Franck Kerdiles (entraîneur de Plabennec): « On était venu pour le partage des points : alors le résultat est satisfaisant. Les joueurs s'étaient levés à 5h ce matin. Alors, on a manqué de rythme en première mi-temps malgré quelques bonnes situations en contre. Le but en début de seconde mi-temps nous fait très mal mais, par la suite, en supériorité numérique, on a beaucoup d'occasions dangereuses. À ce moment-là, on aurait dû marquer. Mais bon, il n'y a pas de regrets à avoir : on aurait pu tout perdre en fin de match. »
Plabennec entamait le match pied au plancher. Dès la première minute, Jean-Michel Abiven reprenait du talon un centre de Créhin mais le ballon filait devant le but. Cinq minutes plus tard, Jérémy Pinvidic frappait un coup-franc à vingt mètres du but de Khedairia. Contré par le mur, il reprenait le ballon mais écrasait sa frappe, permettant ainsi au gardien averse de s'en saisir. Une nouvelle demi-volée de Kernevez mettait à nouveau en danger Cassis-Carnoux.
Plabennec dominé techniquement
Néanmoins, très vite, c'est l'équipe provençale qui mettait la main sur la rencontre. Notamment grâce à la technique de Ludovic Asuar. L'ancien joueur de l'Olympique de Marseille mettait par trois fois le feu dans la défense plabennecoise. Sur la deuxième, les locaux réclamaient un penalty : Jérémy Pinvidic ayant contré le ballon des bras. Mais ceux-ci protégeaient son visage et l'arbitre ne siffla pas.
À la 29', Mottier détournait difficilement un coup-franc toujours tiré par le meneur de jeu cassido-carnoussien. Le dernier quart d'heure de la première mi-temps était moins animé, les deux équipes se neutralisant au milieu de terrain. Mais avant la pause, c'est Dufau qui frappait sur le montant droit du but de Mottier, battu sur ce coup-là.
Une action qui sonnait comme un avertissement quand Ramael déboulait dans la surface au retour des vestiaires. Séché, il transformait lui-même le penalty d'une frappe puissante en pleine lucarne. Plabennec était cueilli à froid. Les jaunes et noirs tentaient de réagir mais Abiven puis David confondaient vitesse et précipitation en contre-attaque.
Mottier sauve les siens
L'expulsion du buteur provençal Vincent Ramael pour un tacle trop rugueux allait changer le cours du match. Réduit à dix, les Cassido-carnoussiens reculaient et Boulain fraîchement entré en jeu égalisait (68'). Il reprenait de volée un centre tendu de Mombris.
Sur la lancée de son but, Plabennec poussait sans pour autant réussir à forcer la décision. À la 79', Boulain était tout près du doublé. Le portier local, habituellement remplaçant, réalisait une magnifique parade sur cette tête à bout portant.
Plabennec dominait mais restait inefficace. Pire, il s'en fallait de peu dans les arrêts de jeu pour que le défenseur central Nicodème ne signe d'une tête piquée la victoire de Cassis-Carnoux. La claquette de Mottier permettait à Plabennec de ramener un bon point.
Fondé en 2002, le Stade Olympique Cassis-Carnoux est une association de deux clubs : le Stade Olympique de Cassis, et l'Association Sportive de Carnoux, issus de communes voisines (6 km). Le SOCC effectue sa deuxième saison en National. Situé à une dizaine de kilomètres de Marseille, ce stade (sans tribune) se trouve à Cassis dans un cadre champêtre.
Dans l'ombre de l'OM, les Cassidens réalisent un début honorable dans ce championnat, avec en prime une récente victoire au Paris FC (2-3) après avoir été menés 2-0. « Depuis leur changement d'entraîneur, ils restent sur une bonne série (3 victoires en 5 matches), » reconnaît Franck Kerdilès. Le remplacement de Didier Camizuli par Jean-Louis Berenguer dès la 5e rencontre a effectivement porté ses fruits. Rouen avait d'ailleurs fait les frais de ce limogeage (4-0)... De plus, « c'est une équipe performante à domicile, »ajoute l'entraîneur plabennecois.
Plabennec, aussi, va mieux, sans avoir changé le staff technique... Les Finistériens restent sur trois matches sans défaite. Ils ont surtout retrouvé leurs valeurs défensives, en n'encaissant qu'un seul but en trois matches. « Nous devons continuer dans cette voie, en améliorant notre efficacité dans les situations offensives, » souhaite le coach, dont l'objectif est de prendre des points face à une formation de la 2e moitié du tableau.
Un joueur expérimenté par ligne
Même si rencontrer ce genre d'équipes n'est pas sans risque au niveau de la motivation après avoir croisé Cannes samedi dernier (1-1), « nous devons conserver le même esprit, la même rigueur et le même sérieux, » prévient Franck Kerdilès. Il ne manquera pas d'insister sur ce point afin d'éviter le même scénario qu'à Bayonne, d'où ses hommes étaient revenus avec des regrets pour avoir, justement, laissé quelques-uns de ces paramètres aux vestiaires...
« En face, il y a du beau monde, avec pratiquement un ancien pro par ligne : Cazarelly en défense (12 saisons de Ligue 2 entre Laval et Reims), Asuar au milieu (16 années de Ligue 1 et 2 avec Marseille, Metz, Sedan, Dijon, Ajaccio) et Nadji en attaque, auteur de 3 buts cette saison et 11 la saison dernière, » commente le coach. Ces individualités sont les pièces maîtresses du SOCC qui pourrait être privé de son gardien Petric, victime d'une blessure à Paris. Du côté de Plabennec, Kerbrat (suspendu) sera remplacé « poste pour poste » par Kernevez. Le seul changement pour ce long déplacement en avion dans le Sud. Départ ce samedi de Guipavas à 6 h pour Marseille, via Orly, avec un match programmé 12 h après...
Plabennec aurait signé pour le partage des points avant la rencontre. Et même si le club du Pays des Abers est passé près d'une belle victoire, Steven Abiven préfère balayer les regrets : «Sur l'ensemble du match, ce n'est pas un mauvais résultat. La déception n'est pas énorme, étant donné que nous sommes tombés sur des joueurs d'expérience et une équipe très compacte. Nous avions à faire à une bonne opposition», analysait l'un des anciens de l'équipe, satisfait de la réplique donnée par son club à l'un des prétendants à la montée : «De toute façon, on n'a pas à rougir depuis le début de notre aventure en National, étant donné que nous avons rencontré la plupart deséquipes qui auraient les moyens d'évoluer en Ligue 2.»
Mis à part Reims, les Plabennecois ont effectivement rencontré les formations présentant les plus gros budgets du groupe. Cela explique en partie le passage à vide qu'ils ont connu ces dernières semaines, avant d'engranger une victoire et deux scores de parité. «Les spectateurs sont toujours aussi nombreux à venir nous voir. Cela prouve que nous proposons quelque chose au niveau du jeu», suppose Steven Abiven, sans pour autant surestimer les capacités de son équipe.
Le mental fera la différence
D'ici à la fin mai, il se passera encore beaucoup d'événements, beaucoup de matches, avec chacun sa part de vérité. «Pour le moment cela se passe bien. Nous parvenons à concilier les entraînements et la compétition avec notre travail, sans savoir, toutefois, quelle incidence aura la répétition de ces efforts dans le temps», s'interroge le capitaine par intérim. «Comment les organismes vont-ils fonctionner quand nous allons aborder les terrains gras,alors que dans la majorité des clubs les joueurs n'ont que le football à penser? De toute manière, nous savions à quoi nous attendre. Même au plus dur de notre début de saison avec les cinq défaites consécutives, nous n'avons jamais baissé les bras. Ce sont les équipes qui se battront jusqu'au bout qui se maintiendront. Le mental fera la différence», ajoute Steven Abiven, dont l'équipe figure encore parmi les relégables malgré ce troisième match sans défaite.
