté guingampaise est criante. C'est encore le cas quand Guerrero ajuste Petric, qui, seul dans la surface de réparation, s'amuse de la tête (0-3, 26'). Hambourg, tellement facile, ne fête même pas cette 3e réalisation.
« On les a mis trop rapidement dans les meilleures dispositions, analysera, plus tard, l'entraîneur guingampais. Mais on a vu aussi le fossé entre une très grande équipe et nous ». Un fossé bien profond.
Le 4e but, qui était au bout du soulier de Petric sur une superbe volée (28') ou de Ze Roberto (38'), est l'oeuvre de Berg. Là encore, tout un symbole. Trochowski tire le corner, Bellugou ne sent pas Berg lui passer devant. Sa tête plongeante est de toute beauté (0-4, 51').
Avec un score d'une telle ampleur, la différence de niveau devient moins marquée. Guingamp court moins dans le vide, conserve quelques ballons, et se rapproche même du but allemand sur coups de pied arrêtés. Les Bretons ont deux grosses occasions de but par Mathis (66', 88'). Après un 5e but allemand, le troisième de Petric (0-5, 87'), ils parviennent à sauver l'honneur sur un centre tendu de Deroff (1-5, 88').
« On avait beaucoup de respect pour cette équipe, commentera Bruno Labbadia, le coach hambourgeois. Je les savais capable de tenir un score. L'objectif était donc de les étouffer par un pressing constant et beaucoup de mouvements. Pour nous, c'est le score idéal. On peut rentrer tranquillement à la maison ». Guingamp, de son côté, devra rapidement digérer. Dimanche, se présente un premier derby face à Vannes. « On espérait faire un autre résultat. Mais, ce soir, mes joueurs ont appris pour le reste de la saison. »
Après des débuts difficiles à Caen, les Nantais avaient montré de bien meilleures dispositions à La Beaujoire contre Clermont. Contre Vannes, les Canaris ont profité d'un début match très hésitant de la défense morbihannaise pour continuer de monter en puissance. Un festival vannetais d'approximations techniques. Le premier à s'illustrer était Guillon, qui, de ses 18 mètres relançait dans les pieds de Darbion. Sa frappe contrée, revenait dans les pieds de Klasnic qui ne se faisait pas prier pour marquer son deuxième but en championnat (0-1, 3'). Delhommeau y allait aussi de son erreur, puis c'était au tour de Mézague de faire peur au public vannetais. Sa passe finissait dans la course de N'Diaye et sans une impeccable sortie de Benvegnu les visiteurs auraient pu doubler la mise (13').
Dans la foulée, le contre mené par Reset faisait basculer le match. À la lutte avec Maréval, le Vannetais était poussé par le latéral gauche des Canaris qui écopait dès la 14e minute de son second carton jaune. À dix contre onze le Voc sortait la tête de l'eau. La maîtrise du ballon était désormais morbihannaise, mais Nantes continuait de se montrer dangereux en contre avec Abdoun (44') et Klasnic (17').
Avec un peu de réussite et un peu plus d'application dans les derniers gestes, Vannes aurait tout de même pu égaliser. Suite à une combinaison avec Avézac, Camara adressait un centre à Sammaritano, mais en bout de course, le lutin vannetais ne trouvait que la barre (39'). Avec Mézague et Kamissoko plus empruntés qu'à l'accoutumée, les locaux peinaient à emballer le match. Gimbert, d'habitude si à l'aise dans le jeu dos au but, ne réussissait pas à peser sur la défense nantaise.
Si les Vannetais passaient à côté de leur match, les Nantais répondaient présent dans tous les compartiments du jeu et notamment physiquement. Pourtant, cela ne semblait pas encore satisfaire les supporters des Canaris qui n'avaient de cesse d'encore manifester leur mécontentement contre la direction.
Et malgré une logique baisse de régime dans le dernier quart d'heure, Nantes résistait aux assauts désordonnés du Voc. Même les nombreux coups de pieds arrêtés vannetais étaient entachés d'un gros déchet.
Oui mais voila, le football peut-être cruel et Nantes l'a encore appris à ses dépens. Lancé par Sammaritano, Gimbert se défaisait pour la première fois du marquage de Pierre et arrachait un match nul inespéré.
La soirée du vendredi 7 août a salué le retour du VOC en Ligue 2. Un retour honoré d'une belle victoire face au FC Metz 3 à 0 et d'une ambiance survoltée à la Rabine. Mais cette soirée a aussi été l'occasion pour vous de découvrir l'hymne du VOC. Ce fut une grande surprise pour beaucoup d'entre vous, mais cette démarche est très importante pour le VOC. Nous souhaitons mobiliser et réunir tout le stade de la Rabine autour d'un hymne fort portant de nombreuses valeurs. A l'image du RC Lens communiant avant chaque match sur la mythique chanson « Les Corons » de Pierre Bachelet, nous souhaitons tous vous réunir, supporters et sympathisants du VOC, avant de laisser place aux Blanc et Noir.
Nous avons choisi « Amazing Grace » car nous sommes avant tout breton et faisons donc partis de la grande famille des celtes. Ces origines sont une fierté et une énorme motivation pour soutenir le VOC face aux autres clubs français ainsi que bretons. A chaque match, 10 minutes avant l'entrée des joueurs sur la pelouse, nous reprendrons « Amazing Grace » afin de rendre hommage à la Bretagne et à nos origines.
