Comment jugez-vous votre début de saison ? « Il est assez satisfaisant compte tenu qu'on a perdu pas mal de joueurs à l'intersaison (Koscielny, Ca, Diarra, Keserü et N'Diaye). Il a fallu reconstruire. L'osmose s'est faite assez rapidement. C'est une bonne chose. Maintenant, on a encore beaucoup de choses à améliorer. Sur le plan défensif, il faut qu'on soit un peu plus rigoureux. En attaque, on doit être plus efficace. » Comment avez-vous fait pour bâtir aussi vite une équipe compétitive ? « Déjà, on a essayé de faire un recrutement cohérent. Et puis, les « anciens » ont dû faire le lien avec les nouveaux. On a travaillé, toujours sur le même état d'esprit, la même philosophie de jeu. » L'intersaison a dû être ardue... « Pas évidente, en effet. Quand on perd des joueurs importants, on se pose certaines questions. Mais ça fait aussi partie de la vie de certains clubs, comme le nôtre. Qui n'a pas assez de moyens pour conserver ses meilleurs éléments. On travaille donc là-dessus afin d'être plus compétitif à l'avenir. On a ouvert le centre de formation, crée un nouveau centre d'entraînement et augmenté la capacité de notre stade. » Y a-t-il un secret Daniel Sanchez ? « Non. Il y a du travail. Et on a une certaine méthode. On suit nos convictions. Une idée directrice aussi qui est de jouer vers l'avant. » Au fait, vous avez failli venir à Nantes cet été... « En effet. J'ai été sollicité par les dirigeants nantais. La proposition était attractive. J'en avais d'autres aussi, comme Strasbourg, Boulogne. Soit des clubs à la fois intéressants mais pas faciles. Après avoir tout étudié, j'ai décidé de rester. Je savais où je travaillais, de quelle manière, dans quelle atmosphère. Le projet sur trois ans, ici, me semblait cohérent. » Vous avez bien rencontré Waldemar Kita... « Oui, à Paris. On a discuté de tout, du club, du football en général... Je n'ai pas d'autres choses à dire. J'ai rappelé M. Kita et je lui ai expliqué pourquoi je disais non. On s'est quitté cordialement. » De l'extérieur, on se dit que c'est bizarre que l'entraîneur de Tours refuse Nantes, club mythique... « Oui, peut-être mais, bon, pfff.... Pas forcément non plus. Il est certain que les tensions qui existaient à l'époque entre les différentes composantes du club (supporters, joueurs, dirigeants, N.D.L.R) m'ont fait réfléchir. On se pose certaines questions. Ç'a été un ensemble de choses. À Tours, il y avait un challenge intéressant à relever. » Avec le recul, vous n'avez pas de regrets ? « Non. Je ne vis pas avec des regrets. Je vois que la situation de Nantes est plutôt bonne, que les choses se sont aplanies, c'est très bien, tant mieux ! Nous, on a une situation pas mauvaise non plus... Il y a des choix à faire, on les fait. Et on s'y tient. » Du fait de ce contact avorté, existe-t-il une motivation supplémentaire pour l'emporter ? « Non. Je n'ai pas l'esprit revanchard. Dans notre métier, ce sont des choses qui arrivent régulièrement. On peut être en contact et ça ne se fait pas. Désormais, il y a un match à jouer, avec trois points à prendre. Comme d'habitude d'ailleurs. En sachant que c'est quand même Nantes qui vient, avec toute sa qualité, sa notoriété. On sait qu'on aura un match difficile. » Quel effet de revoir le tandem N'Diaye-Keserü ? « Ah, ça me rappelle de bons souvenirs (sourire) ! Ils ont été importants pour le club. Si on avait pu garder cette attaque jusqu'à la fin, on serait peut-être un cran au-dessus. L'absence de Claudiu a pesé. Mais on ne refait pas l'histoire... » |