A ce jour, Plabennec a rencontré la majeure partie des grosses écuries de ce championnat, dont les trois premiers Évian (0-1), Troyes (5-0) et Créteil (0-0) avec les difficultés que l'on sait. Depuis, les Plabennecois se sont ressourcés face à Fréjus (1-0) et Rouen (0-0), deux promus comme eux. La tâche promet cependant d'être plus difficile ce soir face à l'AS Cannes, un club emblématique du football français. «C'est vraiment intéressant de jouer un tel match. On voulait évoluer en National rien que pour vivre de tels moments. C'est vraiment une belle affiche», s'exclame Gwen Servais, bien conscient cependant qu'en face il y a beaucoup de joueurs chevronnés : «C'est une équipe qui reste bien en place et qui est très difficile à manoeuvrer.»
Il suffit de regarder d'un peu plus près le parcours des Cannois pour s'en apercevoir. Hormis une première défaite à Rodez (2-0) lors de l'ouverture du championnat, les hommes d'Albert Emon ont depuis fait preuve de solidité. À tel point qu'ils sont invaincus depuis huit matches, sans être pour autant toujours efficaces, à l'image de ce 0-0 à Louhans-Cuiseaux, la lanterne rouge...
Continuer la bonne série
«Je suis assez confiant avant ce match », assure cependant Franck Kerdilès, même si le coach finistérien se méfie de cette formation «très expérimentée dans tous les secteurs de jeu, et qui reste bien en place tout en faisant confiance à de bonnes individualités devant pour faire la différence. Si nous voulons poursuivre notre bonne série, il faudra donc être très attentif sur le plan défensif»
Notamment face à des éléments comme Robert Malm ou Cyril Arbaud, qui était absent face au Paris FC samedi dernier en raison d'une élongation. Le meilleur attaquant cannois (5 buts marqués sur 9), qui s'était distingué avec Laval en inscrivant 22 buts lors de la saison 2006-2007, a été ménagé toute la semaine et pourrait figurer dans le onze de départ. Le retour de Bauthéac, auteur d'une passe décisive face au Paris FC, est également une bonne nouvelle pour le club azuréen.
Albert Emon devra néanmoins se passer des services de Tshibumbu en attaque et d'Haderbache dans l'entrejeu. Du côté de Plabennec, il faut noter le retour de Loïc Mottier après cinq semaines d'absence, qui n'est cependant pas certain d'être titulaire. Il pourrait également y avoir du changement en attaque, avec la rentrée d'Arguilhé.
En signant à l'AS Cannes la saison dernière, Vincent Créhin rêvait de se faire un nom. Mais malgré quelques apparitions intéressantes, son séjour sur la Côte d'Azur n'a pas été concluant, et Albert Emon, le nouveau coach, n'a pas souhaité le conserver. Le Costarmoricain, natif de Yffiniac, attend donc avec impatience les retrouvailles avec son ancien club : «J'ai envie de leur démontrer que j'avais encore ma place là-bas», explique l'attaquant formé à l'En Avant de Guingamp, qui ne regrette pas pour autant d'avoir tenté l'aventure avec le Stade plabennecois : «Comme je suis Breton d'origine, je connaissais quelques joueurs du groupe, et j'ai été adopté très rapidement.»
Auteur du but de la victoire contre Fréjus (1-0), il ne lui déplairait pas d'en faire de même face à ses anciens coéquipiers. «Nous restons sur deux matches sans défaite après le bon nul obtenu samedi dernier à Rouen (0-0). Nous nous efforcerons de poursuivre cette série, face à une formation qui est très solide défensivement», prévient Vincent Créhin. Pour preuve, les Cannois n'ont perdu qu'une seule fois cette saison (2-0 à Rodez, lors de la première journée), et terminent toutes leurs rencontres sur des scores étriqués. «C'est une équipe très expérimentée, avec peu de jeunes. Je pense notamment à Gimenez, Di Bartoloméo en défense, et à Arbaud en attaque». Sans oublier l'ancien Brestois Robert Malm, aujourd'hui âgé de 36 ans.
«D'après ce que je sais, la concurrence est très rude. Il faut se battre pour gagner sa place, à tel point que l'équipe varie pratiquement à chaque match. Ce qui explique peut-être leur inconstance», suppose l'attaquant plabennecois, qui ne désespère pas de bousculer les Azuréens : «Nous avons été les premiers à battre Fréjus, et j'espère que nous serons en mesure de faire tomber Cannes, qui est invaincu depuis huit matches».Un nouveau défi à Kervéguen, où les Plabennecois se plaisent à défrayer la chronique.
Retour de Mottier. Loïc Mottier, absent des terrains depuis cinq semaines en raison d'une entorse à la cheville contractée avant le match contre Evian, retrouve le groupe. Mis à part ce retour, le staff reconduit l'ensemble qui avait partagé les points à Rouen samedi dernier. Il ne manque que Semmam (entorse) à l'appel.
Franck Kerdiles : « A l'issue de la rencontre l'entraineur de Plabennec pouvait afficher un beau sourir, il avait réussi une très bonne opération qui le comblait de satisfaction : « Mon équipe s'est deffendue bec et ongle, la première demi-heure fut terrible pour nous, nous avons du faire face à des situations très chaudes, et là on l'a échappé belle. Mais on a su laisser passer l'orage, on a pu sortir la t^te de l'eau et nous avons eu de notre côté quelques réactions interessantes qui auraient pu connaître un meilleur sort. Faceà une très belle équilé de Rouen nous avons su faire front et obtenir unexcellent résultat. Nous continuons sur notre lancée et il va falloir garder cette ligne là » soulignait l'entraîneur de Plabennec.
L'équipe de Plabennec a réalisé une excellente opération hier soir sur la pelouse du FC Rouen. Les hommes de Franck Kerguilès ont en effet obtenu, de haute lutte, un très précieux partage des points en terre normande. Qu'ils furent solidaires, intransigeants, vaillants et héroiques, les Plabennecois et notamment leur gardien de but Antony Corre qui a sorti un match de derrière les fagots. Il s'est avéré intraîtable tout au long des 90' et semblait invincible hier soir. Il le fut de très belle manière.
La première demie-heure fut entièrement à l'avantage des Rouennais qui exerçaient un véritable pilonnage de la cage adverse. Pour les locaux ce fut un chapelet d'occasions mais la finition ne fut pas au rendez-vous. Farssane (13'), dont le tir frôlait la transversale, une tête de Mayulu (21') à côté, une frappe terrible de Badra (25') détournée par Corre, Farssane encore lui (28') mais Corre toujours présent, rien à faire Plabennec tenait bon. Et puis, une fois le déferlement passé, les Bretons se créaient deux superbes occasions par Boulain dont le centre était dégagé en catastrophe (31') puis par ce même Boulain qui râtait le cadre de peu (33'). 0-0 à la mi-temps, Plabennec avait eu chaud mais avait réussi à mettre le nez à la fenêtre dans le dernier quart d ?heure.
La seconde mi-temps s'avéra moins angoissante pour les Plabennecois et ce sont même les visiteurs qui se créaient une magnifique opportunité mais la frappe de Laurent David trouvait le poteau (52'). Avec un soupçon de réussite Plabennec aurait pu prendre l'avantage.