Le VOC est un nouveau club de football professionnel dans le paysage breton mais nous avons déjà gagné notre place et le respect de nos voisins. Nous bâtissons notre histoire et un nouveau chapitre débute aujourd'hui. Notre identité est elle aussi en pleine construction et ce patrimoine breton en est la fondation. Nos couleurs, Blanc et Noir, notre drapeau VOC et, désormais, notre hymne sont autant d'éléments que nous devons porter haut et fort.
Nous comptons sur votre soutien et sur votre enthousiasme pour reprendre cet hymne avant chaque match. Les deux kops de supporters « Les Hermines du VOC » et « VOC Populi » prendront ensuite le relais et animeront le stade durant toute la rencontre comme ils ont su le faire la saison dernière et plus récemment contre le FC Metz.Ensemble, construisons l'histoire du VOC et faisons de la Rabine un stade de fête, d'émotions et de partage.
Trois jours après la défaite au Havre (1-0), Alex Dupont avait décidé d'insuffler du sang neuf, en laissant quatre de ses titulaires des premières rencontres sur le banc, à savoir Socrier, Poyet, Bigné et Kantari. Daf suppléant également Bourgis à droite, le Stade brestois débutait donc la partie avec cinq «petits nouveaux» dans le onze. Un pari qui aurait bien pu porter ses fruits très rapidement. Sur un déboulé côté gauche de Lesoimier, Leroy héritait du ballon, mais voyait sa bonne reprise contrée in extremis (4'). Sur le corner, Grougi trouvait parfaitement Lorenzi, dont la tête décroisée flirtait avec le poteau de Marichez (5').
Les affaires bretonnes ne se présentaient donc pas trop mal, mais un mauvais alignement défensif était bien près de tout remettre en cause. Servi dans la profondeur par Pied, Mendy s'échappait pour venir défier Elana, qui se couchait parfaitement pour préserver l'essentiel (6'). C'était parti sur les chapeaux de roue, mais cela allait se calmer tout aussi vite. Hormis une tête de Brou Apanga sur un coup-franc de Grougi (12'), Marichez n'était d'ailleurs plus réellement inquiété. Les Messins ne faisaient pas beaucoup mieux, Johansen et Borbiconi, tout à tour, contraignant tout de même Brou Apanga (25') puis Daf (28') à intervenir dans leur surface.
Roux et Poyet de la tête
Mais ceux qui redoutaient une seconde période aux allures soporifique allaient très vite pouvoir se rassurer. Dès la reprise, Grougi expédiait un coup-franc de 30 m que Marichez parvenait péniblement à dévier sur sa transversale. Sa défense n'avait pas suivi, mais Roux si, l'ancien Lensois concluant de la tête (1-0, 46'). Pas franchement aidé sur ce coup-là, le gardien messin était plus heureux sur un nouveau coup-franc frappé par Grougi (51'). À l'image d'une tête de Roux (59'), les Brestois cherchaient à plier l'affaire. Sans réussite, bien au contraire... Sur un ballon anodin dans la surface, Lorenzi tergiversait. Pied, qui avait senti le coup, grillait la politesse au Corse et ajustait Elana (1-1, 60').
Un cadeau que les Bretons payaient au prix fort. Les hommes de Dupont passaient même tout près de la catastrophe sur un rush de Cissé, mais Daf veillait au grain (75'). Le pire avait été éfvité, et le meilleur était même à venir... Avec, comme souvent, Grougi au coup-franc et, cette fois, la tête de Poyet qui devançait la sortie de Marichez (2-1, 81'). Presque inespéré. Mais certainement pas immérité...
Un jour, il faudra que la Ligue de Football Professionnel, nous explique. À Nice, cette semaine, la température n'est jamais descendue sous les 30°. Des appels étaient même lancés à la population pour ne pas s'exposer afin d'éviter les accidents cardio-vasculaires. Alors programmer un match de foot à 17 h, en plein été sur la côte d'Azur, puis des rencontres à 21 h dans l'est de la France en plein hiver, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans le football.
Hier au coup d'envoi, on frisait les 35°. « Dans ces conditions, c'est plus facile pour les défenseurs que pour les attaquants, souligne Frédéric Antonetti. Les attaquants sont obligés de répéter les sprints. Or, avec cette chaleur, ils n'ont pas le temps de récupérer. Donc, ils ont moins de vivacité et éprouvent des difficultés pour éliminer leurs adversaires »
Effectivement, dès l'entame, on a senti que le match s'engageait sur un faux rythme. Pourtant, sur la première demi-heure, ce sont les Rennais qui se montraient les plus entreprenants. « Nice, avec ses deux lignes de quatre, avait décidé de nous attendre en espérant une erreur »,analyse l'entraîneur rennais.
Elle a tardé à venir, mais elle est venue sur une mésentente entre Bocanegra et Inamoto au milieu de terrain. Ben Saada en profite et s'engouffre vers le but rennais. Problème, sur trente mètres, personne ne l'attaque. « Petter ou moi, on aurait dû sortir »,reconnaît Kader Mangane, le défenseur central rennais.
Le point positif, c'est que les Rennais n'ont pas tardé à réagir. Dans la minute suivante, sous l'impulsion de Jérôme Leroy, les Rouge et Noir obtiennent un penalty. L'occasion pour Gyan d'ouvrir son compteur cette saison.
