Resserrer la garde face aux Gardois : ce sera l'un des thèmes de la soirée à la Beaujoire. Depuis la 2e journée et la réception d'Istres, le FC Nantes a secoué les filets adverses à chacune de ses sorties. Mais la correction infligée aux Provençaux reste à ce jour le seul feuillet vierge dont peut s'enorgueillir la troupe de Gernot Rohr. Crédité de l'attaque la plus rentable (14 réalisations), le FC Nantes paie cash ses atermoiements et sautes de concentration dans la zone d'influence de Lubos Kamenar. Le constat n'a pas échappé au technicien franco-allemand. « C'est une question d'équilibre. La défense, ça commence par les attaquants. Mais on doit aussi bannir les gestes superflus derrière. C'est dans la nature de mes défenseurs. On doit se faire violence. Et on a encore des problèmes de communication avec notre gardien. » La solidification de l'édifice passe donc par une implication accrue des postes avancés. Et par ricochet sur les lignes arrières. « Ce n'est pas une question de laxisme dans le replacement. C'est tout un bloc qui est concerné, des attaquants aux gardiens. Il faut notamment qu'on parvienne à trouver les signaux pour que tout le monde presse en même temps » appuie Stéphane Darbion. Le successeur d'Elie Baup ne veut pas changer la méthode, seulement muscler le discours, gommer les scories. « On veut cultiver notre penchant pour l'attaque, mais on doit aussi essayer de progresser dans le domaine défensif, sans jouer derrière, car on est portés vers l'avant. On ne doit pas tomber dans l'autre extrême. » Nîmes aussi redoutable que Caen Depuis le coup d'envoi du championnat, les Canaris, qui tournent à une moyenne providentielle de deux points par match, n'ont jamais été mis au supplice. Mais ils ont trop souvent été sanctionnés pour négliger la venue de Crocodiles mis à sac à Bastia (1-6, 3ejournée) et qui nagent dans des eaux moins troubles depuis. L'escouade de Jean-Michel Cavalli a engrangé cinq points lors des trois dernières journées. Elle a notamment marqué l'esprit du coach nantais après son succès au Havre (2-0, 6e journée), « un exploit. » Et Gernot Rohr de souligner la « dynamique » sudiste née dans la douleur à travers un maintien obtenu sur le fil qui constitue à ses yeux un autre exploit. L'entraîneur érige même le 14e de Ligue 2 avec deux points d'avance sur le premier relégable, en épouvantail... Le Nîmes Olympique constituerait ainsi l'adversaire « le plus fort » que Nantes ait à affronter depuis le déplacement à Caen, les Gardois excellant par leur faculté à « faire déjouer les adversaires. Il faudra marquer rapidement un but pour qu'ils se découvrent. » Le scénario idoine pour vérifier qu'en terme de solidité, les Canaris n'en restent pas au stade des intentions. |