LE MATCH DE LENS. La rencontre dans le Nord aura été la parfaite illustration du début de saison rennais. «On a la maîtrise jusqu'à l'expulsion de Ramos mais sans concrétiser. Soit par malchance, par maladresse, par précipitation ou par manque de clairvoyance,analyse Frédéric Antonetti. Et puis, à onze contre dix, on déjoue. Je pense que les joueurs ont voulu bien faire. Mais ils ont voulu aller trop vite. Du coup, on a eu plus de déchets et on a offert des situations à notre adversaire.» Résultat, alors que le Stade Rennais aurait dû mener 3-0 à la mi-temps, la formation bretonne s'est retrouvée menée au score à vingt minutes de la fin. «Finalement, notre plus mauvaise séquence a été à onze contre dix. Et puis dans les dix dernières minutes, on est en réaction et l'on parvient à se créer des situations. Et on égalise, heureusement, car cela aurait été rageant de perdre ce match. Si l'on avait été plus réaliste, on aurait pu prendre les trois points qui nous tendaient les bras.» Comme ce fut le cas contre Nice et Marseille, le Stade Rennais doit donc se contenter d'un petit point.
UN DÉBUT DE SAISON FRUSTRANT. Après quatre journées, le Stade Rennais affiche donc un visage très séduisant. La qualité de jeu est indéniable, mais elle ne permet pas, pour l'instant, de concrétiser en terme comptable.
Avec six points en quatre matches, le Stade Rennais reste bloqué au milieu de tableau. Encore loin des ambitions du club qui, comme le souligne Frédéric Antonetti, est «d'aller bousculer la hiérarchie». Le coach rennais reste toutefois parfaitement serein. «Sur ce début de saison, on peut dire que le Stade Rennais est un bon élève, mais peut mieux faire. L'état d'esprit est exemplaire. C'est sûr que tout n'est pas parfait. Si cela avait été le cas, on aurait mené 5-0 à la mi-temps à Lens. On doit continuer sur cette voie-là sans se décourager et prendre des points pour la confiance.»
Tout en reconnaissant qu'il y a beaucoup «de frustrations, par rapport au contenu depuis le début de saison. Avec trois matches nuls consécutifs, on n'avance pas trop au classement. Il faut impérativement gagner notre prochain match à domicile.»
DES PERSPECTIVES ENCOURAGEANTES. Si la frustration est légitime de la part du technicien rennais, il peut toutefois s'appuyer sur des perspectives encourageantes. D'abord sur le plan de son message. En un peu plus de deux mois, la patte Antonetti est perceptible. Sur le terrain tout d'abord, où le 4-3-3 fonctionne bien. Dans le groupe également, où les joueurs semblent vivre en bonne harmonie avec leur nouveau staff.
Sportivement, il est également important de souligner l'adaptation de Bangoura et le renouveau d'Asamoah Gyan. Certes, l'international ghanéen à tendance à « gâcher ». Mais ses prestations sont d'un tout autre calibre de ce que l'on a pu voir la saison dernière. «Je suis content que nos attaquants aient marqué, souligne Frédéric Antonetti. Cela fait deux buts chacun. C'est bien de ne plus avoir ce poids sur les épaules». Mais les deux hommes, tout comme Marveaux, Sow ou Kembo, appelés régulièrement sur le front de l'attaque rennaise, vont devoir se montrer plus réalistes. «On doit continuer à être régulier dans notre contenu et il faut que l'on améliore la finition.»
APPRENDRE A GAGNER IMPÉRATIVEMENT. Pour améliorer ce réalisme offensif, Frédéric Antonetti ne va pas par quatre chemins. La ligne des prochaines semaines est déjà fixée.«On ne doit plus se contenter de se dire que l'on a une bonne équipe et que l'on verra bien. Il faut absolument prendre conscience que l'on peut bien faire dans ce championnat. Et qu'il faut aller chercher la réussite.» Désormais, c'est la gagne qui sera le message essentiel dans les vestiaires rennais. «Six points, ce n'est pas assez mais on aura l'occasion de se refaire. On est invaincu. Il faut valoriser les matches nuls en gagnant. À condition de gagner et de savoir gagner. On ne sait pas gagner encore, je crois que c'est le point le plus important.»
Fanni : aucune offre. Si le joueur semble encore espérer un transfert vers l'étranger lors des dernières heures du mercato, la direction du Stade Rennais affirmait hier soir, n'avoir reçu aucune offre concrète pour l'international français. Sauf surprise de dernière minute, Rod Fanni devrait donc être Rennais cette saison. Il pourrait même prolonger son contrat .
Ekoko : pas de contacts, pas de départ. Jirès Kembo, peu utilisé depuis le début de saison, semblait avoir des envies de départ. Un prêt au FC Nantes a même été envisagé par les conseillers du joueur. Sauf que du côté du Stade Rennais, il n'en est pas question. « Nous avons six joueurs pour les trois postes offensifs si Olivier Thomert reste. Ce ne sera pas de trop pour la saison,souligne Pierre Dréossi. Pour Jirès, il n'est pas question de départ ».
Thomert : toujours rien. À quelques heures de la fermeture du marché des transferts, le cas d'Olivier Thomert ne semble pas évoluer. Le gaucher rennais a fait part à ses dirigeants de ses envies d'ailleurs. Sauf qu'aucune offre n'est venue jusque-là. A priori, sauf retournement de situation, Olivier Thomert devrait reprendre l'entraînement avec le reste du groupe, mardi matin. Après 20 jours sans entraînement.
Badiane vers Sedan et Souprayen prêté. En fonction du cas d'Olivier Thomert, le septième joueur prêté cette saison par le Stade Rennais sera Ladhji Badiane. Le jeune attaquant rennais qui est apparu à deux reprises dans le groupe pro, pourrait rejoindre Sedan (L2) et Landry Chauvin. Avant d'aller s'aguerrir dans les Ardennes, Badiane devrait prolonger son contrat qui doit prendre fin en juin 2010. Par ailleurs, Samuel Souprayen, le défenseur, pourrait lui aussi être prêté cette saison. Hier soir, sa destination n'était pas encore connue.
Entraînements. Après deux journées de repos dimanche et lundi, les joueurs rennais reprendront l'entraînement mardi à 9 h 30.
Reprise de l'après match sur France bleu. Ce soir entre 18 h et 19 h, France Bleu Armorique proposera son rendez-vous mensuel sur l'actualité du Stade Rennais.
Pour son premier derby de la saison à la maison, on peut dire que le Stade brestois est servi. Alex Dupont en est conscient: Nantes ne fait pas le voyage pour rien. Car si les Nantais n'ont engrangé qu'un point sur leurs deux déplacements (1-0 à Caen et 1-1 à Vannes), nul doute qu'ils tenteront le tout pour le tout pour empocher une première victoire hors de leurs bases afin d'asseoir leur statut de favori.
« C'est la grosse équipe de Ligue 2, souligne le coach brestois. Mais il est primordial de garder notre maîtrise à domicile. On va essayer d'être performant dans le jeu avant tout et tenter de les bousculer. Maintenant on sait qu'il faudra que l'on soit encore plus réaliste dans la finition. »
Quel visage face aux Nantais ?
L'allant offensif employé jusque-là à domicile a payé face à Laval et Metz. Ce soir, Brest ne dérogera pas à sa règle première d'aller au bout de ses idées comme le martèle Dupont.« Il faut surtout que nous sortions de ce match sans n'avoir rien à regretter et bien sûr, faire en sorte que la victoire soit au bout ».
Pour cela, l'entraîneur brestois a mis l'accent, durant la semaine, sur la principale faiblesse de son équipe éclatée au grand jour à Arles: les coups de pieds arrêtés. « La concentration et la rigueur seront essentielles sur ces phases de jeu. On a travaillé là-dessus pour éviter de se faire des frayeurs. Mais je ne suis pas inquiet outre mesure. »Une chose est certaine, les Brestois iront de l'avant face à des Canaris encore en rodage.