Inamoto exclu
Au retour des vestiaires, le Stade Rennais ne retrouve pas sa maîtrise de la première période. L'équipe semble trop reculer. Le coach rennais assume son choix. « À la demi-heure de jeu, nous avons changé notre fusil d'épaule, explique Frédéric Antonetti. Comme Nice refusait le jeu, il ne fallait pas tomber dans le piège. De fait, nous avons cherché à jouer plus long et cela a failli payer ».
Effectivement, Bangoura, Mangane ou encore Kembo, fauché dans la surface à la 75e sans que M. Ennjimi ne bronche, auraient pu doubler la mise. Mais au final, il a toujours manqué un petit rien pour empocher la mise. « Parfois, il faut savoir ne pas être plus royalistes que le Roi »,sourît Frédéric Antonetti même s'il ne cache pas sa déception. « On a eu des situations, nous avons eu plus la possession du ballon mais nous n'avons pas su en profiter. C'est dommage. Le partage des points est une déception sur le match. Surtout sur la deuxième période ».
Reste que malgré un faux rythme pendant toute la rencontre, le Stade Rennais a montré quelques mouvements intéressants, dans la continuité de la première rencontre face à Boulogne. Le vrai test sera samedi, face à l'Olympique de Marseille. À 21 h, ce qui, en été, est sans doute le meilleur horaire pour jouer au foot...
Les Finistériens n'auront fait illusion que l'espace d'une minute, suite à un franc débordement de David, qui trouvait au point de pénalty Coat, dont l'enchaînement contrôle de la poitrine-reprise retournée, frôlait le montant de Westberg. Un avertissement sans frais pour les Troyens, qui réagissaient dès la 5e minute par Bettiol, à la réception d'un corner et qui poussait Mottier à un renvoi approximatif. La pression des Aubois grimpait d'un cran et sur une action anodine dans la surface, Kernevez bloquait Akouzar. Un geste sanctionné par M. Cailleux qui offrait l'occasion à Lafourcade d'inscrire son 4e but de la saison, le premier sur pénalty (1-0, 8').
Sous pression, les joueurs de Franck Kerdilès étaient une nouvelle fois poussés à la faute sur une échappée de Bettiol et un retour malheureux de Steven Abiven qui prolongeait le centre dans son propre but (2-0, 27'). À 2-0, on ne voyait pas de réaction des Bretons, qui étaient littéralement KO sur un nouvel effort de Bettiol, qui ajustait un centre impeccable pour Faussurier, étrangement seul au deuxième poteau, qui ne laissait aucune chance à Mottier d'une tête plongeante (3-0, 34').
La cause paraissait entendue à la pause, d'autant que Plabennec se montrait incapable de hausser le rythme. Toujours pris de vitesse, dominés techniquement J-M Abiven et ses partenaires encaissaient logiquement un nouveau but peu après la reprise. Bettiol en retrait pour Akouzar, comme à la parade (4-0, 55'). 4-0, l'addition commençait à être corçée pour les visiteurs, auteurs pourtant d'un bon début de championnat. La différence s'accentuait encore après que Beauvue ait manqué l'inmanquable (60') à bout portant. C'est finalement Obbadi dans une action solitaire qui récupérait au centre du terrain pour venir enfoncer le clou de près (5-0, 80').
Quelle chaleur dans la cité aux cinq ports ! C'est sûrement ce qui a empêché les Lorientais de développer leur jeu à leur guise. Pourtant, après un succès obtenu à Lille, lors de la première journée, le public morbihannais attendait un retour en force de son équipe sur sa pelouse. Comme l'an passé, après une victoire au Mans, les Merlus se sont pris les pieds dans le tapis face à une très séduisante équipe de Montpellier. Des Montpelliérains, mieux sous la chaleur, mais qui ont commis de très nombreuses fautes sur les petits gabarits lorientais.
Mauvais mais solidaires
Le promu s'est démené et a effectué un pressing de tous les instants sur son adversaire. Heureusement pour les Lorientais, à la manière de Ciani qui savait réveiller ses troupes, Laurent Koscielny est venu arracher un match nul en dehors du temps réglementaire. C'est d'ailleurs le premier but en Ligue 1 de l'ex Tourangeau.
« Le point, on le prend », soupirait Christian Gourcuff très mécontent de ses joueurs. Le coach morbihannais en avait surtout après ses milieux axiaux. « On a souffert physiquement et techniquement. On s'est montré très insuffisant. Et les insuffisances étaient tellement grosses que c'est même inquiétant... Mvuemba est passé à côté. Pendant trois ans, il n'a pas joué, et il joue par séquences. Il n'est pas prêt. Amalfitano était un peu perdu », donc en résumé, les Lorientais ont ronronné pendant toute la partie et peuvent s'estimer heureux de ce match nul. « Car il n'y a pas eu de mouvement, pas de jeu collectif, pas de récupération du ballon, des fautes techniques. Dans ce contexte, à cause de la chaleur, les courses étaient difficiles. »
Un premier match à la maison à oublier. Les Lorientais vont-ils nous refaire le coup de la saison dernière ? Bien jouer à l'extérieur et se montrer médiocre au Moustoir. La réponse viendra très rapidement. Tout n'est cependant pas négatif. « L'équipe s'est battue pour obtenir ce nul à l'arrache, relevait Gourcuff. Les coups de patte de Monterrubio et de Marama Vahirua nous ont aidés, mais c'est un aspect individuel, car ce n'était pas abouti, trop décomposé. »
Marama Vahirua, malgré tous les coups qu'il a encaissé, s'en tirait finalement bien. Auteur d'une passe décisive sur le premier but de Gameiro qui a relancé les Lorientais, le Tahitien avouait : « Ce fut un match difficile. A croire que j'ai un jeu à prendre des coups. Cela fait douze ans que je fais ce métier et je commence à l'accepter. » À propos de l'entame ratée de sa formation, Vahirua expliquait que « nous avons eu du mal dès le début, au niveau physique, et dans tous les autres domaines. Durant tout l'été, il a fait quinze degrés et pour ce match, il y en faisait 30. Ça nous a foutu un coup, souriait l'attaquant lorientais qui voulait positiver. On a un point de gagné, on ne peut pas dire qu'on est satisfait mais c'est toujours un point. On s'est fait bouger, maintenant on a montré qu'on était présent et toujours soudé. »
Pour sa première à domicile et à la tête d'un club pro, le président Loïc Ferysoulignait « les qualités mentales des Lorientais. Je n'ai pas souffert, ce n'est pas le mot, mais j'ai vibré comme le public qui s'est réveillé en fin de partie pour pousser son équipe. Il va falloir continuer à travailler », terminait le président en exercice depuis lundi. Devant les faiblesses affichées hier soir, Christian Gourcuff ne devrait pas éprouver de difficultés pour le persuader de compléter l'effectif lorientais.