La fin de partie s'avéra tout de même difficile pour les Bretons qui subissaient le va-tout râgeur de la formation rouennaise et Mombris, sur une tentative de Mendy, sauvait inextrimis sur sa ligne de but (71'). Les dernière minutes étaient palpitantes et tendues pour les Bretons mais ils surent résister avec abnégation et courage, décrochant ainsi un méritoir match nul à Rouen.
Plabennec a retrouvé ses fondamentaux face à Fréjus, ce qui a permis de renouer avec la victoire et, dans le même temps, de reprendre espoir après cinq défaites consécutives. Un succès qui vient à point nommé avant d'affronter Rouen.
Premier et deuxième du précédent championnat, en CFA, les deux équipes se connaissent bien, et ne sont pas parvenues à se départager la saison dernière(2-2 à l'aller à Rouen, et 0-0 au retour). «Je signerai bien pour un partage des points,» admet Franck Kerdilès. Il reste que la formation rouennaise possède des moyens supérieurs. Bien que privée de nombreux éléments, elle est parvenue à infliger une lourde défaite à Louhans-Cuiseaux lors du dernier match à domicile (7-0). Bayonne avait aussi pris quatre buts dans la musette (4-0), début août.
«C'est une équipe qui sait se surpasser sur sa pelouse. La montée en National a augmenté la ferveur du public et cela semble se ressentir sur l'équipe, analyse l'entraîneur plabennecois. Il ne faut pas que l'on se laisse intimider par l'ambiance et la grandeur du stade, ni par la valeur des adversaires. Nous devons faire preuve de tempérament.» D'autant plus que la pression du résultat n'est plus la même depuis la victoire contre Fréjus. «Nous devons faire en sorte de profiter des nombreuses indisponibilités que connaît Rouen, tout en se disant que les remplaçants sont mieux que des faire-valoir.»
La défense inchangée
«Les infos que j'ai sur certains d'entre eux sont plutôt élogieuses», poursuit le coach. Les Badra, Jouan et Sorrentino manquent peut-être d'impact physique mais sont des joueurs qui ont la réputation de bien jouer au ballon. «Nous devrons nous méfier d'un certain Mayulu en attaque. Il faut aussi être vigilant sur le côté gauche avec les montées de Vignaud,» ajoute Franck Kerdilès, en espérant que son équipe soit aussi performante que samedi dernier : «Nous devons jouer dans le même registre, sans tomber dans un excès de confiance.» Le plus dur est toujours de confirmer.
Concernant l'équipe de départ : «Je prendrai en compte la fraîcheur des uns et des autres, mais je n'ai pas l'intention de modifier la défense.» On imagine que le coach finistérien ne touchera pas non plus à son milieu de terrain. Quant à l'attaque, Créhin, très en vue samedi dernier, devrait être conservé de même que Jean-Michel Abiven et Boulain. À moins que l'option de faire tourner l'effectif en intégrant Arguilhé soit prise. C'est, a priori, la seule incertitude du onze de départ. À Rouen, l'infirmerie affiche complet : Behary, N'Gosso, Da Costa, Eveno, David, Ferreira, Louiron sont sur le flanc, soit la moitié de l'effectif.
Plabennec, auteur d'un match plein digne des meilleures prestations de la saison dernière, se relance dans ce championnat face à une formation varoise qui n'avait rien à voir avec les gros calibres passés par Plabennec.
Présents dans les duels et le plus souvent en possession de la balle, les Finistériens avaient néanmoins du mal à bouger une défense fréjussienne bien en place, et dont les intentions étaient de profiter des moindres ouvertures. Il est vrai que lors des derniers matches, les Finistériens avaient été piégés à plusieurs reprises sur des contres meurtriers. Mais la relative passivité de l'équipe varoise allait lui être fatale.
À la suite d'un coup franc superbement tiré par Pinvidic et détourné magistralement de la lucarne par Gibert (26'), les Plabennecois bénéficiaient d'un corner sur lequel Créhin en embuscade trompait le gardien varois (1-0, 27'). Pour la première fois depuis cinq matches les Bretons prenaient l'avantage au score. Ce but avait au moins le mérite de contraindre les joueurs de Bandini à sortir de leur zone, alors que les locaux par la force des choses descendaient d'un cran, en intensifiant le travail de récupération dans l'entre jeu, tout en ne s'embarrassant pas de fioritures.
Si bien que l'on assista, par moments, à du « hourra football ». Dans tout cela, Fréjus-Saint-Raphaël manquait de rythme et n'inquiétait guère la défense locale, où Corre ne fut pas mis une seule fois à contribution durant la première période. Plabennec, en revanche, fut à deux doigts d'aggraver la marque par Jean-Michel Abiven, mais Gibert veillait au grain (44').
Au retour des vestiaires, Athos Bandini apporta du sang neuf en intégrant Lubasa et Boronad afin de dynamiser une formation varoise pas très inspirée. Ce qui n'empêcha les Bretons d'inquiéter une nouvelle fois Gibert sur une reprise de Créhin, bien servi par David (54').
Par la suite, les Plabennecois s'efforcèrent de quadriller le terrain en effectuant un travail de récupération énorme face à des Varois qui ne parvenaient pas à contourner cette véritable muraille, si l'on excepte ces tirs de Malfleury et Dutil qui contraignaient Corre à réaliser deux parades extraordinaires à l'ultime minute.
Il va de soit que sur l'ensemble du match une égalisation varoise aurait constitué un véritable hold-up.
Les Finistériens savaient que ce championnat serait difficile. Les cinq défaites d'affilée ne font que le confirmer. Cette série met à mal, en tout cas, le capital confiance d'une équipe qui s'est peut-être vue trop belle après le partage des points contre Créteil (0-0), et la victoire contre Gueugnon (2-1).
« Face à Fréjus il faudra se rebeller. Je souhaite que le groupe se remette en cause.»Tels furent les propos de Franck Kerdilès après la défaite contre Bayonne. Encore faut-il que les joueurs trouvent les ressources morales pour se surpasser. «Il faut relancer tout le monde. Nous avons entamé quelques réflexions sur ce sujet,» assure Fanck Kerdilès.«Pour autant, Il ne faut pas remettre en cause tout ce que nous avons réalisé, d'autant que je ne suis pas mécontent de notre dernière prestation. Nous devons, tout d'abord, améliorer nos entames de match. » Plabenneca, en effet, pris la mauvaise habitude de prendre un but rapidement en début de rencontre.
Retrouver des valeurs à domicile
«Il reste qu'à Bayonne, nous réduisons le score dans le temps additionnel. Cela veut dire, quelque part, que physiquement nous tenons la route,» suppose l'entraîneur avant de recevoir Fréjus (3e), le promu le mieux positionné de la classe.
Les Varois n'ont certes pas rencontré les gros calibres, si l'on excepte la victoire contre le Paris FC (3-0), mais ils sont toujours invaincus. Et cela en gagnant à domicile et en partageant les points à l'extérieur, avec, en prime, une victoire à Moulins (0-2). Au niveau de la régularité on ne peut faire mieux. «J'ai remarqué, toutefois, que les promus gagnaient très peu à l'extérieur, et c'est à domicile qu'ils se montraient intransigeants, analyse Franck Kerdilès. Il faut que nous retrouvions ces valeurs sur la pelouse de Kervéguen. C'est à la maison que nous parviendrons à sauver notre saison.»
Le défi est lancé pour Plabennec, dont le onze de départ devrait varier par rapport à mardi dernier. Ainsi Kernévez pourrait retrouver l'axe de la défense centrale, et Boulain le couloir droit de l'attaque. Mombris, remplacé sur le côté gauche de la défense à Bayonne, retrouvera également sa place d'autant que Semmam se plaint du genou.