Avec le retour de Basile De Carvalho (blessé à l'épaule depuis un mois), le Stade brestois dispose désormais de tous ses éléments majeurs. « Il a joué la semaine dernière avec la CFA 2 et n'a pas ressenti de douleur. Il revient et son absence n'est plus qu'un mauvais souvenir. » En faisant tourner son effectif la semaine passée à Arles, Alex Dupont devrait donc aligner son capitaine Ewolo, son percuteur Lesoimier et sa pointe Socrier - tous trois sur le banc dans le Vaucluse - dès le coup d'envoi. Poyet, lui, devrait débuter avant l'entrée de De Carvalho.
Seul réelle interrogation: qui de Lorenzi ou Kantari sera associé à Brou Apanga en défense centrale? Mais au-delà de la composition, le coach finistérien espère une seule chose, que son équipe joue avec ses valeurs et ses ambitions. « Quand on reçoit le favori du championnat, on se doit de le respecter mais aussi de le déstabiliser. On doit démontrer au public de Francis-Le Blé la même envie que depuis le début de saison. »
Recrutement bouclé
Ce soir à minuit, le marché des transferts fermera ses portes. Alors que Papa Malick Ba vient de boucler le recrutement nantais, il semblerait que les mouvements côté Brestois (7 arrivées pour 7 départs) soient définitivement terminés. C'est du moins ce qu'affirmait Alex Dupont hier encore. « Tout est bouclé tant au niveau des départs que des arrivées ».
Romain Poyet, avec deux victoires et deux défaites, le Stade brestois réalise une entame plutôt mitigée...
C'est frustrant. On a fait un bon match au Havre, avec beaucoup d'occasion, mais on le perd bêtement (1-0). À Arles, on prend trois buts sur coups de pied arrêtés, et encore une fois, on ne ramène rien (3-2). Pourtant, vu le jeu que l'on a pratiqué, on méritait mieux. Ce qui est bien, en revanche, c'est que l'on gagne à domicile. C'est une bonne habitude par rapport à l'an dernier !
Depuis le début de saison, le Stade brestois marqué six buts, mais aucun dans le jeu...
Les coups de pied arrêtés, c'est aussi la force de certaines équipes. Depuis l'arrivée de Bruno Grougi, on est effectivement devenu très performant dans ce secteur, et c'est une bonne chose. Nous n'avons pas encore marqué dans le jeu, mais ça va venir, car on a eu des occasions. En attendant, on se satisfait déjà de pouvoir compter sur les phases arrêtées. Cela change énormément de chose par rapport à la saison dernière, et cela fait aussi partie du football. On a notamment vu ça à Lyon avec Juninho.
Contre Arles, le week-end dernier, vous avez encaissé trois buts sur corners. Comment expliquez-vous cela ?
C'est un manque de concentration, et aussi un manque de réussite. Pour moi, c'est un accident. On a bien travaillé ces semaines avec des exercices adaptés, il n'y a donc pas de raison pour que cela se reproduise.
Après Metz, vous recevez une nouvelle grosse équipe du championnat. À quel type de match vous attendez-vous ?
Nantes reste une écurie de Ligue 1 et un grand club. On les respecte, mais on n'a pas peur pour autant. On sait qu'ils ont de grosses individualités, mais de notre côté on a aussi de très bons joueurs. Depuis le début de saison, on joue tous les matches pour les gagner, en allant de l'avant. Ce sera encore le cas ce lundi.
Sur un plan personnel, vous réalisez un bon début de saison. Mais comment vivez-vous le fait d'être décalé sur le flanc droit, vous qui êtes plutôt un attaquant axial ?
Jouer sur un côté, percuter et dribbler ne sont évidemment pas mes qualités premières ! C'est un poste difficile, car il faut revenir défendre. Mais je m'adapte, je fais ce que me demande le coach.
Pourquoi Nantes ? Papa Malick Bâ : Nantes est un grand club dans le football français. Jeune, c'est la première vidéo que j'ai vu depuis le Sénégal, c'était sur le centre de formation de Nantes. Pour moi, c'est un bon début que de venir à Nantes et découvrir le football français. En fait, j'ai hâte de me mettre au travail. Depuis deux ans, j'avais l'objectif de revenir en France où ma famille vit. Il y a eu les contacts et ça s'est fait rapidement.
Tu n'es pas complètement en terre inconnue... Papa Malick Bâ : Non, je connais Mass (NDLR : Massamba Sambou) et Ténéma N'Diaye que j'ai connu en Tunisie. Cela fait plaisir de connaître des joueurs de l'équipe nationale.
Ton objectif ? Papa Malick Bâ : Etre au service de l'équipe et montrer qu'on peut remonter en Ligue 1. C'est l'objectif de la saison. Nantes ne peut pas rester en Ligue 2.
Comment définirais-tu ton jeu ? Papa Malick Bâ : C'est difficile de se définir. Les gens disent que je suis dans le style de Makelele. C'est flatteur. Je dirai que je suis accrocheur.
BENVEGNU (6,5 sur 10): quelques parades de grande classe, comme cet arrêt réflexe à la façon d'un gardien de handball sur une tête de Nikezic (25') ou cette claquette sur une frappe du même Nikezic (35'), un brin de réussite avec la frappe de Diallo sur le poteau (51'), le portier vannetais a rassuré. Comme face à Nantes, il a permis à son équipe de rester dans la course et ne peut pas grand-chose sur le but normand.
LINA (5): pour sa première titularisation en championnat, il a montré de bonnes dispositions dans les duels et n'a pas hésité à apporter le surnombre offensivement, comme sur ce centre à destination de Liabeuf (88'). Malgré quelques approximations, il a livré dans l'ensemble un match propre.
DELHOMMEAU (4): il n'est pas parvenu à s'interposer sur la frappe victorieuse de Le Marchand (38'). Lobé en début de seconde période, il est heureux de voir Diallo, parti dans son dos, frapper sur le poteau de Benvegnu (51'). Il a souffert face à la vivacité des attaquants mais a mieux géré après la pause.
GUILLON (5): face à la paire Nikezic-Diallo, il s'est montré solide dans les duels et rassurant dans son placement. Il est souvent parvenu à colmater les brèches. Précieux.
AVEZAC (5): malgré quelques hésitations en tout début de rencontre, il s'impose au fil des rencontres à ce poste de défenseur latéral gauche. Sobre.
HERVÉ (5): placé devant la défense, il a été plutôt à son avantage dans les duels et a tenté d'exercer un pressing constant pour couper les transmissions à destination des attaquants havrais. Remplacé par RESET (52') qui a dynamisé l'ensemble breton en cherchant constamment à percuter balle au pied.
CAMARA (4,5): il met de la vitesse dans tout ce qu'il fait mais en arrive parfois à se précipiter. Son travail de percussion n'a pas été toujours récompensé. Remplacé parBOUDARENE (80').
MÉZAGUE (4): sa complicité avec Kamissoko n'a pas paru évidente, le duo ayant du mal à sortir vainqueur de la bataille du milieu. Il est directement en cause sur le but, Le Marchand prenant le meilleur sur lui avant de battre Benvegnu d'une frappe sèche (38'). Remplacé à la mi-temps par LIABEUF (46', 5) qui s'est montré un relais plus efficace et aurait même pu offrir la victoire à Vannes sans un superbe arrêt réflexe de Placide sur sa ligne (88').
KAMISSOKO (4): peu à son aise en première période, malgré une frappe en début de rencontre (6'), il a été comme l'ensemble vannetais meilleur après la pause, profitant aussi de la présence de Liabeuf à ses côtés.
SAMMARITANO (5): il a connu du déchet à l'approche du but havrais mais a sans cesse cherché à animer le bloc vannetais. Avec plus ou moins de réussite.
GIMBERT (6): le Voc peut à nouveau lui dire merci. Emprunté en première période, peu fiable en remise et dans son placement, il a suffi, comme face à Nantes, d'une occasion pour remettre sa formation dans le sens de la marche. Un coup d'oeil et une frappe sèche qui permette à nouveau aux Morbihannais de sauver un point. Salutaire.