Petite suggestion à la Ligue : après l'uniformisation des ballons, pourquoi ne pas songer, dès que les évolutions techniques le permettront, à uniformiser les pelouses ? Ce ne sont pas les Nîmois en tout cas qui s'en plaindraient, eux qui vont devoir se coltiner, dix-neuf rencontres durant, un gazon catastrophique.
Même sans cela, le Voc s'attendait à souffrir. Mais plutôt que de s'accrocher comme une bernique à un milieu à cinq, Stéphane Le Mignan avait, une fois n'est pas coutume, privilégié la solution offensive en proposant un 3-4-1-2 séduisant. Un schéma tactique qui permettait en outre, avec un bloc positionné plus haut, de profiter de la vivacité de Camara et Reset en contre. Et ce sont d'ailleurs les Vannetais, appliqués notamment à bloquer les couloirs, qui se montraient les plus dangereux en première période. Reset, à la réception d'un centre en retrait de Liabeuf, obligeait ainsi Puydebois à claquer le ballon au-dessus de sa barre (10') puis c'était au tour de Camara, lancé en profondeur par Kamissoko, de solliciter le portier gardois, celui-ci bloquant la frappe cadrée du jeune Vannetais (14'). Deux occasions et une petite frayeur, mais la tête plongeante du Nîmois Sow, sur un service d'Auvray, passait largement à côté de la cage de Benvegnu (45').
Le portier breton sera autrement plus sollicité après la pause. Sur un corner de Djellilahine, Ayité expédiait une tête à bout portant que Benvegnu sortait au prix d'un superbe arrêt réflexe (49'), puis le gardien du Voc était tout heureux de voir une frappe croisée de Djellilahine filer devant sa cage (56'). Le stade des Costières, dans le soleil couchant, ne demandait qu'à s'enflammer, il allait être servi quatre minutes plus tard. Une incroyable passivité de la triplette défensive vannetaise permettait à Ayité de reprendre victorieusement et à bout portant un centre à ras de terre de El Hajaoui (1-0, 60'). Touché mais pas coulé le Voc. Suite à un corner de Faivre et une remise de la tête de Guillon, Mézague mettait à profit sa solitude dans les 6 m pour égaliser de la tête également (1-1, 66'). Les Crocodiles n'ont pas pris gare. Etonnant pour des Nîmois, non ?
La victoire est enfin là côté nantais. Après six matches amicaux sans succès, après une calamiteuse élimination en Coupe de la Ligue puis après une défaite à Caen lundi dernier, le FC Nantes a signé son premier succès pour son match d'ouverture à la Beaujoire. Au terme d'une partie à deux visages: un premier bien morne et insipide, un deuxième plus conquérant et efficace.
Tout commençait bien pour les Nantais puisque sur leur premier ballon, ils obtenaient un penalty suite à une main involontaire, mais influant la trajectoire du ballon, d'Ekobo, au duel avec N'Diaye dans sa surface. Darbion transformait la sanction et Nantes, en menant 1-0, s'octroyait un capital qui allait s'avérer déterminant.
Car la suite était poussive. Clermont s'approchait de plus en plus d'un Kamenar, fébrile par moments, avant d'égaliser suite à un corner repris d'une tête piquée par Madouni, qui lobait Darbion au poteau et trompait le gardien nantais. Les occasions se multipliaient de chaque côté, mais c'était la médiocrité générale, et donc nantaise, qui se voyait sanctionnée par les sifflets de la Beaujoire à la pause.
C'était après le repos que Nantes construisait son succès. Récoltant ainsi les fruits d'une rigueur dans la récupération. La formation de Gernot Rohr s'empressait de jouer plus haut et les efforts au pressing payaient: un ballon récupéré par Klasnic à 40 mètres des buts clermontois, se concluait, après un échange avec N'Diaye, par une tête victorieuse de l'attaquant croate. Le geste du buteur était parfait, celui du joueur après le but se révélait, en revanche, lamentable: un bras d'honneur pour on ne sait qui et pourquoi.
Klasnic débloque la situation
Nantes tenait le bon bout et son travail de sape portait ses fruits. Abdoun poussait Madouni à une passe en retrait ratée, et le milieu nantais servait sur un plateau N'Diaye, qui marquait sans opposition: à 3-1, le FCN était à l'abri de toute déconvenue, même si en toute fin de match, une bourde de Shereni laissait Armand venir battre facilement Kamenar pour réduire le score.