À Fréjus, on ne change pas un groupe qui donne satisfaction. Il sera identique à celui qui a battu le Paris FC. Les Varois viendront à Plabennec avec l'ambition de ne pas perdre. Un partage des points suffirait à leur bonheur.
Les joueurs de Franck Kerdilès se sont mis en difficulté d'entrée de jeu, sur une passe en retrait de Pinvidic vers Corre. Sur le coup franc tiré par Camiade, Fofana se sacrifie. Le ton est donné. Le coup est passé bien près mais les Bayonnais tiennent leur proie : peu après, une jolie combinaison aboutit à un centre de Pennacchio, côté droit, qui est repris d'une tête plongeante par N'Zinga (15', 1-0).
L'Aviron concrétise son bon début de match mais se fait peur lorsque Pinvidic envoie un missile dans le mur basque, puis tombe sur la main ferme de Duhour (29'). Cinq minutes plus tard, sur un centre de Soubervie, le capitaine Jean-Michel Abiven reprend de volée... Dans ses propres buts (34', 2-0). Créhin a une balle d'égalisation avant la pause mais manque l'immanquable après avoir dribblé le goal bayonnais, sa frappe échappant au cadre (39').
La rencontre reprend son rythme après l'heure de jeu. Un corner frappé au premier poteau, Soubervie trouve la tête de Laurent, puis la barre de Corre, pourtant battu sur le coup (62'). Finalement, Plabennec reviendra dans le temps additionnel. Suite à un ballon mal dégagé par la défense bayonnaise, David place une frappe à ras de terre (92', 2-1). Trop tard.
La situation devient compliquée pour Plabennec, même si pour l'instant il n'y a pas péril en la demeure. Dix-huitièmes au classement, les Finistériens ne comptent en effet que trois points de retard sur le douzième Beauvais. Encore faut-il ne pas se laisser distancer par tous ces clubs de deuxième zone qui se battront pour le maintien. Bayonne, où Plabennec se rend ce soir, en fait partie. «Il ne faut pas désespérer. Nous irons à Bayonne pour ramener quelques points, en s'appuyant sur de bonnes bases défensives.»
Franck Kerdilès compte en effet sur ce genre de match pour retrouver la confiance. Et cela passe par un «respect des fondamentaux». Avec treize buts encaissés en six matches, l'équipe du Pays des Abers détient, en effet, l'une des plus mauvaises défenses du championnat, alors que les saisons passées c'était le secteur le plus performant. «Par moments, je pense que nous sommes trop joueurs. Les défenseurs latéraux montent et participent aux phases offensives, mais cela n'est pas sans risques», analyse Gwen Servais, d'autant qu'à ce niveau la moindre balle perdue est souvent payée cash.
Modification du onze de départ
«L'objectif est de mettre un terme à cette série de défaites (4). Si nous parvenons déjà à ne pas prendre de buts, nous allons gagner en sérénité», suppose Franck Kerdilès, sans pour autant incriminer les défenseurs. «C'est trop facile. Toute l'équipe doit être concernée par l'aspect défensif. Quand on aura perdu un ballon, chacun devra faire l'effort pour gêner le porteur afin d'éviter que l'on soit surpris par des balles en profondeur», ajoute le coach, bien décidé à ériger une muraille afin de ramener «au moins le partage des points.» Le but est donc de se rassurer, car le club «est loin d'être décroché.»
À l'occasion de ce déplacement dans le Pays basque, le staff a décidé de conserver le même groupe hormis Bossampa, le deuxième gardien de but, qui a été expulsé en DSE dimanche dernier. Il sera remplacé à ce poste par Clément L'Here, qui évoluait dimanche en DRH. Quant au onze de départ, Franck Kerdilès envisage de faire tourner l'effectif.«Nous avons trois matches en une semaine, il faut conserver l'ensemble sous pression», ainsi que ménager les organismes. De quelle manière ? En défense, on peut imaginer la rentrée de Jérémy Pinvidic, et en attaque le retour de Jean-Michel Abiven qui était sur le banc vendredi dernier. «Nous verrons cela à l'issue du dernier entraînement ce soir (hier).»
Du côté de l'Aviron Bayonnais, on tente de se remettre de ses émotions après une sortie de stade houleuse au Paris FC (défaite 2-0) vendredi dernier. À tel point que les Bayonnais ont dû reporter leur retour en train le lendemain, en raison de jets de pierres sur leur car... Au niveau de l'effectif, l'entraîneur Alain Pochat reconduit le même groupe, à l'exception de Degoul, expulsé à Paris.
Ce match en semaine a permis de mettre en évidence le fossé qui existe entre un club professionnel et amateur, au niveau du jeu bien entendu, mais aussi au niveau de la fraîcheur physique. Les Plabennecois si fringants habituellement sur leur pelouse de Kervéguen ont paru émoussés, notamment sur le plan défensif, dans le jeu aérien, dans l'engagement, les duels... Et pour cause, deux heures avant le match, certains d'entre eux venaient à peine de se libérer de leur travail, alors que les Picards, dans la région depuis la veille, avaient pu se concentrer tranquillement sur la rencontre. « On ne va pas s'en plaindre. Nous connaissions les conditions en abordant ce championnat, mais force est de reconnaître que nous n'étions pas dans le meilleur état pour aborder un match de National, face à une équipe d'un niveau de ligue 2», admettait Franck Kerdilès. Tant il est vrai, que pour arracher un petit quelque chose il fallait être au top dans tous les secteurs du jeu.
Kerdilès : « Il faut s'accrocher »
« Même avec cela je ne sais pas si nous pouvions les contrarier », reconnaissait le coach. Malgré cet aveu d'impuissance, Franck Kerdilès émettait quelques regrets. « Quand on prend une claque à domicile c'est contrariant. On donne les buts aussi en raison d'erreurs défensives. Face à une équipe comme cela, ça se paye cache. Ce qui est agaçant, c'est surtout ce but pris au début de la deuxième période, surtout qu'à la mi-temps on avait appelé à la vigilance. » Cette deuxième réalisation des trois inscrits par Nouar, réduisait à néant les maigres espoirs plabennecois de revenir au score, tant la sérénité des Amiénois était insolente. « Après tout, on peut se dire qu'il est préférable de faire les erreurs contre Amiens et de prendre les points ensuite face aux équipes de notre niveau. Le championnat se dessine peu à peu et on constate qu'il y aura sept à huit clubs qui se battront pour le maintien. Face à ces formations il ne faudra pas sombrer», imaginait Franck Kerdilès dont l'équipe a, en six matches, rencontré quatre des grosses pointures du championnat : Créteil, Troyes, Evian, et Amiens. « Il faut garder le moral, bien que nous n'ayons pas trop le temps d'y réfléchir car nous rejouons mardi. Mais il ne faut surtout pas désespérer, ne pas abandonner, il faut s'accrocher. Et nous irons à Bayonne pour récupérer quelques points, en s'appuyant sur de bonnes bases défensives» En effet, les Bayonnais, comme les Plabennecois, feront partie de la deuxième moitié de ce championnat à deux vitesses.
