Latéral gauche demeure son poste de prédilection, Florian Jarjat a pour autant souvent évolué à droite. Ce soir, il remplacera Pierre dans l'axe de la défense. Polyvalent et ambidextre. Il connaît chaque bout de pelouse. Hormis gardien de but, Florian Jarjat a en effet déjà évolué à tous les postes sur le champ. « Goal, même à l'entraînement, je n'ai jamais essayé. Je n'aimerais pas prendre des buts... » Il fait partie de ses footballeurs qui avec l'âge (29 ans) reculent sur le terrain. « J'ai débuté comme attaquant à Valence. J'étais un 9, pas très rapide, profitant plutôt des erreurs de l'adversaire et effectuant de bons appels au bon moment. À l'époque, je manquais un peu de vitesse. Depuis, je me suis amélioré. » Et puis un jour, face à la pénurie de défenseurs, son coach, Denis Zanko, l'a essayé comme latéral gauche. « Le premier match s'étant plutôt bien déroulé, il m'a laissé. » Florian Jarjat n'a pas sauté le milieu de terrain. « À Nice, j'ai beaucoup bourlingué. Avec Gernot (Rohr), j'ai notamment évolué en 6. L'essentiel pour moi, c'est de jouer. J'essaie au contraire d'en profiter pour faire évoluer mon jeu. » Résultat, il est avec Kaménar et Abdoun le seul joueur du FCN à avoir disputé les huit premiers matches de championnat, dont sept comme titulaire. « Si je n'avais pas cette polyvalence, je n'aurais pas joué un match. À Nantes, c'est un atout. Peut-être que dans quelques mois, il s'agira d'un inconvénient. Sur le banc, j'offre un panel de choix. Latéral, c'est plus physique dans le sens ou il faut davantage courir. Dans l'axe, il s'agit plus de placement et de concentration. » L'ancien Dijonnais n'est pas seulement polyvalent mais aussi ambidextre. « Quand j'évolue à droite, je me sers le plus souvent du pied droit, inversement à gauche. Question d'habitude. » Et pour monter dans le bus ? « Je crois, le droit en premier (rires). Je me pose souvent la question de savoir si je dois me considérer comme droitier ou gaucher. » Même s'il n'a pas encore décroché la lunette, Florian Jarjat avoue en revanche disposer d'un toucher différent que le droit ou le gauche effleure le cuir. « Effectivement, je ne frappe pas de la même façon avec les deux. Je sais qu'avec le droit, j'ai plus de force. Avec le gauche, je vais plutôt chercher à la placer en finesse. » De même, il demeure très attentif au pied d'expression de son adversaire direct. « On a en effet une orientation du corps plus facile d'un côté que de l'autre. Le côté gauche a ma préférence pour me retourner. » |