Gernot Rohr avait parlé de progrès malgré la défaite à Caen. L'entraîneur nantais avait vu juste, surtout après une deuxième mi-temps nettement plus consistante. « On a été dominés en première période, et on a su imposer notre jeu en seconde, analysait le coach nantais. On voulait absolument gagner ce match, un match qu'il fallait d'ailleurs gagner, et nous y sommes arrivés, non sans mal. J'ai vu de beaux buts et de jolis mouvements. Je pense que nous sommes sur la bonne voie. » Il ne faudra pas en sortir, dès mardi soir à Vannes.
Vainqueurs l'un et l'autre de leur première rencontre la semaine dernière, Guingampais et Angevins cherchaient une confirmation hier. Avant la rencontre, les déclarations avaient été suffisamment claires sur leurs intentions respectives, empreintes d'une saine ambition.
Le ton est d'ailleurs donné dès le coup d'envoi. Par les Guingampais. Pris à la gorge, Angers multiplie les fautes, est rapidement averti deux fois et concède une flopée de coups de pied arrêtés devant sa surface. L'un deux, adressé par Giresse, frôle le montant gauche de Padovani (11'). Dans la minute qui suit, Scarpelli conclue un contre d'une frappe trop écrasée pour mettre le gardien angevin en danger.
Passé ce premier quart d'heure sans encombre, les joueurs de Garcia resserrent les lignes et retrouvent du mordant. Du coup, Guingamp allonge et les débats s'équilibrent. Plus puissants, les Bretons parviennent néanmoins à se procurer plusieurs bonnes situations. Scarpelli, de la tête, est tout prêt d'ouvrir le score (30'). Giresse, à la conclusion d'un beau mouvement collectif, tente aussi sa chance. Cette fois, c'est cadré, et Padovani s'emploie pour détourner (40'). Avant la pause, sur un centre de Mathis, Grax adresse une dernière tentative. Là encore, trop écrasée pour inquiéter Padovani.
Avec pour seules occasions un centre fuyant de Brunel que Trévisan intercepte devant Modeste (13') et une tête trop molle de Charbonnier (34'), les Angevins ne peuvent se targuer d'avoir été dangereux en première période. Et ils engagent la deuxième mi-temps de la même manière, laissant les Guingampais à la manoeuvre. Lesquels se montrent trop empruntés dans leurs initiatives pour déséquilibrer un bloc appliqué.
Pour contrarier un scénario qui conduit tout droit au 0-0, l'éclaircie ne peut dès lors venir que d'une prise de risque individuelle. C'est ce qu'entreprend Giresse, bien surveillé par Fall. Ou Modeste, trop rarement mis sur orbite pour véritablement peser sur la défense costarmoricaine. Ou encore Auriac sur une frappe de loin (71').
Malgré leur emprise territoriale sur le match, les Guingampais concèdent finalement un nul face à une équipe angevine compacte et qui a eu la sagesse de ne jamais s'affoler.
Bannir la frilosité. Aller de l'avant. Deux des directives émises par Alex Dupont avant cette seconde journée. Le coach annonçait d'ailleurs la couleur en disposant sa formation dans son désormais traditionnel 4-1-4-1. Le contrat rempli face à Laval à domicile (victoire 2-1) pour l'ouverture, le Stade brestois abordait libéré ce premier déplacement. L'ambition ? S'étalonner par le jeu, capitaliser par le résultat. Et si le Stade brestois y a mis, une nouvelle fois, la manière, il rentre néanmoins bredouille de Normandie.
Socrier manque l'égalisation
La partie démarrait sur un rythme élevé. Premiers à se mettre en évidence sur une reprise trop croisée de Socrier après un une-deux avec Poyet (5'), les Brestois voyaient les Havrais leur répondre du tac au tac. Le coup franc de Ben Idir repoussé par le mur, Alla trouvait, quant à lui, Elana à la parade (7'). Deux situations très chaudes seulement... avant l'ouverture du score. Un nouveau coup de pied arrêté renvoyé, puis la reprise manquée par Diallo profitait à Nikezic. Surprise, l'arrière-garde brestoise laissait Elana seul face à l'attaquant normand qui n'en demandait pas tant (1-0, 14').
Le panneau d'affichage débridé, les deux formations n'allaient pas fermer le jeu pour autant. Et, entre des Brestois nullement abasourdis et des Havrais décidés à doubler la mise, la balle naviguait d'une défense à l'autre. Sans réussite pour Lesoimier (23') et Poyet (29') qui manquaient le cadre, avant que Socrier ne rate l'immanquable (44') et ne voit Placide lui ôter l'égalisation d'un arrêt réflexe (45'+1).
La pause ne changeait pas la physionomie. Tout au moins dans l'animation. Car pour le reste, les Bretons peinaient cette fois à inquiéter Placide. Une tranquillité dont ne pouvait pas se targuer Elana. Régulièrement sollicité, il était d'ailleurs tout heureux de voir les tentatives de Diallo (47', 55'), Alla (56') et Baseya (61') hors cadres. La grosse poussée havraise, infructueuse en terme de buts, avait tout de même le don de distendre les lignes de part et d'autre. La promesse d'une fin de match décousue. Décousue oui, mais sans but...
