Un coup d'arrêt. La défaite de samedi est venue ternir le bon début de saison du Stade Rennais. Si le résultat est le même, ce premier revers à domicile n'a rien à voir avec celui enregistré une semaine plus tôt à Bordeaux. Les hommes de Frédéric Antonetti ont failli par preuve de suffisance en début de rencontre. L'AJA était la victime idéale pour se relancer. Trop sans doute. À la vue de leurs dernières prestations Route de Lorient, les Bretons pensaient certainement disputer un match facile. Ils ont eu le tort de le croire et ils ont oublié la règle de base valable dans tous les sports : l'engagement. « Les vingt premières minutes ont été catastrophiques. On est rentré sans la détermination voulue pour un match de première division », constatait Frédéric Antonetti. En début de rencontre, l'entraîneur rennais a vu son équipe monopoliser le ballon (67 % de possession lors du premier quart d'heure) mais en se contentant de jouer à la « baballe ». Car dans l'esprit, les Rennais n'y étaient pas. « On n'a pas gagné les duels pendant les vingt premières minutes, soulignait le technicien corse. On n'a pas su se mettre dans le bon chemin, et on a été sanctionné logiquement. » Un mal pour un bien Il a fallu que Bocanegra se fasse expulser et qu'Auxerre ouvre le score dans la foulée pour voir les Rennais retrouver leurs valeurs. Mais trop tard, car le mal était fait. « De la volonté, du courage, de l'abnégation, j'ai vu des choses positives après l'ouverture du score. Je pense qu'on aurait mérité d'égaliser sur la volonté qu'on a mise après. Il y a les occasions de Gyan et Sow qui sont très nettes. Hélas, on s'est donné trop de handicap pour renverser la situation, déclarait l'entraîneur rennais. Je suis déçu qu'on ne l'ait pas fait à onze contre onze, car cela aurait changé l'histoire du match. » Certainement, mais comme l'avouait Antonetti, « on ne peut pas refaire le match ». Par contre, on peut en tirer les conséquences. Et sur ce point, « il y a beaucoup d'enseignements à en tirer », confiait le coach rennais dès le coup de sifflet final. « Un match commence d'entrée, il faut tout de suite être présent à la récupération, dans les duels, pour le gain du ballon. » Un mal pour un bien, voilà en gros ce que Frédéric Antonetti voulait retenir de cette rencontre. Pour que cette défaite permette, malgré tout, au Stade Rennais d'avancer. Ce qui n'est pas le cas au classement. « Il y a quinze jours, on sortait d'une victoire 4-0 à Grenoble. Ce soir (samedi), on se retrouve au même endroit. On apprend plus des échecs que de la réussite. Si ce soir, ce qui est arrivé au cours des vingt premières minutes ne se reproduit plus, ce sera une chose positive. La seule que je peux dire après ce match. Il faut que ça nous serve de leçon. » |