ACTE 1. Une première période progressivement sous l'emprise havraise. Appliqués, bien en place, souverains dans l'entrejeu, les doyens (du plus vieux club professionnel) donnaient la leçon.
Une première tête de Nikezic (25'), une frappe de Bonnet pas cadrée (32'). Et le pompon signée Le Marchand, ni attaqué, ni inquiété (0-1, 38'). Du cousu main, avec presque la bénédiction vannetaise.
«Ce soir, c'est un sentiment partagé qui m'anime», réagira à chaud Cédric Daury, l'entraîneur havrais. Lucide et réaliste, l'ancien Angevin pensait bien sûr en premier lieu à la percée de Mamadou Diallo. On jouait la 51', mais après avoir évité la sortie de Benoît Benvegnu, l'attaquant havrais trouvait le poteau morbihannais. Le tournant du match assurément.
«Prendre un point à l'extérieur c'est toujours intéressant, surtout face à une équipe de la qualité de Vannes. Mais on n'a pas su tuer le match, pas su faire le break. C'est frustrant. Si on avait mené 2-0, le match aurait été forcément différent.»
Alors Daury cherche à positiver. Souligne que si occasions il y a, c'est que derrière l'équipe a su développer des actions de qualité, a su se créer des situations chaudes. « Et ça c'est forcément positif. » Surtout à l'extérieur. «Dans le jeu et les intentions on est cohérent. Allez, on ne va pas se plaindre. Il faut continuer à bosser.»
« On a su prendre des risques »
ACTE 2. Un milieu de terrain rendu plus conquérant après la rentrée de Liabeuf au repos et un retour au score logique des Vannetais.
Ce n'était pas du grand Voc mais c'est avec le coeur et les tripes que les joueurs de Stéphane Le Mignan ont recollé au score. Le jeune entraîneur breton ne se voilait d'ailleurs pas la face : «C'était pas extraordinaire mais ce point, on a vraiment été le chercher. Et ce point récompense des joueurs qui viennent de finir un marathon avec trois matches en une semaine.»
Six points au compteur, rien de bien folichon, rien de bien inquiétant non plus. Le Voc travaille et avance. Alors Stéphane Le Mignan préfère retenir l'état d'esprit qui a permis à ses joueurs de revenir dans la partie. «Le Havre a eu plusieurs occasions de faire break, on a livré une première période pas terrible. Heureusement, on a su réagir durant quinze ou vingt minutes après la pause, on a su prendre des risques.» Des risques qui ont payé avec l'égalisation signée Gimbert (60').
Un sursaut qui permet aux Vannetais de rester invaincus à La Rabine. Et d'aborder la mini-trêve assis sur un matelas de points appréciable. «Comme face à Nantes, c'est à l'arrache qu'on va chercher ce point. Il faut récompenser les joueurs pour leurs efforts, appuie Le Mignan. Mais désormais on a besoin de récupérer. Il faut remettre tout le monde au niveau physique, tout remettre dans l'ordre.»
Car Stéphane Le Mignan ne rêve pas. «C'est à domicile qu'on arrachera notre maintien et on ne dispose d'aucun joker. Actuellement, on est moyen, ni bon, ni mauvais.» Mais appliqués et volontaires.
Victorieux dans la souffrance à Ajaccio (0-1). Auteurs d'un nul moyen contre Angers (0-0). Larges vainqueurs contre Vannes (4-1). Et maintenant, victimes d'une grosse claque tourangelle. Les Guingampais passent par tous les états en ce début de saison.
Au cours de la première demi-heure, rien ne laissait présager de la déroute à venir. Grâce à Giresse par ses centres et El Jadeyaoui par ses percussions, Guingamp met le nez à la fenêtre plusieurs fois. Sur une frappe de El Jadeyaoui, après un double une-deux avec Mathis (20'). Puis un centre tendu de Giresse que Mathis ne parvient pas à redresser (22'). Enfin, sur une tentative de Koné, surpris par une toile de la défense tourangelle (39'). « On a d'abord eu la maîtrise, reconnaissait Victor Zvunka. Mais le gardien de Tours n'a pas eu à faire des miracles non plus. Et puis, un match ne dure pas 30 minutes ».
Tours, ballotté, donne toutefois quelques signes de vélléités. Grâce à son athlétique duo d'attaquants, les Tourangeaux mettent en effet la défense guingampaise en difficulté. Tardant à faire le ménage, ils laissent la surface de Trévisan se transformer un peu trop souvent en siège. Mais, à part sur une tête de Tomas dans le temps additionnel, les Costarmoricains ne concèdent pas de grosses occasions durant la première période.
Changement de décor après la pause. Le calvaire débute par une incroyable perte de balle de Koné, mais Giroud ne parvient pas à tromper Trévisan (48'). Puis, occupé par son duel avec Yenga, Colleau assiste en spectateur à la reprise de Atik qui fusille le gardien costarmoricain (1-0, 54'). Trévisan, d'une claquette, écarte après un coup franc de Belghazouani (66'). Puis, vient le deuxième but. Trévisan relance court pour Colleau, qui sert Koné dans l'axe par une passe latérale. Lequel remet sur Trévisan qui dévisse sa relance... Yenga récupère, s'enfonce et centre pour Giroud. La reprise fait mouche (2-0, 69').
Vexé, Guingamp tente de réagir. Mais trop mollement pour inquiéter Salin, le portier tourangeau. Dans l'autre surface, en revanche, ça s'agite toujours autant. Heureusement, le missile de Yenga passe au-dessus (77'). Giroud, quant à lui, trouve le poteau (86'). Les situations chaudes se multiplient, mais rien d'autre ne sera marqué.
En conférence de presse, Victor Zvunka parvient à garder son calme. Sa colère restera muette. « La logique veut que ce soit l'équipe qui remporte ses duels qui gagne le match. Certains sont sur un nuage... On s'est laissé marcher sur les pieds. Après la victoire contre Vannes (4-1), je ne voulais pas être euphorique. Là, c'est pareil, je ne veux pas noircir le tableau. Mais on a quand même joué comme des donzelles, sur la pointe des pieds ».
FIN DU MOIS. Un bon départ conditionne la suite de la saison, dit-on. Eh bien, avec deux victoires et un nul en trois matches, Guingamp est en passe de réussir le sien. En passe, seulement. Car il reste ce match à Tours, ce soir, pour boucler ce premier mois de championnat, et le déplacement à Istres vendredi, match décalé pour cause de participation à la Ligue Europa. Ce n'est donc qu'à l'issue de ces rencontres à l'extérieur, quand Guingamp disposera du même nombre de matches joués que ses adversaires, que l'on pourra dresser un premier bilan.
Ce que l'on peut néanmoins observer, c'est qu'avec deux matches en moins, Guingamp a toujours les leaders dans le viseur. Et que la troisième place n'est qu'à trois points. Les joueurs de Victor Zvunka ont tout ça bien en tête. Ambitieux, ils savent fort bien que ce voyage à Tours peut les propulser sur le podium. À 34 journées de la fin, c'est encore anecdotique, mais ça peut déjà rendre plus fort, au moins dans les têtes.
TURN-OVER. Jeudi, à Hambourg, Victor Zvunka a pris un risque. Celui de se passer des Koné, Diallo, Mathis, El Jadeyaoui et Scarpelli, ses titulaires du début de saison. Face à l'une des meilleures formations du moment sur le continent européen, les Djoman, Bellugou, Hamroun et Bazile ont donné raison à leur coach, même si tous n'ont pas eu le même rayonnement. « Quand Arsenal ou Lyon fait tourner, il n'y a aucune critique. Pourquoi devrions-nous nous priver de cette possibilité? s'interroge le coach. Si je l'ai fait, c'est que je pensais que c'était nécessaire. » Les faits lui ont donné raison, et son équipe est sortie la tête haute de la compétition européenne.