Pour leur entrée en National, une chose est sûre, les Plabennecois n'ont pas à rougir, loin de là. Car si le classement retiendra les trois premiers points pris par le club cette saison, l'histoire, elle, se souviendra surtout d'une équipe - parfaitement identique à celle qui évoluait en CFA - sans complexe qui a littéralement croqué dans le championnat National à pleines dents. C'est d'ailleurs en toute logique que les hommes de Franck Kerdilès mettaient le pied sur le ballon durant la première période. Au point de se créer deux occasions franches par l'intermédiaire d'Arguilhé bien décalé par Jean-Michel Abiven (9') puis grâce à un coup franc tendu de David, repoussé difficilement par Radic et repris trop tardivement par Kernévez (14').
Kerbrat maîtredans la récupération
Les intentions et la domination étaient bel et bien plabennecoises... À tel point que même le plus connu des attaquants bourguignons Tony Vairelles s'en retrouvait quasiment transparent. Excepté sur les deux plus grosses occasions gueugnonnaises où il fut tout près de tromper Mottier à bout portant une première fois (17'), avant de faire connaissance avec le montant gauche de ce dernier (36'). La baraka n'était pas du côté de Gueugnon... et la seconde période n'allait que confirmer cette tendance même si la délivrance allait mettre plus de temps que prévu pour choisir son camp dans une fin de match de folie. L'ouverture du score de David (69') redonnait du poil de la bête aux visiteurs qui n'avaient pas dit leur dernier mot. Après un mauvais dégagement de Mottier, Ribeiro, à l'affût, renvoyé les locaux vers la dure réalité (90'). Mais alors que tout le monde voyait un nul plus que frustrant se dessiner, c'est sur un dernier corner que la logique allait finalement être respectée lorsque la tête de Kernévez venait délivrer tout un stade (90+2').
Quand vous avez touché le fond, vous ne pouvez que remonter à la surface. Conformément aux mesures de précaution, les joueurs de Gernot Rohr ont choisi un retour par palier. Comprenez par là qu'une semaine après le naufrage de Troyes (0-4) en coupe de la Ligue, les coéquipiers d'Harlington n'ont pas enchanté d'Ornano, ni sûrement leur direction pratiquement au grand complet, mais au moins réalisé une prestation cohérente et correcte. Un petit dix, juste pour vous encourager à poursuivre sur la même voie.
Nantes a en effet proposé du solide à défaut de génial. Son cocktail consistait en une bonne dose d'agressivité et une capacité à vite se projeter devant. Respectée au pied de la lettre, la recette de Gernot Rohr aurait d'ailleurs dû conduire Djamel Abdoun à ouvrir le score à la 23'. Vacciné aux touches longues version british, Maréval aurait pu en effet se transformer en passeur décisif si l'ex-Sedanais n'avait pas écrasé sa reprise après un beau loupé de la charnière normande. Reste que cette occasion est restée orpheline toute la première période. Pire, l'ouverture du score par le Stade Malherbe Caen a laissé de longues minutes le FCN assommé au niveau des intentions. Avec beaucoup d'abnégation à l'image de la prestation de Jarjat, finalement titularisé dans l'axe (le FCN n'ayant pas voulu prendre le risque d'aligner Sambou, pourtant qualifié), la charnière centrale avait su compenser jusqu'ici ses défauts de communication. Malheureusement sur le centre de Nivet, Toudic était bien seul pour ajuster d'une superbe reprise de demi-volée Lubos Kamenar (1-0 à la 35'). En dehors de ce passage par ses filets, le nouveau gardien de but des Canaris a passé une soirée plutôt confortable. Le Slovaque s'est juste employé avec brio dans les pieds de Toudic (14') et a parfaitement fermé l'angle sur la frappe de minot de Langil (41'). Au passage, on peut s'interroger sur le fait que l'homme du match, côté nantais, soit au départ un remplacant...
Contrairement à son déplacement dans l'Aube, le FCN n'a pas rendu les armes. Le retour des vestiaires s'est accompagné de quelques éclairs d'inspiration. Notamment de la part de Tenema N'Diaye, soumis à un travail de harcèlement et de replacement épuisant avec le 4-5-1 concocté par Gernot Rohr. Reste que Le Sénégalais ne pouvait pas mieux servir Abdoun (65'). Le cadre se voulait une nouvelle fois trop petit pour le milieu droit nantais !
Pour résumer, un manque d'adresse devant le but ajouté (N'Diaye à la 58') à une incapacité à changer de rythme ont perdu le FCN. L'arrivée de Darcheville (non qualifié) ne parviendra pas à tout gommer.
Un soleil radieux éclairait la région nordiste, hier, en fin d'après-midi, où Lorient lançait sa saison face à Lille. Sous les yeux du futur président du FC Lorient, Loïc Fery, les Lorientais allaient offrir du répondant aux Lillois sans toutefois maîtriser la partie. Et plus les minutes passaient, plus le temps s'assombrissait sur Villeneuve-d'Ascq et les joueurs lillois, Lorient passant la vitesse supérieure grâce à des attaquants très en verve lors de cette première journée.
Les Bretons, grâce à ce succès obtenu de haute lutte, se positionnent sur les hauteurs du classement et rejoignent le wagon des coleaders, mené par Rennes. « Je ne me fais pas trop d'illusions. Ce sont trois points intéressants dans l'optique du maintien, mais on ne va pas s'enflammer après cette victoire », tempérait Christian Gourcuff. Il y a encore beaucoup de travail à réaliser, car les Merlus peuvent s'estimer heureux de ne pas avoir pris d'autres buts. Une victoire acquise grâce à un Fabien Audard dans un grand jour !