Franck Kerdilès (entraîneur de Plabennec): « Forcément, ce soir, nous repartons avec une certaine frustration. Nos efforts ont payé puisque nous sommes logiquement parvenus à égaliser. Cependant, le penalty est le tournant du match car sans cette fameuse décision arbitrale nous serions sûrement repartis avec le point du nul. Je suis toutefois content de la prestation de mes joueurs même si Rodez n'a pas évolué à son niveau. »
Les coéquipiers de Grégory Ursule prennent les devants et tentent de mettre à mal d'entrée de jeu la défense de Plabennec. Dès la 5e minute, Romain Choplin, très remuant, décale parfaitement Thibault Alet. Le solide attaquant ruthénois ne parvient pas à tromper la vigilance du portier visiteur. Les Bretons ne s'en laissent pas compter et petit à petit font surface dans cette partie. Laurent David fait parler toute sa technique et trouve au second poteau Semmam, étrangement seul, heureusement, le milieu de terrain finistérien enlève trop sa frappe (8').
Les Ruthénois ont beaucoup de difficultés à reprendre le jeu à leur compte devant le pressing haut exercé par les joueurs de Franck Kerdilès. Comme souvent en pareille situation la délivrance vient d'un coup de pied arrêté. À la 24e minute, Olivier Cassan dépose le cuir sur la tête de Thibault Alet qui catapulte le ballon dans la lucarne de Corre. Tour à tour, Alet (25') puis Cassan (38') auront la possibilité de faire le break mais la réussite n'est pas au rendez-vous. Les Ruthénois virent en tête à la pause.
À la reprise, les « sang et or » ne parviennent plus à poser le pied sur le ballon devant une équipe de Plabennec de plus en plus joueuse. Rodez hésite, les Bretons s'enhardissent. Et ce qui devait arriver, arrive. À la 62e minute, suite à un coup franc de David mal repoussé par la défense locale, Kernevez, monté aux avants postes, frappe de la tête et lobe le portier ruthénois.
Les locaux repartent enfin au combat devant une équipe bretonne qui est désormais dans son match. Comme lors du premier acte, les joueurs de Franck Rizzetto se remettent en selle sur un coup de pied arrêté. À la 76e minute, Cassan frappe son coup franc qui est touché du bras par un défenseur breton. La sanction est immédiate, c'est le penalty. Jérémy Choplin s'en charge et délivre son équipe.
Rodez tient enfin son match et en toute fin de partie sur un contre bien mené, Sébastien Bouscarrat sert sur un plateau Oliver Cassan qui annihile tout espoir breton.
Plabennec a un début de championnat difficile. Du moins si l'on considère qu'il y a certains matches plus faciles que d'autres... Il reste qu'en affrontant Créteil, Troyes et Évian, les Plabennecois ont déjà croisé trois prétendants aux premières places, et qui possèdent les moyens de leurs ambitions.
Rodez, où les Plabennecois joueront ce soir, ne possède pas autant de moyens (budget 1,7 M€). L'objectif du club est de terminer dans les huit premiers. La saison passée, pour leur deuxième année en National, les Ruthéniens avaient alterné le bon et le moins bon. Jusqu'en mars, ils pouvaient ainsi prétendre à la Ligue 2, tout en s'étant permis d'éliminer le PSG de la Coupe de France (en 8es de finale), avant de se faire sortir par Rennes (2-0). Après cette élimination, les Aveyronnais s'étaient dangereusement rapprochés des équipes relégables, au point de terminer à la 15e place.
On peut donc imaginer que le Rodez Aveyron Football fait plutôt partie des « seconds couteaux » de cette compétition. «Mais à domicile, ils sont très performants. Ils développent un esprit Coupe, prévient Franck Kerdilès. Pour preuve, ils ont gagné leurs deux matches sur leur pelouse, dont l'un face à Cannes lors de l'ouverture du championnat (2-0). D'après mes infos, c'est une équipe qui possède de bons moyens offensifs,» ajoute l'entraîneur des Plabennecois, qui croiseront samedi soir William Massot et Cyril Ramond, deux anciens joueurs du Stade brestois.
Penser à la différencede buts
Après un périple en avion (départ samedi à 6 h) de Brest pour Toulouse (via Paris), puis en car pour rejoindre le stade Paul-Lignon à Rodez, les Plabennecois espèrent «ramener quelque chose. Nous ferons le gros dos en espérant ne pas prendre un but rapidement. Nous nous attacherons à les faire douter le plus longtemps possible, tout en nous efforçant de bien négocier la moindre ouverture, commente Franck Kerdilès. Il faut aussi penser à la différence de buts qui pourrait éventuellement nous départager lors de la dernière journée, étant donné que dans ce championnat, c'est le goal-average particulier qui prime,» insiste l'entraîneur, qui ne veut rien négliger.
Au niveau de l'effectif, l'équipe sera privée de Loïc Mottier (entorse) dans les buts. Cette absence permettra à Anthony Corre de se mettre, une fois de plus, au diapason du championnat national. En attaque, Jean-Michel Abiven est également absent, pour des raisons personnelles. Vincent Créhin devrait probablement le remplacer, et débuter ainsi comme titulaire pour la première fois sous ses nouvelles couleurs. Sur le plan tactique, le staff n'envisage pas de grand changement. Si bien qu'à deux exceptions près, le onze de départ ne devrait guère varier. À Rodez, Franck Rizetto a reconduit le groupe qui a été battu au Paris FC (4-2).
Blessé à la cheville lors de l'échauffement avant la rencontre face à Évian, le portier plabennecois Loïc Mottier souffre d'une grosse entorse. Il sera indisponible pour au moins quinze jours. Anthony Corre, qui n'a pas démérité en le suppléant au pied levé samedi dernier, sera titulaire à Rodez samedi prochain (20 h).
Privé de leur gardien Loïc Mottier victime d'une entorse lors de l'échauffement, on ne peut dire que les Plabennecois ont abordé la rencontre de la meilleure manière possible. Largement battus à Troyes, les Finistériens avaient, malgré cela, à coeur de se racheter devant leur public. Ils débutèrent, en tout cas, le match sans complexe face à des Savoyards extrêmement prudents.
Ainsi, un centre tir de Boulain contraignait Laquait à sauver sa cage d'une pichenette (16'), puis un coup franc de David donnait quelques inquiétudes au gardien savoyard (21'). Cette illusion allait, cependant, tourner court, car sur une action rapide Evian ouvrait la marque par Goussé qui se présentait seul devant Corre, bien malheureux sur cette première action dangereuse de la formation dirigée par Stéphane Paille (0-1, 25').
Cette réalisation rassurait les Haut-Savoyards et contraignait les joueurs du pays des abers à se découvrir quelque peu. Une initiative qui aurait pu leur coûter chère sans une certaine maladresse de Cambon, contré par Corre au dernier moment (26'). La maîtrise, il faut en convenir, avait changé de camp. Barbosa se montrait, d'ailleurs, aussi imprécis son collègue devant le but plabennecois. Ce qui permettait à Mombris d'éviter que l'écart ne se creuse (43'). Fofana eut même l'occasion d'égaliser sur corner. Seul au second poteau il enleva trop sa frappe alors que le but était grand ouvert (45').
Au retour des vestiaires les Plabennecois s'efforcèrent d'apporter plus de rythme au match en alignant quelques coups de pieds de coin. Sur l'un d'entre eux, une reprise de Kerbrat contraignait Laquait à une parade pour sauver sa cage (51'). Il reste que les Plabennecois n'étaient pas à la merci d'un contre savoyard, notamment par Goussé qui était sur tous les bons coups. Corre sen apercevait une nouvelle fois en sauvant du pied devant la capitaine d'Evian (69'). Le gardien plabennecois fut, également, très heureux sur une reprise de la tête manquée de Roufosse (84').
Mais le petit but d'avance suffisait aux Hauts-Savoyards malgré une fin de match courageuse des Finistériens qui, par Coat bien décalé par Créhin furent à deux doigts d'arracher le partage des points (89'). Ainsi Plabennec connaissait sa première défaite depuis mai 2008 à Kervéguen.