Du coup, ce soir, l'entraîneur guingampais va pouvoir disposer de joueurs dont la fraîcheur physique n'est pas trop entamée. Même si les remplaçants lui ont donné satisfaction jeudi, il y a fort à parier que les titulaires récupèrent leur poste. « Il faut savoir se reposer sur une équipe type, précise-t-il. D'autant que l'équipe commence à prendre ses repères. » En témoignent des séquences de jeu de plus en plus intéressantes, comme face à Vannes et en première mi-temps à Hambourg.
Enfin, si Guingamp a fourni des efforts en Allemagne, Tours a également laissé du jus cette semaine. Jeudi, les Tourangeaux étaient à Metz en Coupe de la Ligue. Malgré leur ouverture du score, ils ont été éliminés de l'épreuve en concédant un but contre son camp en fin de match... Et c'est l'équipe type qui a été alignée.
RETOUR AU QUOTIDIEN. Il y a une semaine, les Guingampais n'avaient pas raté leur retour au championnat, étrillant une équipe vannetaise étonnamment absente (4-1). Les Costarmoricains réussiront-ils à rééditer la même prestation ? Les jambes, les têtes et les adversaires le diront... « On se remet dans le même contexte que la semaine dernière,explique Victor Zvunka. Certes, c'est un peu différent puisque c'est à l'extérieur. Mais j'aimerais qu'on continue sur notre lancée et sur ce qu'on produit en championnat depuis le début de saison.»
Révélation de la saison dernière, Tours a-t-il les armes pour contrarier les ambitions guingampaises ? Coach Zvunka le croît, mais en y mettant un bémol. « Cet été, ils ont perdu pas mal de très bons joueurs, aujourd'hui en Ligue 1. Sur le papier, l'équipe semble avoir moins d'expérience. Leur recrutement ayant été tardif, l'équipe est encore en reconstruction et n'a pas trouvé son rythme de croisière. » En clair, les clés de la rencontre sont dans les mains des Guingampais. À eux de savoir ce qu'ils veulent en faire.
Felipe forfait. Le défenseur brésilien, blessé au mollet suite à un coup reçu lors du match retour de Ligue Europa, jeudi à Hambourg, n'a pas pris par à l'entraînement, hier après-midi. Le gaucher ne sera donc pas du déplacement à Tours et restera aux soins à Guingamp. Il sera remplacé par Luis Delgado sur le côté gauche.
Grax s'est entraîné. L'ancien stéphanois a bel et bien pris part à l'entraînement, samedi. Souffrant d'une douleur intercostale, Grax n'avait pas joué depuis le 21 août dernier. Insuffisamment remis, il est forfait pour le match face à Tours. Forfait, Bassila l'est également. Le capitaine guingampais ne devrait retrouver le chemin de l'entraînement que lundi. Son retour à la compétition pourrait intervenir le 4 septembre à l'occasion du déplacement à Istres.
Allaoui dans le groupe. La dernière recrue costarmoricaine, Mustapha Allaoui, étrennera son nouveau maillot dès ce soir. Qualifié de justesse, le Marocain n'a posé ses bagages à Guingamp que depuis cinq jours.
Une victoire partout. La saison passée, les Guingampais s'étaient imposés à domicile au match aller (3-1). Au retour, sur leur pelouse, les Tourangeaux avaient pris leur revanche sur le plus petit des écarts (1-0).
FIN DE LA TOURNÉE DES GRANDS-DUCS. Avec cette dernière rencontre du mois d'août, avant une mini-trêve internationale de quinze jours, les Vannetais en auront fini avec leur première étape dans ce championnat. Et quelle étape ! Dans le genre « cols hors catégories », les hommes de Stéphane Le Mignan se seront invités à la table de quatre des six plus gros budgets de Ligue 2, dont deux équipes reléguées de Ligue 1. Quatre formations qui figurent actuellement dans la première partie de tableau.
Si l'on ajoute les deux rencontres de Coupe de la Ligue, agrémentées à chaque fois de prolongation, voilà une entrée en matière qui avait de quoi rester sur l'estomac. Mais avec cinq points et deux qualifications en poche (à l'extérieur qui plus est), les Morbihannais ont plutôt bien digéré l'ensemble. Une victoire face au Havre permettrait de faire presque aussi bien que la saison dernière (8 points contre 9 l'an passé), soit un très bon début de saison.
LEVER LES DOUTES. «À Guingamp, on était tellement loin du compte... » Stéphane Le Mignan a encore bien à l'esprit la claque reçue en Côtes-d'Armor (4-1). Face au Havre, les Vannetais devront donc se réhabiliter, au niveau de l'envie mais aussi au niveau du jeu. En cela, la qualification à Ajaccio n'est que du bonus : «C'est quelque chose de très bien, surtout 3-4 jours après la défaite à Guingamp. Une défaite, notamment lourde, aurait forcément amené encore plus de doute. Mais la priorité, c'est le championnat.»
GESTION DE L'EFFECTIF. Stéphane Le Mignan a décidé de conserver 17 joueurs avant cette rencontre. Quintin, Martot et Jarsalé ont été mis à disposition de l'équipe réserve alors que Sabin est forfait, victime d'une entorse du genou.
Le coach breton pourra en revanche compter sur les retours de Drouin (qui devrait être mis en concurrence avec Lina pour la dernière place dans le groupe), Delhommeau, Gimbert et Avezac, laissé au repos pour le déplacement à Ajaccio. Le coaching payant lors de la Coupe de la Ligue, va permettre de récupérer, malgré la prolongation, des joueurs dans un meilleur état de fraîcheur. Indispensable pour le dernier coup de collier du mois d'août.
LE HAVRE VEUT SE RASSURER À L'EXTÉRIEUR. «On est dans les temps, mais avec nous, il se passe toujours des choses», assure le coach haut-normand Cédric Daury, qui a gardé en travers de la gorge la défaite de sa formation à Tours (2-0). «Nous sommes peut-être un peu trop joueurs à l'extérieur», poursuit l'entraîneur havrais qui compte bien sur ce déplacement en Bretagne pour mettre à l'épreuve la solidité de sa formation.
«Mais avec deux joueurs d'expérience (Hénin et Gillet) et deux internationaux espoirs(Kana Biyik et Le Marchand), derrière c'est solide», assure de son côté Stéphane Le Mignan, l'entraîneur vannetais, qui poursuit : «Et puis, perdre à Tours, qui était l'équipe la plus performante à domicile la saison dernière n'est pas déshonorant.»
Tirage au sort des 16es de finale de la Coupe de la Ligue, demain. Le tirage au sort, effectué à partir de midi, marquera l'entrée en lice des clubs de Ligue 1, à l'exception des équipes concernées par une compétition européenne (Bordeaux, Marseille, Lyon, Toulouse, Lille) dont Guingamp est le seul représentant en Ligue 2.
Sous la menace. Quatre joueurs du Voc sont sous la menace d'un troisième carton jaune synonyme de suspension automatique. Il s'agit de Stephen Drouin, Loïc Guillon, Christophe Avezac et Frédéric Sammaritano. Ghislain Gimbert a, quant à lui, purgé son match de suspension lors du tour de Coupe de la Ligue à Ajaccio et repart donc le compteur à zéro.
Amical: Vannes - Lorient, le 4septembre. Pour combler le manque de compétition durant la trêve internationale, le Voc et le FC Lorient s'affronteront le vendredi 4 septembre à 19 h au stade de La Rabine.
Pourquoi la société Bretagne Structures, dont vous êtesle propriétaire gérant, investit-elle cette saison dans le Vannes olympic club ?
L'an dernier, nous étions déjà présents sous la forme d'un bandeau publicitaire autour de la pelouse du stade de la Rabine. Cette année, nous franchissons un palier : Bretagne Structures apparaît sur le dos du maillot blanc et noir du Voc. Les bons résultats sportifs de la saison dernière en Ligue 2 et en Coupe de la Ligue ne sont pas étrangers à ma décision, mais c'est surtout le discours que m'a tenu le président Michel Jestin qui a été convaincant. Il y a désormais un vrai projet professionnel à Vannes.
