 La prometteuse cuvée 2009-2010 a finalement bien du mal à séduire. Et, au classement, c'est à une allure d'escargot que les Guingampais tentent de suivre les meilleurs. Dixièmes à 4 points du podium, ils ne sont pas encore distancés. Mais l'écart pourrait grandir rapidement s'il n'y a pas d'amélioration tangible sur le terrain.
Hier matin, avant de démarrer une semaine de travail qui s'achèvera vendredi sur le terrain de Nîmes, le président Le Graët a donc réuni ses joueurs. « C'est un message de confiance que j'ai délivré, dit-il. L'an passé, à même époque, nous avions 4 points. Là, nous en avons 10. Je ne connais pas d'entreprise capable de progresser de 250 % en un an, poursuit Noël Le Graët avec son sens de la formule. Un humour qui évite de mettre une pression trop importante sur le groupe.
Ceci dit, le patron d'EAG ne fait pas non plus mystère de ses attentes. « La Coupe de France nous a donné des responsabilités. Nous avons un effectif de qualité et des hommes qui travaillent beaucoup. Mais ce début de saison, même s'il est meilleur que l'an passé, est moins bien que j'espérais. Et aujourd'hui, je ne connais pas la valeur de l'équipe. Les joueurs sont attentifs. Mais, pour être performant, il faudrait être plus gai dans le jeu. Or, je ne sens pas d'assurance tout risque ».
A la fin du mois d'octobre, après le déplacement à Laval, Noël Le Graët dressera un nouveau bilan. « Nous aurons joué 13 matches, c'est-à-dire que nous aurons atteint le premier tiers du championnat. Par expérience, les équipes qui ne sont pas dans le coup à ce moment de la saiso n ne le sont pas non plus en fin de championnat ».
Aussi policé soit-il, le discours présidentiel sonne comme un rappel à l'ordre. Les Guingampais ont désormais 5 matches pour séduire le boss. Et le public. |