Thierry Argelier, vos premières impressions guingampaises correspondent-elles à ce que vous attendiez ? Oui. On m'avait dit, dont Gérard Gnanhouan et quelques jeunes passés ici à l'essai, que le club était bien structuré et que la ville était derrière son club. C'est tout à fait ça. Quand on vient de Créteil et de la banlieue parisienne, l'intégration à Guingamp est-elle difficile ? C'est sûr, ce n'est pas le même rythme de vie. Mais mon intégration s'est bien passée. En revanche, au point de vue du jeu, je ne suis pas au niveau que j'espérais. Je peux mieux faire. Je dois me libérer beaucoup plus. Pour quelles raisons estimez-vous ne pas être au niveau ? Est-ce physique ? Non, je ne le pense pas. J'ai suivi toute la préparation. Après, le coach a fait ses choix pour commencer la saison. En fait, peut-être que c'est lié au fait qu'il s'agit de mon premier grand départ. Mais ce n'est pas une excuse. Avant de venir à Guingamp, vous n'aviez jamais connu de changement de club ? Pas vraiment. Je suis arrivé à Créteil à l'âge de 14 ans et j'y suis resté à 8 ans. Auparavant, j'avais grandi à Boissy-Saint-Léger, qui est tout près de Créteil. Ce départ pour Guingamp est donc aussi un départ de mon environnement quotidien. Mais je le redis, ce n'est pas une excuse. Je suis très bien installé et très bien intégré ici. C'est un sujet qui peut être abordé dans le vestiaire ? Oui, j'en ai parlé un peu avec quelques joueurs. Le premier départ n'est effectivement pas le plus évident. Mais il y a des situations bien pires, par exemple quand on part dans un pays dont on ne parle pas la langue. C'est juste un cap à franchir, quelque chose de très courant pour un joueur de foot. Je suis peut-être encore en phase d'apprentissage. Je découvre la vie d'un vrai club pro. Car, sans dénigrer Créteil, ce n'est pas le même calibre de club ici. Ni les mêmes ambitions, ni les mêmes structures. S'agissant de la concurrence avec Yves Deroff, vous attendiez-vous à être le n°2 ? On ne m'avait rien dit de spécial. Évidemment, je savais qu'il y avait une hiérarchie, et il faut la respecter. Avec Yves, on s'entend bien. Depuis le début de la saison, il me donne beaucoup de conseils. C'est quelqu'un de vraiment bien, et c'est un plus de l'avoir. Un mot sur le début de saison de l'équipe. Qu'en pensez-vous ? On était bien parti. Mais le mois de septembre n'a pas été aussi productif. On sait qu'on est capable de mieux, et on est tous un peu déçu. Pourquoi ce mois de septembre très moyen ? C'est difficile à dire. Je ne pense pas être en position de parler de ça, c'est plus au coach de répondre. Il y a un manque de réussite, mais pour être honnête, dans le jeu nous sommes en dessous par rapport à nos capacités |