Même si vous êtes Morbihannais d'origine et si vous avez joué au foot à Ploërmel, votre entreprise est implantée en Ille-et-Vilaine. Quelles retombées pouvez-vous alors attendre de cet investissement ?
Depuis Bréal-sous-Montfort (Ille-et-Vilaine), Bretagne Services travaille en fait dans toute la France en louant du matériel pour l'organisation d'événements, comme des chapiteaux et tentes. J'emploie quinze salariés. Parce que le Voc fait partie de mes clients, il est donc logique que je lui renvoie l'ascenseur. Mais il est toujours plus intéressant d'investir davantage dans une équipe qui présente de bons résultats car mon but est de faire connaître mon entreprise à de nouveaux clients.
Les retombées sont difficiles à évaluer. C'est un peu comme la pub, il faut en faire en permanence pour entretenir et améliorer une image. Même si la période économique est difficile, il ne faut surtout pas se refermer sur soi-même. Les chefs d'entreprise ont trop tendance à couper en priorité dans le budget publicitaire. C'est une politique facile, mais elle n'est que de court terme.
Combien avez-vous investi dans cette opération ?
En France, on a toujours du mal à donner des chiffres. Disons que c'est un pari mesuré que d'investir dans le Voc. Ce n'est pas le même budget que si Bretagne Structures avait son nom sur le maillot du Stade Rennais. Là c'est inabordable pour une PME comme la mienne et pourtant Rennes est le club de mon coeur.
Vous y avez aussi investi, comme à Guingamp et Boulogne-sur-Mer. Vous n'avez pas l'impression de vous disperser ?
Le foot reste ma grande passion. J'ai joué une saison au Stade Rennais en Division 3 dans les années 80, avant de venir à l'US Ploërmel, d'où je suis originaire et je vis à Concoret, dans le canton de Mauron. Au Stade Rennais, je suis partenaire. A Guingamp, je suis actionnaire parmi d'autres et j'ai investi l'an dernier à Boulogne à l'occasion de la location de matériel. C'est un club avec des gens authentiques, qui a fait un parcours surprenant et remarquable en Ligue 2, j'ai voulu l'accompagner en Ligue. Mais je suis également partenaire de l'Open de tennis de Rennes et du Jumping international de Dinard. Je ne suis pas un philanthrope mais j'ai envie de rendre un peu au sport ce qu'il m'a donné quand j'étais sportif.
Mangane sous la menace. Déjà averti contre Boulogne lors de la première journée, Kader Mangane a écopé, hier soir, d'un nouveau carton jaune. En cas de récidive lors des six prochains matches, il sera automatiquement suspendu.
Sow titulaire, Marveaux sur le banc. Frédéric Antonetti a décidé de modifier quelque peu sa composition d'équipe au regard de celle qui avait débuté face à l'OM. Comme il l'avait fait à Nice, il a titularisé Moussa Sow mais cette fois sur le côté droit. De fait, Ismaël Bangoura a été positionné flanc gauche tandis que Sylvain Marveaux a pris place sur le banc.
Thomert : l'étranger ou Rennes. Il ne reste que quelques heures avant la fermeture du marché des transferts et le Stade Rennais n'a toujours pas d'offre concrète pour Olivier Thomert. Cela fait maintenant vingt jours que le gaucher rennais ne s'entraîne plus avec le groupe professionnel. Pour l'heure, les seules pistes ont été celles de clubs étrangers mais qui n'ont pas donné suite. Olivier Thomert pourrait donc être contraint de réintégrer le groupe à compter du mardi 1er septembre. À moins que d'ici-là, un club se manifeste.
Nantes s'intéresse à Kembo. L'attaquant rennais ronge son frein sur le banc de touche depuis le début de saison. Très peu utilisé, il s'interroge sur son avenir et ne serait pas contre un prêt en Ligue 2. Selon nos informations, le FC Nantes s'intéresse à Kembo et pourrait formuler une demande de prêt dans les prochaines heures.
Aubey à Saint-Etienne : c'est non. Le défenseur rennais, Lucien Aubey, intéressait l'AS Saint-Etienne. Le club du Forez, en proie a des difficultés défensives, s'est donc renseigné auprès de la direction du Stade Rennais. Mais celle-ci a refusé de laisser partir Lucien Aubey.
« Si vous me parlez d'arbitrage, c'est que vous avez vu des choses. Moi, je ne souhaite pas en parler. Je préfère me concentrer sur le jeu de mon équipe. » Hier soir, Frédéric Antonetti n'a pas voulu s'étendre sur la prestation de l'arbitre. Et pourtant, Christian Guillard aura été l'un des acteurs importants de ce match.
Natif de Saint-Méen-le-Grand, en Ille-et-Vilaine, M. Guillard appartient à la Ligue Atlantique. Hier soir, il dirigeait sa deuxième rencontre de Ligue 1 et il a sérieusement influencé le scénario de la rencontre. D'abord en distribuant pas moins de six cartons jaunes et deux cartons rouges, dans une rencontre qui ne sentait pourtant pas la poudre. Mais aussi en sifflant un penalty discutable contre le Stade Rennais, qui a permis à Lens de revenir dans le match.
Pour autant, impossible de dire que le résultat des Rennais incombe uniquement à l'arbitrage. Car les hommes de Frédéric Antonetti peuvent encore avoir beaucoup de regrets en quittant le Nord. « Ce match nul est effectivement très rageant, reconnaît Frédéric Antonetti. On a la maîtrise du jeu mais on manque de réalisme et du coup on ne se met pas à l'abri. »
Pourtant, tout avait bien commencé avec une ouverture du score de Bangoura dès la 4e. Et surtout, jusqu'à la vingtième minute, les Rennais ont eu pas moins de quatre occasions nettes, dont une tête de Gyan sur la barre transversale. « On a pêché par manque de chance, par maladresse, par précipitation et par manque de clairvoyance », analyse le coach rennais. Faute de faire une différence qui aurait été méritée, tant avant l'égalisation lensoise qu'après, les Rennais sont donc rentrés au vestiaire sans être payés de leurs efforts.
Mvila expulsé
À la reprise, la domination rennaise est repartie de plus belle. Lorsque Ramos est expulsé à la 51e, on se dit que les Rennais vont finir par être récompensés. « C'est tout l'inverse qui s'est produit, regrette Frédéric Antonetti. À onze contre dix, on s'est mis à déjouer complètement en se précipitant et en sautant les lignes. On a brûlé les étapes. »
Regroupé dans ses trente derniers mètres, même après l'expulsion sévère de Mvila, le RC Lens a donc tout misé sur les contres. Et sur une nouvelle occasion manquée par Gyan seul face à Runje, le gardien lensois captait le ballon et relançait rapidement pour Demont, qui s'en allait centrer pour Jemaa. Oublié au deuxième poteau, l'attaquant nordiste fusillait Douchez et donnait l'avantage aux Lensois. Un véritable hold-up, au regard de la rencontre.
Heureusement, les Rennais n'ont pas lâché et ont fini par égaliser par Gyan dans le temps additionnel. « On a failli perdre ce match, ce qui aurait été injuste car sincèrement je pense que l'on méritait de le gagner. On a trouvé les ressources pour égaliser, c'est bien, même si cela ne fait qu'un petit point. On reste toutefois invaincu, positive Frédéric Antonetti. On dit souvent que le match nul ne paye pas. Mais ce n'est pas forcément vrai et l'on s'en rend compte lorsque l'on gagne. À condition de savoir gagner... »
Hier soir, les Rennais n'ont pas su le faire comme contre Marseille ou Nice. Le 13 septembre contre Saint-Etienne, il faudra impérativement savoir le faire.