Plabennec n'est pas à une déculottée près. Ces dernières saisons, le club finistérien en a en effet pris quelques-unes, ce qui ne l'a pas empêché d'atteindre le National. L'an passé, à Alfortville, les hommes de Franck Kerdilès étaient ainsi repartis avec 4-0 dans les valises. Mais après ce revers, les Plabennecois avaient aligné une série impressionnante de matches sans défaite...
La donne est cependant bien différente cette saison. Évian Thonon Gaillard FC, anciennement Croix-de-Savoie, est un club ambitieux et ne peut pas se permettre un faux-pas supplémentaire après une défaite à domicile (0-1) face au Paris FC. Une douche froide pour la formation savoyarde du président Trotignon, nommé il y a neuf mois par le groupe Danone (principal sponsor) afin de professionnaliser le club. «Un autre résultat que la montée serait un échec», confiait d'ailleurs le président il y a quelques jours. «C'est une équipe ambitieuse habituée aux joutes du National, reconnaît de son côté Franck Kerdilès.De plus, Stéphane Paille a bénéficié du recrutement qu'il voulait en engageant des joueurs comme Barbosa (Metz), Voavy (Boulogne) Farina (Metz), Laquait (Charleroi)ou Angoula (Boulogne).»
Sur les 25 joueurs du groupe, 10 d'entre eux ont en effet déjà joué à l'étage supérieur.«Sans oublier que Zidane et Lizarazu se sont investis financièrement dans le club»,ajoute l'entraîneur plabennecois. Sous contrat avec Danone, les anciens internationaux ont ainsi apporté un soutien financier de 10 000 € chacun. Le nouvel entraîneur haut-savoyard, et le directeur sportif Pascal Dupraz, ancien joueur du Brest Armorique (1984 à 1987) ont donc les moyens de jouer les premiers rôles dans le groupe. «Ils ont deux joueurs sur les côtés qui vont très vite, et ils sont très efficaces sur les coups de pieds arrêtés»,prévient Franck Kerdilès.
Au niveau de l'effectif, le staff technique plabennecois bénéficie de tout son monde. Stéphane Paille, l'entraîneur d'Evian TGFC, est en revanche confronté à quelques difficultés pour constituer son équipe. L'infirmerie est bien remplie : Bugnet, victime d'une rupture des ligaments croisés lors des matches de préparation, est indisponible pour quelques mois ; tandis que Pouye, Bérigaud, Farina, Bikoyoï et Hernandez ne seront pas non plus du voyage en Bretagne. Quant à Voavy, il est incertain en raison de douleurs aux côtes. Une bonne nouvelle cependant pour Stéphane Paille : il pourra compter sur l'Argentin Bustamante, sa dernière recrue qui est enfin qualifiée.
Franck Kerdilès (entraîneur de Plabennec): « C'est une lourde défaite, la différence de niveau, dans tous les domaines entre les deux équipes est nette. Nous ne visons que le maintien alors que l'Estac est un beau favori. Maintenant j'espère que ce type de rencontre va aussi nous servir. Il va falloir se remobiliser, montrer qu'on est des compétiteurs. Il vaut mieux à la rigueur perdre une fois 5-0 que 5 fois 1-0. Troyes était largement au dessus, mais on leur a grandement facilité la tache avec un pénalty et un but contre notre camp dans la première demi-heure. Pour la confiance ce n'est pas l'idéal. Ensuite ce troisième match en une semaine a pesé lourd dans nos jambes. Il va falloir reconsidérer la façon d'aborder ce type de série, sans doute mieux gérer la récupération. »
Patrick Remy (entraîneur de Troyes): « C'est une belle victoire, logique étant donné que nous avons dominé 80 % du temps. Plabennec a été vaillant mais ne nous a quasiment jamais mis en danger. Ce succès ne rattrape malheureusement pas les deux points bêtement perdus au Paris FC. Je suis néanmoins satisfait du jeu développé ce soir, même s'il faut maintenir un haut niveau d'exigeance avec les garçons. »
Les Finistériens n'auront fait illusion que l'espace d'une minute, suite à un franc débordement de David, qui trouvait au point de pénalty Coat, dont l'enchaînement contrôle de la poitrine-reprise retournée, frôlait le montant de Westberg. Un avertissement sans frais pour les Troyens, qui réagissaient dès la 5e minute par Bettiol, à la réception d'un corner et qui poussait Mottier à un renvoi approximatif. La pression des Aubois grimpait d'un cran et sur une action anodine dans la surface, Kernevez bloquait Akouzar. Un geste sanctionné par M. Cailleux qui offrait l'occasion à Lafourcade d'inscrire son 4e but de la saison, le premier sur pénalty (1-0, 8').
Sous pression, les joueurs de Franck Kerdilès étaient une nouvelle fois poussés à la faute sur une échappée de Bettiol et un retour malheureux de Steven Abiven qui prolongeait le centre dans son propre but (2-0, 27'). À 2-0, on ne voyait pas de réaction des Bretons, qui étaient littéralement KO sur un nouvel effort de Bettiol, qui ajustait un centre impeccable pour Faussurier, étrangement seul au deuxième poteau, qui ne laissait aucune chance à Mottier d'une tête plongeante (3-0, 34').
La cause paraissait entendue à la pause, d'autant que Plabennec se montrait incapable de hausser le rythme. Toujours pris de vitesse, dominés techniquement J-M Abiven et ses partenaires encaissaient logiquement un nouveau but peu après la reprise. Bettiol en retrait pour Akouzar, comme à la parade (4-0, 55'). 4-0, l'addition commençait à être corçée pour les visiteurs, auteurs pourtant d'un bon début de championnat. La différence s'accentuait encore après que Beauvue ait manqué l'inmanquable (60') à bout portant. C'est finalement Obbadi dans une action solitaire qui récupérait au centre du terrain pour venir enfoncer le clou de près (5-0, 80').
Au stade de l'Aube (20 000 spectateurs) de L'Espérance Sportive Troyes Aube Champagne, Plabennec prendra un peu samedi soir plus la mesure du National. Les Plabennecois joueront à cette occasion leur troisième match en huit jours. «Une situation que nous n'avons jamais connue, s'inquiète Franck Kerdilès. Nous ne maîtrisons pas le niveau de récupération des joueurs après une telle densité d'efforts.» Gwen Servais, le préparateur physique, assurait d'ailleurs après la victoire brillante contre Gueugnon (2-1) : «Sur le plan purement athlétique, ce n'est pas le deuxième match qui pose problème, c'est surtout le troisième.»
Une des solutions consiste bien sûr à faire tourner l'effectif. À ce niveau, c'est quasiment une certitude : le onze de départ ne sera pas identique aux deux premiers matches. «Il y a sur le banc de touche des joueurs qui méritent aussi de jouer,» estime Franck Kerdilès, sans pour autant dévoiler les changements qu'il pourrait opérer. «Nous prendrons une décision à la suite du dernier entraînement vendredi soir (hier) en fonction de la fraîcheur physique des uns et des autres.» Mais il y a de fortes chances que Pinvidic, Créhin, et même Semmam soient titularisés.
« Compliqué mais intéressant »
Outre cet aspect athlétique, les Plabennecois risquent de se sentir tout petits dans ce«stade grandiose. Ceci dit, nous ne serons pas que spectateurs, mais acteurs en jouant crânement notre chance, avec l'ambition de ramener un partage des points.» Ce qui constituerait un petit exploit. Gwen Servais redoute en effet «qu'à Troyes, on risque de tutoyer nos limites face à une formation expérimentée de Ligue 2 qui a conservé son ossature et qui n'est descendue qu'en raison d'un état d'esprit compliqué.»