Vahirua-Monterrubio, une association qui promet
Après avoir subi pendant la première demi-heure, les Lorientais sont revenus dans la course. Contre le cours du jeu, Gameiro n'a pas manqué sa chance quand il a détourné de la tête un ballon qui lui était adressé par Monterrubio.
« J'étais inquiet jusqu'au bout, mais c'est satisfaisant de prendre trois points à Lille,avouait Christian Gourcuff. Maintenant, on savait que ce ne serait pas une promenade de santé. Au niveau de la lutte physique, on a été dominés... En ouvrant le score, cela nous a facilité la chose. Lille a allongé encore plus en seconde période. Ce ne fut pas un match maîtrisé, on a éprouvé trop de difficultés dans notre moitié défensive, on a trop peu remonté de ballon pour peser sur la rencontre et Lille a beaucoup poussé. De Melo a réalisé une pression physique sur mes joueurs. Mais ce sont des matches qui peuvent basculer sur pas grand-chose. Je constate qu'il y a eu beaucoup d'erreurs d'arbitrage également. »
Mais Lorient n'a jamais baissé les bras face aux manquements de M. Viléo et de ses assistants, notamment après une faute sur Jouffre qui aurait dû être sanctionnée d'un penalty. « Dans la volonté de jouer, même si cela n'a pas abouti, il y avait une opposition de style et on a péché dans la maîtrise », répétait Gourcuff. Vahirua remettait le couvert en seconde période grâce à un Monterrubio qui s'est montré opportuniste pour chiper la balle à Béria.
Mais avant, « je savais que Monterrubio avait progressé de la tête depuis que je l'avais eu à Rennes. Je plaisante bien sûr, souriait Gourcuff en parlant du but marqué contre son camp par son milieu de terrain. Plus sérieusement, il a progressé et l'association Vahirua-Monterrubio est très prometteuse, c'était une attaque limpide sur le deuxième but. Sur le plan athlétique, on sera dominé par de nombreuses équipes. Il nous faudra plus de maîtrise. Heureusement que dans ce contexte, nous avons un gardien qui a fait la loi dans les airs », terminait Christian Gourcuff.
Lorient devra maintenant travailler les fondamentaux non perçus dans le Nord.Deuxième test, dès samedi prochain, avec la réception de Montpellier. Rudi Garcia se montrait élogieux devant cette équipe de Lorient qu'il craignait et qui a su profiter des largesses de ses éléments : « On a concédé un but sur la seule action lorientaise de ce début de match. On a mis un peu de temps avant de retrouver nos esprits. Je ne suis pas certain que le score soit mérité. Mais on s'est procuré trop d'occasions de but pour n'en marquer qu'un seul», concluait l'entraîneur du LOSC. Des Lillois qui réussissent bien aux Merlus, c'est toujours ça de pris.
C'est avec une certaine excitation que tout le monde reprenait le chemin de La Rabine. Après un mois de dure préparation, les joueurs touchaient enfin au but en renouant avec le championnat. Stéphane Le Mignan aussi était impatient d'en découdre avec les Messins, mais surtout pour lever les doutes que ces dernières semaines ont apporté.
Si l'entraîneur breton se montrait inquiet des dernières prestations de ces joueurs, les premières minutes allaient vite le rassurer. Dès l'entame du match la maîtrise du ballon était vannetaise. Et à la 14e minute, un éclair de génie allait décrisper Stéphane Le Mignan. Gimbert à l'origine de l'action sur le côté droit, reprenait, d'un ciseau retourné, un centre de Sammaritano venu de l'aile gauche. Trompé par la trajectoire du ballon, Marichez ne pouvait que constater les dégâts (1-0, 14').
Face à des Messins timorés, l'organisation défensive vannetaise levait aussi les doutes qu'avaient suscités ses dernières performances. Il fallait en effet attendre la 29e minute pour voir la première frappe des Grenats, par l'intermédiaire de Cissé. Hors cadre, elle n'inquiétait pas Benvegnu. C'était donc logiquement que le Voc poursuivait sa domination, profitant de l'attentisme des Lorrains en défense. La fébrilité de Marichez aurait même pu permettre aux Morbihannais de doubler la mise.
Au retour des vestiaires, les Vannetais continuaient à montrer de belles choses. De son aile droite, Reset repiquait vers l'axe pour servir sur un plateau Gimbert. Celui-ci, seul face à Marichez, ne manquait pas l'occasion de faire le break (2-0, 47').
Complètement hors du coup, les Messins se compliquaient encore un peu plus la tâche. Bessat, déjà averti en première période, commettait un tacle par derrière dangereux sur Faivre. Le plus logiquement du monde il écopait d'un second carton jaune et regagnait les vestiaires. Ce n'était donc que plus facilement que Vannes poursuivait sa démonstration. Sur des actions d'école, le plus souvent avec Sammaritano à la baguette, Mézague, d'une frappe (69'et 82'), puis Reset (75') étaient tout prêts de corser encore un peu plus l'addition pour des Grenats très décevants. C'était finalement Kamissoko qui se chargeait de donner au score l'ampleur qu'il méritait. A la réception d'un corner de Sammaritano, il trompait de la tête Marichez (3-0, 89').
Voilà une saison qui commence sur les chapeaux de roue avec la première place en guise de cerise sur le gâteau.