LE DEBUT DE SAISON RENNAIS. L'entraîneur corse, s'il se dit satisfait du contenu des trois premiers matches, regrette que cela ne se soit pas concrétisé en termes comptables, à Nice (1-1) et à plus forte raison face à Marseille (1-1). «On aurait pu mieux faire en prenant des points lors des deux dernières rencontres», admet le coach, tout en évitant les conclusions hâtives. «Il faut voir les joueurs dans plusieurs situations pour avoir une idée plus précise. J'ai toujours dit que Rennes était une équipe compétitive. Maintenant, il faut le prouver sur le terrain et dans la durée.C'est au bout de 10 journées, pas avant, que l'on connaît vraiment son équipe, et que l'on peut dire de quoi elle est capable.»
MANQUE D'EFFICACITE. Le problème n'est pas nouveau au Stade Rennais. L'ancien Niçois reconnaît que son équipe pêche encore dans la finition en ce début de championnat. «Oui, il y a un problème de ce côté-là... Il manque un dernier geste, une bonne dernière passe, une inspiration. Un but, c'est toujours une inspiration.» Comme c'est le cas depuis le début de la saison, les Rennais ont donc beaucoup travaillé devant le but cette semaine.
UN EFFECTIF TOUJOURS PAS AU COMPLET. Depuis l'entame du championnat, Frédéric Antonetti n'a jamais eu à sa disposition l'ensemble des joueurs du groupe. Jimmy Briand est toujours en rééducation, Bruno Cheyrou (genou) ne devrait pas être rétabli avant deux ou trois semaines, Alexander Tettey (cuisse) espère faire son retour dans quinze jours contre Saint-Etienne... Plusieurs absences auxquelles s'ajoute celle de Mickaël Pagis, victime d'un coup à la hanche et forfait pour cette rencontre. Une situation qui frustre l'entraîneur rennais. «C'est un peu le regret actuel de ne pas avoir eu tout le monde en même temps. Car on s'aperçoit que la plupart du temps, les équipes qui réussissent sont celles qui ont le même effectif sur une longue période dans la saison.»
VICTOIRE IMPERATIVE. Si le début de saison rennais est pour le moment plus que correct, il faudra l'emporter, ce soir, dans le Nord-Pas-de-Calais, pour confirmer les bonnes dispositions entrevues jusqu'à présent. «Ce match doit nous permettre de faire un bon début de championnat et de confirmer nos bonnes sorties en prenant des points. C'est l'enjeu de cette rencontre. La victoire est très, très importante.» Pour Frédéric Antonetti,«le match de Marseille a permis aux joueurs de prendre conscience de leurs possibilités». L'heure est donc venue de confirmer face au promu lensois, auteur d'un bon début de saison et qui devance Rennes au classement. Les Artésiens sont actuellement sixièmes avec 6 points.
LE RETOUR DE LENS EN LIGUE 1. Champion de L2 l'an passé, le Racing club de Lens n'aura passé qu'une saison au purgatoire. Logique, selon Frédéric Antonetti, pour un club de ce standing. «Je suis content pour eux. Avec leur stade, leur public, le statut de ce club, c'est normal qu'ils jouent en Ligue 1.»
LA FORCE MENTALE LENSOISE. Pour le coach du Stade Rennais, la principale force de Lens version 2009-2010, c'est la volonté de remporter chaque match et de se battre sur chaque action. «J'ai un peu étudié cette équipe, et je pense qu'elle a une mentalité très au-dessus de la moyenne. Ils ont souffert et ils ne veulent plus se retrouver là où ils ont été. C'est une équipe très agressive, combative dans le bon sens du terme.»
DES ATOUTS OFFENSIFS. Outre l'ancien Guingampais Eduardo (lire ci-dessous), l'entraîneur lensois Jean-Guy Wallemme dispose d'atouts offensifs de qualité, dont se méfie Frédéric Antonetti. «Ils ont des joueurs capables de faire la différence à tout moment. Je pense à Monnet-Paquet, Boukari... »
Le message est donc très clair. À Lens, le Stade Rennais doit confirmer le contenu de ses précédentes sorties. En y rajoutant le contenant.
Sigamary Diarra (milieu de Lorient) : « Ce succès va nous permettre de bien nous préparer pendant quinze jours. Ce soir, on a été guerriers, on a su marquer. Je pense que la victoire est méritée et qu'elle va tisser de vrais liens avec les supporters. »
Loïc Féry (président du FC Lorient): « C'est une première petite victoire à domicile mais je considère presque que le nul contre Montpellier (2-2), après avoir été mené 2-0, était presque une victoire. Ce soir il y avait de la détermination et des automatismes qui sont en train de se mettre en place. On avait un devoir de gagner, désormais on va pouvoir aborder le déplacement à Lyon avec plus de sérénité. On m'avait dit que le public de Lorient n'était pas chaleureux et supporteur, ce soir il nous a poussés dès le coup d'envoi. Je souhaite que le Moustoir devienne une forteresse. D'ici la fin du Mercato (31 août), il faut s'attendre à une arrivée dans le secteur offensif, un joueur qui a été mis à l'essai (le Zambien Jonas Sakuwaha). C'est bouclé à 95 %. »
Le Mans : les mêmes. Paulo Duarte n'avait finalement procédé à aucun changement. Il a aligné devant Lorient l'équipe qui a débuté devant Nancy, une semaine plus tôt. Le Malien Modibo Maïga a donc débuté sur le banc.
AlphousseyniKeïta écarté. Les Manceaux étaient venus avec un groupe de 19, dans le Morbihan. Il a donc bien fallu écarter un joueur. Après Lorient, devant Lyon, Bouhours à Paris, Camara devant Nancy, c'est le Malien Alphousseyni Keïta qui a été invité à suivre la rencontre... en simple spectateur.
Deux jours de repos. Une fois n'est pas coutume, les Mucistes ont droit à deux jours de repos. Ils reprendront l'entraînement mardi après-midi... pour ceux qui n'ont pas une sélection à honorer.
Paulo Duarte rejoint le Burkina Faso. L'entraîneur du Muc 72 va rejoindre lundi la sélection du Burkina Faso qui va disputer un match très important contre la Côte d'Ivoire de Didier Drogba et Romaric, mercredi soir, à Abidjan.
LORIENT : Audard - Sosa, Genton, Koscielny, Morel - Amalfitano, Ducasse (Monterrubio 65'), Mansouri (cap.), Diarra (Mvuemba, 79') - Vahirua (Peñalba, 85'), Gameiro. Non entrés en jeu : Cappone, Baca, Le Lan, Fanchone. Entraîneur : Christian Gourcuff.
LE MANS : Ovono, Cerdan (cap.), Louvion, Baal, Corchia, Thomas, Coutadeur, Lamah (Maiga 65'), Goulon (Stromstad, 79') - Le Tallec (Dossevi, 79') Helstad. Non entrés en jeu :Makaridze, Bouhours, Wague, Loriot. Entraîneur : Paulo Duarte.
Pas de chaleur étouffante à Lorient, hier, plutôt une douceur angevine. Mais qu'importe, les Lorientais paraissaient étouffés. Surtout en première mi-temps. Après une prestation décevante à Monaco, les Lorientais avaient à coeur de se racheter. Mais les 45 premières minutes ne présageaient rien de bon. Il n'aura fallu que le talent de Vahirua et sa belle frappe enroulée pour dénouer la rencontre.
En première période, les Merlus manquaient de punch pour enflammer la rencontre et le Moustoir. L'équipe manquait encore d'automatismes. Le collectif n'était pas encore au top et l'imprécision était de mise. Des imprécisions que Marama Vahirua expliquait volontiers.«Depuis le début on n'est pas au top. On a du mal à se trouver. C'est un peu normal, on a une nouvelle équipe. La force de Lorient est son milieu de terrain. Or, le nôtre a complètement explosé. Il est donc difficile de se remettre dedans.»
