Animation offensive. Cinq buts inscrits en sept rencontres, dont quatre à l'occasion du seul match face à Vannes (4-1), tel est le bilan de l'attaque guingampaise à l'orée d'une rencontre déjà capitale contre Bastia. « Il y a un équilibre à trouver, concède Victor Zvunka.Pour le moment on ne l'a pas ». Et pour cause, avec les arrivées tardives d'Allaoui et de Gilmar, les niveaux de préparation inégaux entre Grax, Scarpelli et Bazile, l'entraîneur guingampais n'a pas la tâche facile. « Ce n'est pas qu'un problème d'attaquants, poursuit le technicien. Je n'ai pas encore la bonne formule en terme d'animation générale. » Avec pas moins de cinq attaquants de disponibles, sans oublier la présence inattendue de Richard Soumah dans l'effectif, les tâtonnements du coach costarmoricain sont naturels.Légitimes ambitions. Avec seulement sept buts au compteur, les Caennais démontrent toutefois qu'il n'y a guère besoin de marquer trois buts par match pour occuper le fauteuil de leader. La saison dernière, Lens, aussi, a remporté le championnat en marquant 47 buts, soit une moyenne d'1,2 but par match. Réussir une saison n'est donc pas conditionné par la présence d'une attaque tonitruante. Pour autant, avec déjà trois nuls sur le score de 0-0 (Angers, Istres et Caen), En Avant ne pourra se contenter de maintenir sa cage inviolée. S'il aspire à autre chose qu'au ventre mou de la L2, il devra franchir un palier. La qualité du recrutement estival lui autorise en effet d'autres ambitions. Des raisons d'espérer. Buteur à Ajaccio lors du premier match de la saison (1-0), Sébastien Grax fait partie de ces espoirs offensifs : « Je ne suis pas encore à 100 % mais ça va de mieux en mieux. Il me faudra encore quelques matchs pour être en pleine mesure de mes moyens. » Devenu très concurrentiel à Guingamp, le secteur offensif pêche pourtant par un manque d'efficacité. « Pour que les automatismes soient là, on a besoin de mieux se connaître. Il y a encore de petits détails à régler. Mais le potentiel est là, il nous faudra juste du temps de jeu. La saison va être longue, rappelle l'ancien stéphannois. La concurrence ici est très bien vécue, elle va nous permettre de progresser ». Reste à l'entraîneur guingampais à définir une équipe type. Pas simple au regard des forces en présence. Pour le spectacle. Au-delà des mots, des chiffres et du classement, une attaque percutante et performante demeure la clé indispensable pour assurer le spectacle et transformer une pâle affiche de L2 en feu d'artifice sportif. On a pu s'en rendre compte lors du succès 4-1 devant Vannes ! Rien ne remplacera la victoire et les buts, a fortiori à domicile. « Je ne pensais pas qu'il y avait autant de monde à venir au stade », concède Sébastien Grax, désireux, autant que ses partenaires, de réveiller le Roudourou dès demain soir.
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