Face au Paris FC récemment, les Troyens se sont baladés, en prenant un avantage de deux buts rapidement, avant de se faire rejoindre en fin de match, un peu par suffisance (2-2). Patrick Remy, l'entraîneur troyen, compte d'ailleurs sur un rachat de son équipe face à Plabennec. «Troyes se base sur un 4-4-2 classique,» commente Gwen Servais qui s'est renseigné sur la façon de jouer des futurs adversaires, qui seront peut-être privés de l'un de leurs meilleurs attaquants. «Buengo s'est braqué lors du match contre Louhans, étant donné qu'il était sur le banc. Depuis, il a été écarté,» précise l'adjoint de Franck Kerdilès.
Mais, si Fabrice Fiorèse vient quant à lui de mettre un terme à sa carrière, il reste néanmoins à l'ESTAC un certain Jérôme Lafourcade, auteur de six buts depuis la reprise, dont trois en championnat. «Cela risque d'être un match très compliqué, mais tout de même intéressant à jouer. Si nous parvenons à rester bien dense et compact, nous pourrons peut-être en sortir quelques-unes,» espère Gwen Servais.
Plabennec n'a pas manqué ses débuts en National à Kervéguen. Sur leur stade fétiche plein comme un oeuf, les Plabennecois ont gratifié le public d'une fin de match palpitante digne des meilleurs scénarios de la saison passée au cours de laquelle ils ont arraché la victoire à quelques reprises dans le temps additionnel. «Nous avons retrouvé nos valeurs, et notre état d'esprit,» appréciait Franck Kerdilès dont l'équipe a trouvé les ressources pour faire la différence à la suite d'un mauvais jugement de Mottier qui permettait à Gueugnon de revenir au score à l'ultime minute. «Ma première intention était de capter la balle, puis j'ai changé d'avis en voulant la boxer, d'où le manque de puissance sur le dégagement,» regrettait le gardien Plabennecois grand sauveur, cependant, du partage des points à Créteil (0-0)...
En mémoire de Julien Le Junter
Volonté, solidarité, courage, esprit de corps, restent, donc, les qualités essentielles du club du pays des abers. «Ces valeurs, sont, certes, indispensables dans un sport collectif, mais il faudra aussi finir par reconnaître que les joueurs ont du talent, pour développer le jeu qu'ils nous ont proposé lors de ce match,» tenait à rectifier Gwen Servais.
À juste raison, d'ailleurs, car les Finistériens ont été bien plus imaginatifs que les Bourguignons. «Non seulement cela, ils sont intelligents, car après le match de Créteil nous les avons recadrés et ils ont compris très vite,» ajoutait le préparateur physique de l'équipe.
Dans tout cela, Plabennec a aligné son dix-huitième match à domicile sans défaite. «Cela faisait partie de notre objectif afin que notre premier rendez-vous sur notre pelouse soit une référence, surtout devant ce nombreux public,» analysait de son côté Franck Kerdilès en ayant, une «pensée pour Julien Le Junter qui nous a quittés récemment. La volonté affichée par les gars y était pour quelque chose, car il y a de nombreux joueurs de l'équipe qui étaient proches de lui.» Par ailleurs, les craintes affichées par le coach concernant la fraîcheur physique de son groupe ont été rapidement estompées.
Les Plabennecois étaient même plus fringants que leurs adversaires. «La récupération a été bonne. Mais pour Gueugnon il faut prendre en compte leur voyage en car,» soulignait le coach. «Nous serons dans la même configuration à Troyes. Il faut faire attention au contrecoup. Je pense que ce sera l'occasion de faire tourner l'effectif, afin de donner du temps de jeu à d'autres joueurs qui le mérite aussi,» supposait l'entraîneur dont l'esprit était déjà tourné vers le prochain match face, probablement, à l'équipe la plus solide du groupe. Tout ceci sans crainte dans la mesure où l'objectif d'obtenir au moins une victoire et un partage des points lors des trois premiers matches est déjà atteint.
Pour leur entrée en National, une chose est sûre, les Plabennecois n'ont pas à rougir, loin de là. Car si le classement retiendra les trois premiers points pris par le club cette saison, l'histoire, elle, se souviendra surtout d'une équipe - parfaitement identique à celle qui évoluait en CFA - sans complexe qui a littéralement croqué dans le championnat National à pleines dents. C'est d'ailleurs en toute logique que les hommes de Franck Kerdilès mettaient le pied sur le ballon durant la première période. Au point de se créer deux occasions franches par l'intermédiaire d'Arguilhé bien décalé par Jean-Michel Abiven (9') puis grâce à un coup franc tendu de David, repoussé difficilement par Radic et repris trop tardivement par Kernévez (14').
Kerbrat maîtredans la récupération
Les intentions et la domination étaient bel et bien plabennecoises... À tel point que même le plus connu des attaquants bourguignons Tony Vairelles s'en retrouvait quasiment transparent. Excepté sur les deux plus grosses occasions gueugnonnaises où il fut tout près de tromper Mottier à bout portant une première fois (17'), avant de faire connaissance avec le montant gauche de ce dernier (36'). La baraka n'était pas du côté de Gueugnon... et la seconde période n'allait que confirmer cette tendance même si la délivrance allait mettre plus de temps que prévu pour choisir son camp dans une fin de match de folie. L'ouverture du score de David (69') redonnait du poil de la bête aux visiteurs qui n'avaient pas dit leur dernier mot. Après un mauvais dégagement de Mottier, Ribeiro, à l'affût, renvoyé les locaux vers la dure réalité (90'). Mais alors que tout le monde voyait un nul plus que frustrant se dessiner, c'est sur un dernier corner que la logique allait finalement être respectée lorsque la tête de Kernévez venait délivrer tout un stade (90+2').
À Créteil, les Plabennecois ont pris le pouls du championnat national. Avec une certaine baraka, ils ont réussi à ramener le partage des points qu'ils étaient venus chercher, tout en se rendant à l'évidence que l'intensité de cette saison va être énorme.
Il reste que ce partage des points est bon pour le moral. Et quand le mental est conforté, les jambes sont beaucoup plus légères. Outre cet aspect non négligeable, l'équipe dirigée par Franck Kerdilès aura également à l'esprit le parcours excellent réalisé la saison dernière au Stade de Kervéguen où ils n'ont pas perdu un seul match. «L'objectif est de se montrer intransigeant à domicile, et de conserver la même dynamique que la saison passée car notre salut à ce niveau passera par là, assure Franck Kerdilès. L'idéal serait bien sûr de débuter par une victoire à Kervéguen afin de rassurer notre public qui devrait être nombreux pour cette première à Plabennec,» ajoute le coach.
Les Plabennecois n'ont certes, comme référence, que le match plein qu'ils ont donné physiquement pour arracher le nul en Ile-de-France, avec ses satisfactions et ses imperfections. Ce qu'il faut retenir, c'est bien sûr le respect des consignes et cette volonté de tous les instants pour annihiler toutes les actions de buts d'une équipe de Créteil dominatrice. Quant aux imperfections, elles sont liées à un certain manque de maîtrise.«Nous devons nous améliorer dans ce secteur, notamment au niveau de la conservation de la balle, sinon nous serons contraints de subir en permanence. Il est vrai que pour le moment nous ne sommes qu'au stade de la découverte, mais il faudra que nous apprenions rapidement, admet l'entraîneur, tout en estimant que son groupe à Créteil bénéficiait des circonstances atténuantes. Il y avait beaucoup de paramètres qui pouvaient nuire à une certaine sérénité, la pression du premier match en National, le stress... »
Mais la pression ne sera pas non plus absente ce soir.