Onze ans après un certain Lille - Guingamp (1-2), les Costarmoricains allaient-ils enfin débuter leur championnat par une victoire? Après des entames totalement ratées ces dernières saisons, la question méritait une réponse par l'affirmative.
Le hic, c'est que Guingamp a éprouvé beaucoup de difficultés à entrer dans ce match. S'il faut retenir quelque chose de cette première mi-temps, alors retenons les erreurs techniques commises par bon nombre de Guingampais devant la pression et l'engagement ajaccien. Certaines de ces erreurs ont d'ailleurs parfois placé les Corses dans de bonnes conditions, face au but de Trévisan, mais ça n'a rien donné de probant. En terme d'occasions, un coup franc de Giresse tiré par-dessus la défense et manqué de peu par Bassila (28') a répondu à un autre coup franc, adressé par Guerriero et que Trévisan a capté sans souci (25').
Après une telle première période, c'était difficile de faire plus triste. Les Bretons le confirment au retour des vestiaires. Mis sur orbite par Mathis, El Jadeyaoui se dégourdit un peu les jambes, mais pousse trop loin son ballon (46'). L'action suivante est la bonne. L'ancien Brestois centre pour Grax. La reprise est un peu topée, mais suffisante pour raser le poteau droit d'un Debès sans réaction (0-1, 52').
Cette ouverture du score n'est bien sûr pas du goût des Ajacciens. Sabo, de loin, sonne la charge, mais le missile n'atteint pas sa cible (57'). Replacés en 4-4-2, les Corses prennent petit à petit le contrôle du match. Trévisan, d'une superbe claquette, écarte du bout des doigts une tentative de Guerriero (69').
C'est le signal pour cinq minutes de siège. Cinq longues minutes durant lesquelles Guingamp ne parvient plus à passer la ligne médiane. Corners et coups francs s'enchaînent, et Jean-François Rivière est tout près d'égaliser de la tête. Mais le poteau droit de Trévisan repousse (73'). Après avoir respiré un peu d'air frais, Guingamp retombe vite dans l'asphyxie. El Jadeyaoui en profite pour contrer, mais il est repris irrégulièrement par Sabo. L'avertissement pouvait mériter l'exclusion (85'). Idem pour cet attentat par-derrière de Pereira sur Giresse (90'+1)...
Finalement, avec beaucoup d'énergie et de solidarité, Guingampais parvient à maintenir le gain de ce match. Onze ans après une certaine victoire à Lille... Historique, non?
Outre les trois points de la victoire, les Brestois pourront aussi retenir de cette soirée d'ouverture à Le Blé qu'ils ont eu le privilège d'inscrire le tout premier but de la nouvelle saison de Ligue 2... Une grosse poignée de secondes après le coup d'envoi, Grougi avait frappé de la droite un corner sur lequel Brou Apanga, libre de tout marquage, n'avait plus qu'à placer son coup de tête hors de portée du malheureux Pichot (1-0, 2').
Premier but brestois et... première expulsion quatre petites minutes plus tard. M. Chat, à qui Alex Dupont avait susurré quelques mots doux à l'oreille, invitait l'entraîneur finistérien à observer la suite des débats en tribune. Raison de la colère de Dupont : un penalty bien peu évident consécutif à un duel aérien Bourgis et Haguy. Un coup de sifflet très contesté qui permettait à Lebouc de remettre les pendules à l'heure sans perdre de temps (1-1, 6').
Les Brestois avaient du mal à digérer, et Hamouma, de la tête, était tout près de plomber un peu plus l'ambiance (17'). Reste que, cette saison, le Stade brestois pourra sans aucun doute s'appuyer sur le talent de Grougi. L'ancien Clermontois réalisait un petit festival côté droit, avant de voir son ballon s'écraser sur la transversale de Pichot (19'). Mais si Poyet ne passait lui non plus pas très loin (36'), la meilleure opportunité de cette fin de période était bien mayennaise, lorsque Do Marcolino envoyait Hamouma au duel, remporté par Elana (34').
Roux entre et marque
À la reprise, les Bretons ne lâchaient plus le ballon. Mais, faute d'inspiration ou par excès de précipitation, rien de bien concret ne sortait de leur domination. Sur un beau déboulé de Fabien côté gauche, Grougi tentait alors son tour sa chance, sans réussite (53'). Laval laissait passer cet embryon d'orage, restant à l'affût d'un bon coup à jouer. Sur une remontée hasardeuse de la défense brestoise, Do Marcolino se retrouvait d'ailleurs en bonne position, mais ne pouvait ajuster sa tête (64').
Les Mayennais pensaient alors tenir la bonne affaire. Mais c'était sans compter sans un ultime corner bien frappé par Grougi au coeur des arrêts de jeu. Roux s'élevait plus haut que Chapuis et offrait les trois points aux siens (2-1, 90'+3). La roue avait in-extremis tourné du côté brestois, laissant les regrets aux Lavallois.
Pour leur ultime match de préparation les Guingampais se sont inclinés 3-1 ce soir sur la pelouse du Stade Fred Aubert de Saint-Brieuc face au FC Lorient (L1). Les joueurs de Victor Zvunka avaient pourtant ouvert le score par l'intermédiaire de Mathieu Scarpelli en début de match mais encaissaient deux buts avant la pause. Incapables de revenir au score, les "Rouge et Noir" allaient concéder, durant la deuxième période, un troisième but lorientais qui scellait définitivement le sort de la rencontre