Une première mi-temps qui ressemblait donc aux prestations précédentes. Le coach lorientais trouvait son équipe encore «trop timide avec trop d'insuffisances.» Le Mans quant à lui se chargeait de créer du jeu et d'animer la rencontre. Pourtant l'entraîneur manceau Paulo Duarte n'était pas satisfait de la prestation de ses joueurs. «Je suis frustré, je voulais gagner et on a perdu. Je voulais que l'équipe joue bien, seule la deuxième mi-temps a été correcte.» Seul le milieu manceau Coutadeur surnageait en première mi-temps. « Le secret de la victoire ce soir était le milieu. Or seul Coutadeur sur cinq joueurs a réussi à faire pression. Ce ne pouvait être que difficile. »
« Besoin de se rassurer »
En seconde période, Lorient retrouvait du dynamisme. Une seconde mi-temps qui redonnait de l'espoir à l'entraîneur lorientais, Christian Gourcuff. «On avait besoin de se rassurer. Tout n'a pas été parfait mais on a vu une autre équipe ce soir, plus dynamique. Après le repos, les joueurs ont pris des initiatives qui m'ont plu. Ils ont réalisé une seconde mi-temps optimiste. Ils ont réussi à prendre l'ascendant dans le jeu.» Et l'équipe pouvait à nouveau compter sur son attaquant tahitien Marama Vahirua. Il libérait donc les Lorientais peu réalistes d'un très beau geste : une belle frappe enroulée (64'). Un but que commentait humblement son auteur. «J'ai tenté et j'ai eu beaucoup de réussite.»
À la sortie de ce match en demi-teinte, Lorient capitalise 7 points en quatre matches. Du point de vue de la qualité de jeu le bilan n'est pas positif mais cette rencontre apporte de l'espoir quant à la suite du championnat. Christian Gourcuff en est satisfait mais ne crie pas non plus victoire. «On a pris 7 points. Mais on n'a pas non plus joué de grosses cylindrées. Il ne faut pas se focaliser sur le bilan comptable.Il est vrai que cela compte surtout pour des équipes comme la nôtre qui joue le maintien.»
C'est en tout cas ce qu'ose espérer Marama Vahirua. «On a une belle équipe cette année. Elle n'est pas encore au top, il y a encore quelques réglages à faire. Mais ce soir on a montré qu'on pouvait le faire. C'est vrai qu'on a douté de nos possibilités surtout après le match contre Monaco.» Le Tahitien, buteur décisif de la soirée, aura été en tout cas le bourreau de Didier Ovono : « Je suis déçu de ma prestation car on perd trois points. Je ne peux pas dire que je fais une erreur car mon placement est bon. C'est lui qui a bien frappé. Mais le ballon a pris une autre direction... Je devais être là où j'étais. »
Aujourd'hui les Lorientais ont 7 points, les Manceaux restent scotchés à 4 unités.
Inconstance. C'est le mot qui pourrait le mieux définir le début de saison des Merlus. Alors que le championnat a repris depuis déjà trois semaines, Lorient n'a toujours pas trouvé son rythme de croisière. Difficile en ce mois d'août, qui rime encore avec vacances et farniente, de reprendre le chemin de la pelouse, l'esprit combatif. D'ailleurs, ce ne sont pas les deux dernières prestations qui ont prouvé le contraire. Alors que pour son premier match, Lorient était allé battre Lille chez lui. «Dans le Nord, l'équipe a fait preuve de générosité. Les joueurs ont été cohérents et consistants. Le contexte était différent. Les qualités techniques étaient là notamment dans les contres», soulignait Christian Gourcuff. Les deux prestations suivantes ont été moins convaincantes.
Au Moustoir, les Merlus ont décroché le nul face au promu montpelliérain après avoir été menés 2-0. Un sursaut apprécié par l'entraîneur lorientais. «Le collectif était là, il y avait de l'organisation, du liant. Les joueurs ont aussi démontré qu'ils étaient capables de réagir. Grâce au mental, on a réussi à sauver un point.» Mais samedi dernier face à Monaco, le vent a tourné et s'est opposé à la bonne progression des Merlus. «Les joueurs sont retombés dans un jeu fade. Ils ont été appliqués mais l'équipe a manqué de dynamisme.»
Se remobiliser contre Le Mans
Mais aujourd'hui, samedi 29 août, sonne la fin du mois d'août et donc une rentrée toute proche. Au vu des deux dernières prestations, les joueurs lorientais aborderont le match face au Mans avec l'envie de se racheter, de renouer avec leurs valeurs. C'est en tout cas ce qu'espère le coach lorientais. «Il faut de la consistance dans le jeu. C'est ce qui nous fait défaut depuis le début du championnat. La dynamique est une donnée essentielle de la réussite.»
Le dynamisme serait donc l'une des clés du succès. «Il faudra du jeu pour prendre les trois points face aux Sarthois. Il nous faut un jeu collectif plus performant, plus consistant.» L'autre ingrédient de la recette de la réussite contre les Manceaux n'est autre que le jeu. Mais Christian Gourcuff se méfie de cette équipe du Mans qui a d'ailleurs prouvé toutes ses valeurs lors de la dernière journée en s'imposant face à Nancy (2-1). «Ce n'est pas rassurant de jouer contre une équipe qui s'est requinquée. Le Mans est une équipe solide. On connaît les qualités de cette équipe mancelle.»
Prendre exemple sur Le Mans
Et pour cause. Depuis plusieurs saisons, Le Mans fait partie des bons élèves. Bon élève par sa capacité à résoudre les problèmes. Ce n'est pas Christian Gourcuff qui contredira cette affirmation : «Le Mans est une équipe assez homogène. Elle a su faire face à une intersaison compliquée». Un exemple à suivre donc pour Lorient ? Peut-être. En tout cas, Le Mans a réussi, la saison dernière, à faire face aux départs des Sessègnon (PSG), Romaric (FC Séville), Grafité (Wolfsburg), Basa (Lokomotiv Moscou) ou encore Gervinho (Lille). Une réussite mancelle qui pourrait donner du baume au coeur à Lorient, une équipe en reconstruction cette année.
Difficile donc d'avoir des automatismes. «On se cherche, c'est évident. Le milieu de terrain a été remanié, la défense reconstituée. Par contre, l'attaque fonctionne mieux. Mais le chantier collectif reste encore important.» L'entraîneur lorientais attend avec impatience le 1er septembre minuit pour évacuer un lot de soucis. Pouvoir enfin commencer à travailler avec un groupe complet qui regarde dans la même direction, c'est tout ce qu'attend le coach lorientais. Et une victoire, ce soir, face aux Manceaux, en guise de pré-rentrée pourrait être de bon augure pour la suite. À commencer par le maintien.
«L'équipe mancelle joue le maintien. Pour Lorient, il est donc important de prendre des points face à des équipes comme Le Mans.»
Les Thoniers prennent le match par le bon bout. D'entrée les hommes de Nicolas Cloarec s'installent dans le camp adverse et s'assurent la maîtrise des opérations dans l'entre jeu, mais il faut attendre la demi heure de jeu pour voir le tableau de marque s'animer, et de belle manière pour les locaux qui battent Le Rouzic à trois reprises juste avant la pause.
Drouglazet reprend un ballon repoussé par le gardien visiteur et ouvre le score dans le but vide (1-0, 32'). La pression concarnoise ne se relâche pas et sur un centre de Saline, Hubert, de la tête réussit le break, (2-0, 40'). Juste avant de rejoindre les vestiaires, Labat se fait durement sécher alors qu'il filait au but. Penalty indiscutable, transformé par Drouglazet (3-0, 45').
Un score lourd à la mi-temps, mais qui reflète la différence de niveau affichée par les antagonistes. Et les Thoniers n'entendent pas relâcher leur emprise, bien au contraire puisque Hubertbat une nouvelle fois Le Rouzic après avoir bénéficié d'un contre dans la surface adverse. 4-0 à l'heure de jeu. Il reste une demi-heure aux Montagnards pour sauver l'honneur, ils s'y emploient mais Seznec et sa garde rapprochée restent intraitables jusqu'au bout, donnant aux locaux leur neuvième victoire consécutive à Kérampéru.