Pour bien réussir un championnat il ne faut pas manquer le baptême du feu. A ce niveau Plabennec a sauvé les apparences en ramenant un précieux partage des points de Créteil, qui est un sérieux outsider dans la lutte que vont se mener les gros calibres dans ce championnat. Ce fut parfois laborieux mais l'essentiel était d'y parvenir.
« On ne connaissait pas le rythme d'un championnat national, mais là nous avons eu un sérieux aperçu», reconnaissait Franck Kerdilès dans le car du retour. Le coach était, néanmoins, satisfait de la prestation de ses joueurs, même si la plupart du temps ils ont subi. « Nous avons eu, surtout, beaucoup de difficultés dans les 25 dernières minutes de la première période», ajoutait l'entraîneur plabennecois. « Mais durant ce passage compliqué, l'équipe a réussi à éviter la casse grâce à un excellent esprit de corps. »
Comme la saison dernière sur terrain adverse, à plusieurs reprises, le courage et la solidarité ont assuré l'essentiel. C'est pour cela, entre autres, que le coach avait fait confiance à l'équipe type de l'exercice passé. « Cela permettait d'installer une certaine confiance et d'avoir d'entrée les automatismes. Dans les tâches défensives les joueurs avaient déjà leurs repères», commentait l'entraîneur, tout en mettant en exergue« l'excellente volonté de l'ensemble de l'équipe. »
Encore beaucoup de chemin à faire
Tout ceci ne veut pas dire que les Finistériens n'ont fait que défendre. Ils se sont créés quelques bonnes occasions de but en début de match et en fin de seconde période.« Laurent David s'est créé la première du match», précisait l'entraîneur bien conscient, cependant, que pour bien figurer dans ce championnat « l'équipe a encore beaucoup de chemin à faire. Nous avons quand même beaucoup couru après la balle face à des joueurs qui avaient sans conteste le niveau au-dessus. Cela démontre que nous avons beaucoup de travail à réaliser au niveau du rythme, de la conservation du ballon. Tout ne vient pas du jour au lendemain, même si les joueurs sont habitués à jouer ensemble. Mais ils ont répondu présent, et cela, c'est encourageant. Maintenant il faudra être capable de reproduire ces efforts-là. Je n'en doute pas, d'ailleurs, cela va se mettre en place tranquillement», assurait le coach bien que sa formation soit contrainte de remettre cela mardi soir face à Gueugnon. « Nous allons nous retrouver dimanche matin à l'entraînement pour une séance de récupération et pour travailler l'aspect tactique»,afin de peaufiner les réglages.
Première en National pour Plabennec ce soir à Créteil. Les cristolliens qui ont démontré leur force lors des matchs amicaux en ne perdant aucune rencontre. Ce qui n'est pas le cas de Plabennec qui n'en a pas gagné une. Mais Créteil devra se méfier de Plabennec qui a très peu changé son groupe depuis l'an dernier. Les joueurs se connaissent parfaitement et n'auront pas besoin de période de rodage.
Quelle ambition vous amène à rejoindre Plabennec ?
La montée en National est intéressante sportivement, et puis je connais la plupart des joueurs. J'ai discuté avec Laurent (David) au téléphone et ça m'a intéressé énormément. À Concarneau, je ne voulais pas continuer après le départ de Serge Le Dizet et la mise en place d'une nouvelle structure du club. Leur projet sportif ne me convenait pas, si bien que j'ai répondu favorablement aux sollicitations de Plabennec.
Vous n'avez pas eu de contact ?
J'ai fait un essai en Écosse mais ça ne s'est pas avéré concluant.
À Plabennec vous allez changer de statut étant donné qu'il n'y a pas de contrats fédéraux ?
À Concarneau, j'avais effectivement un contrat fédéral. Je reprends, donc, une licence amateur et je ne pourrais pas jouer avant le 1er octobre. Cela reste malgré tout un challenge sportif intéressant. Il restera encore neuf mois de compétition.
Qu'attendez-vous de la saison à venir ?
Que le club assure déjà le maintien, que je puisse rapidement trouver ma place au sein de l'équipe, et que tout se passe bien.
Vous voilà donc de retour près de Brest ?
J'habite Gouesnou. Je ne serai pas très loin du Stade.
Né à Nîmes le 13 août 1985, 23 ans. 1m 78, 88 kg. Défenseur ou milieu de terrain droit. Formé au Stade Brestois. Clubs : Stade Brestois 29 (5 matches en ligue 2). Concarneau saison 2008-2009.
Après une fin de saison exceptionnelle sur le plan sportif, le Stade plabennecois a connu un dénouement heureux le 3 juillet, lorsque la DNCG (Direction nationale du contrôle de gestion) a officialisé sa participation au National. L'épilogue d'un long marathon mené par les dirigeants pour trouver les finances suffisantes.
Reste maintenant aux joueurs d'être à la hauteur d'un championnat disparate au niveau des moyens. Ce qui n'est pas une mince affaire tant le fossé est énorme entre le club finistérien et, notamment, quelques prétendants au titre. «Lors des trois premiers matches, nous aurons déjà un aperçu de ce qui nous attend en affrontant trois postulants à l'accession en L2: Créteil, Gueugnon et Troyes, suppose l'entraîneur plabennecois Franck Kerdilès. Pour nous ce sera une grande découverte, sportivement et administrativement,» ajoute sans crainte le coach.
Aucune victoire en préparation
Et de découverte, le technicien n'entend pas nourrir de regrets en mai prochain. «Nous devons prendre cela comme une grande expérience, sans appréhension, même s'il existe une certaine excitation. Nous devons conserver le même enthousiasme et le même état d'esprit que la saison dernière. Nous ferons le maximum pour être à la hauteur. Et, si nos adversaires sont meilleurs, eh bien ils gagneront.» L'enjeu ne devra donc pas prendre le pas sur le jeu. Franck Kerdilès entend faire face à un groupe concentré.
Un groupe dont les résultats en matches de préparation n'ont pas été très probants (aucune victoire en cinq rencontres). Alarmant ? «Cela ne m'inquiète pas plus que cela, d'autant que notre baisse de régime est intervenue à la suite de changements à des postes clés en deuxième période», explique le coach plabennecois.
Cela démontre aussi quelque part que le club du pays des Abers possède un effectif relativement limité... «La saison dernière nous avons fonctionné avec un groupe de 14 à 15 joueurs qui avait le niveau. Pour ce championnat, nous avons en plus des éléments comme Semmam, Pinvidic, Créhin et Richetin qui possèdent les qualités pour étoffer ce groupe-là.»
Douze déplacements en avion
D'effectif élargi, Plabennec en aura bien besoin tant la compétition s'annonce longue avec, quelquefois, deux matches en semaine. «Les joueurs auront à fournir de gros efforts. Pour cette raison, nous allons nous montrer très vigilants au niveau de la récupération. Au cours de la saison, nous avons programmé douze déplacements en avion, afin de limiter la fatigue liée aux voyages.»
L'objectif premier est clair : passer correctement le mois d'août. «Lors des trois premiers matches, notre souhait est de prendre quatre points, soit une victoire, un partage des points et une défaite. À la fin du mois, nous aurons déjà un aperçu sur nos possibilités.»
Franck Kerdilès serait prêt à signer des deux mains si on lui «prédisait une seizième place,» synonyme de maintien. Une éventualité qui pourrait se gagner à domicile, où les Plabennecois n'ont pas connu la moindre défaite lasaison dernière.