 LE MATCH DE LENS. La rencontre dans le Nord aura été la parfaite illustration du début de saison rennais. « On a la maîtrise jusqu'à l'expulsion de Ramos mais sans concrétiser. Soit par malchance, par maladresse, par précipitation ou par manque de clairvoyance,analyse Frédéric Antonetti. Et puis, à onze contre dix, on déjoue. Je pense que les joueurs ont voulu bien faire. Mais ils ont voulu aller trop vite. Du coup, on a eu plus de déchets et on a offert des situations à notre adversaire. » Résultat, alors que le Stade Rennais aurait dû mener 3-0 à la mi-temps, la formation bretonne s'est retrouvée menée au score à vingt minutes de la fin. « Finalement, notre plus mauvaise séquence a été à onze contre dix. Et puis dans les dix dernières minutes, on est en réaction et l'on parvient à se créer des situations. Et on égalise, heureusement, car cela aurait été rageant de perdre ce match. Si l'on avait été plus réaliste, on aurait pu prendre les trois points qui nous tendaient les bras. » Comme ce fut le cas contre Nice et Marseille, le Stade Rennais doit donc se contenter d'un petit point.
UN DÉBUT DE SAISON FRUSTRANT. Après quatre journées, le Stade Rennais affiche donc un visage très séduisant. La qualité de jeu est indéniable, mais elle ne permet pas, pour l'instant, de concrétiser en terme comptable.
Avec six points en quatre matches, le Stade Rennais reste bloqué au milieu de tableau. Encore loin des ambitions du club qui, comme le souligne Frédéric Antonetti, est « d'aller bousculer la hiérarchie ». Le coach rennais reste toutefois parfaitement serein. « Sur ce début de saison, on peut dire que le Stade Rennais est un bon élève, mais peut mieux faire. L'état d'esprit est exemplaire. C'est sûr que tout n'est pas parfait. Si cela avait été le cas, on aurait mené 5-0 à la mi-temps à Lens. On doit continuer sur cette voie-là sans se décourager et prendre des points pour la confiance. »
Tout en reconnaissant qu'il y a beaucoup « de frustrations, par rapport au contenu depuis le début de saison. Avec trois matches nuls consécutifs, on n'avance pas trop au classement. Il faut impérativement gagner notre prochain match à domicile. »
DES PERSPECTIVES ENCOURAGEANTES. Si la frustration est légitime de la part du technicien rennais, il peut toutefois s'appuyer sur des perspectives encourageantes. D'abord sur le plan de son message. En un peu plus de deux mois, la patte Antonetti est perceptible. Sur le terrain tout d'abord, où le 4-3-3 fonctionne bien. Dans le groupe également, où les joueurs semblent vivre en bonne harmonie avec leur nouveau staff.
Sportivement, il est également important de souligner l'adaptation de Bangoura et le renouveau d'Asamoah Gyan. Certes, l'international ghanéen à tendance à « gâcher ». Mais ses prestations sont d'un tout autre calibre de ce que l'on a pu voir la saison dernière. « Je suis content que nos attaquants aient marqué, souligne Frédéric Antonetti. Cela fait deux buts chacun. C'est bien de ne plus avoir ce poids sur les épaules ». Mais les deux hommes, tout comme Marveaux, Sow ou Kembo, appelés régulièrement sur le front de l'attaque rennaise, vont devoir se montrer plus réalistes. « On doit continuer à être régulier dans notre contenu et il faut que l'on améliore la finition. »
APPRENDRE A GAGNER IMPÉRATIVEMENT. Pour améliorer ce réalisme offensif, Frédéric Antonetti ne va pas par quatre chemins. La ligne des prochaines semaines est déjà fixée.« On ne doit plus se contenter de se dire que l'on a une bonne équipe et que l'on verra bien. Il faut absolument prendre conscience que l'on peut bien faire dans ce championnat. Et qu'il faut aller chercher la réussite. » Désormais, c'est la gagne qui sera le message essentiel dans les vestiaires rennais. « Six points, ce n'est pas assez mais on aura l'occasion de se refaire. On est invaincu. Il faut valoriser les matches nuls en gagnant. À condition de gagner et de savoir gagner. On ne sait pas gagner encore, je crois que c'est le point le plus important. » |