CONCARNEAU. Seznec, Lefillastre (g), Toupin, Le Reste, Palut, Viel, Jannez, Drouglazet, Clément, Nicolas, Saline, Labat, Gourmelon, Le Goff, Hubert, Collorec, Loisel, Jaouanne. Entr. Nicolas Cloarec
LA MONTAGNE : Le Rouzic, Laurenti (g), Le Bars, Parat, Sivy, Mear, Madiadia, El Mimoun, Toullier, Adjoev, Legrand, Mounier, Yala, Rieux, Chevalier, Le Grognec, Simon. Entr. Anthony Ludena
La dernière confrontation officielle entre Thoniers et Montagnards à Kérampéru date d'octobre 2008 et avait été qualifiée de « match référence » par Serge Le Dizet. Si la rencontre, alerte et équilibrée, avait souri cette fois aux Concarnois (1-0), les deux clubs s'étaient retrouvés fin mai au coude à coude dans le premier tiers du classement final. La dernière confrontation remonte à fin juillet à Plouay où Concarneau l'avait emporté 6-4 après avoir mené 6-0 à la 80'. Mais Nicolas Cloarec minimise cette victoire. « Le match de samedi n'aura rien à voir avec la rencontre amicale de juillet. Les montagnards auront à coeur de se montrer sous un autre jour, comme ils l'ont d'ailleurs fait à Mondeville. Je suis certain que l'opposition sera très résolue, à l'image de tous les derbys Concarneau-La Montagne. A nous de rééditer le match livré face à Vertou et de nous faire respecter à domicile» L'infirmerie Concarnoise est vide et seul Guillaume Mulak est incertain en raison de séquelles de douleurs aux adducteurs. Le coach Concarnois sera même obligé de faire des choix, notamment concernant les mutés.
L'entraîneur Montagnard Anthony Ludena, le battant, se plaît paradoxalement à adopter un profil bas. «Nous ne faisons pas un bon début de saison, même si nous avons eu la chance d'avoir en face à Mondeville, une équipe incomplète et pas prête. Je ne dispose pas d'un groupe permettant d'afficher des ambitions et nous venons à Concarneau sur la pointe des pieds.» Anthony Ludéna pourra s'appuyer sur Sivy en défense et Rieux devant, mais Auréart est suspendu, tandis que Candalh et Tison sont en vacances.
Dans ce contexte les Thoniers, chez eux, bénéficient de la faveur des pronostiqueurs, à condition toutefois qu'ils rééditent la prestation proposée face à Vertou il y a deux semaines.
Il n'aura fallu qu'une demi-heure pour que les Avranchinais plient une rencontre ô combien importante pour les deux camps, en attente de leur première victoire. Trois buts décisifs qui permettaient alors de jouer en confiance. Le premier survenait après seulement trois minutes de jeu. Une percussion de Ferreira, le ballon qui parvient à Pigeon dont le tir est relâché par Boulic. Besnier a suivi et marque.
Les ennuis du gardien finistérien ne font que commencer. Certes, il est tout heureux que Ferreira écrase sa frappe (8') sur un service aux petits oignons de Didot, mais il ne peut empêcher son défenseur Serge le Guen de dévier un centre de Besnier dans ses propres filets (2-0, 11'). Le temps se gâte pour les joueurs de Salaün littéralement scotchés au gazon de Fenouillère et incapables de maîtriser le ballon. Quelques timides incursions dans la moitié de terrain avranchinaise, un coup franc non cadré de Le Bihan (27') et ce sera tout jusqu'à la pause.
Les Bleus, eux, continuaient de s'en donner à coeur joie. Rien de plus sécurisant alors que prendre le large grâce à Besnier, encore lui. Sur un tir en apparence peu dangereux, Boulic est mal placé et s'incline à nouveau (3-0, 30'). « Après une telle entame, il n'y avait plus rien à espérer » commentait après-coup le coach finistérien.
Effectivement, lors du second acte de la rencontre, la révolte quimpéroise fut quasi inexistante. C'étaient même les locaux qui offraient à leurs nombreux supporters un jeu fluide et collectif les exonérant de toute crainte quant au résultat final.Il y aura bien cette frappe de N'Dengila dans l'axe, stoppée par Louédec (59') mais rien d'autre qui puisse mettre en émoi le gardien avranchinais.
Contrôlant la situation pour préserver l'ampleur du score, la troupe de Slijepcevic levait un peu le pied pour finir. Entré en jeu peu après l'heure de jeu, Tarchoun apportait toutefois un surcroît de danger offensif. Son une-deux avec Besnier échouait d'un rien (81'), son ultime course vers le but était par contre récompensée, avec l'aide du poteau. La victoire devenait éclatante.
Après trois journées, Quimper pointe à la dernière place, une première, conséquence d'un départ aux antipodes de la saison passée. Ronan Salaün a vite analysé les raisons de ce couac. «C'est du côté de l'envie et de la révolte qu'il nous manque quelque chose.Cet état d'esprit, qui était l'une de nos principales valeurs nous fait aujourd'hui défaut. Il y a donc une prise de conscience à avoir de la part de tout le groupe. Aujourd'hui, on est dernier et si pour certains c'est anecdotique, moi je ne le vis pas de cette manière. Quand on est compétiteur, on doit avoir la haine de la défaite et de se retrouver dernier. J'attends une réaction d'orgueil de la part des joueurs, face à un adversaire qui connaît aussi des difficultés sur le plan offensif.»
À la décharge des Finistériens, on doit prendre en compte un début de championnat compliqué avec des éléments comme Michel Mondeguer (ex Troyes et Nantes) qui ne va débuter le championnat qu'à la quatrième journée, tout comme Pogba et Ndengila, pourtant là dès le début juillet, et qui n'ont été qualifiés que la semaine passée, parce que du côté du club on a tardé à prendre des décisions à leur sujet. Il faut maintenant que la mayonnaise prenne, sauf que le temps presse. «Je ne suis pourtant pas inquiet quant à la valeur du groupe, poursuit Ronan Salaün, car je pense que c'est l'effectif le plus solide que l'on ait eu. Intrinsèquement il y a de la valeur, mais ça, c'est sur le papier car pour l'instant, avec tous ces contretemps, je n'ai pas pu encore dégager une ossature. Il faudra encore une quinzaine de jours et le retour de tous et j'ai l'impression qu'on en est encore aux matchs de préparation.»
Avranches attend sa première victoire
Si le promu manchot a obtenu un partage des points face à Caen (0-0), il court comme Quimper après son premier but. «On a pourtant fait de bonnes prestations, souligne Zivko Slijepcevic, mais il nous faut maintenant un succès à la maison. C'est indispensable, mais je sais que Quimper ne vient pas ici en vacances.» L'équipe de la Manche qui frappait à la porte du CFA depuis de nombreuses saisons vient enfin de gravir un échelon et du côté du Mont Saint-Michel on semble s'être donné les moyens de s'installer à ce niveau avec les arrivées de Sylvain Didot (Reims, Toulouse...), Yoann Bourillon (Besançon, Laval...) et du meilleur buteur de CFA2, Ramzi Tarchoun (26 buts avec Dives).
Franck Kerdilès (entraîneur de Plabennec): « Forcément, ce soir, nous repartons avec une certaine frustration. Nos efforts ont payé puisque nous sommes logiquement parvenus à égaliser. Cependant, le penalty est le tournant du match car sans cette fameuse décision arbitrale nous serions sûrement repartis avec le point du nul. Je suis toutefois content de la prestation de mes joueurs même si Rodez n'a pas évolué à son niveau. »
Les coéquipiers de Grégory Ursule prennent les devants et tentent de mettre à mal d'entrée de jeu la défense de Plabennec. Dès la 5e minute, Romain Choplin, très remuant, décale parfaitement Thibault Alet. Le solide attaquant ruthénois ne parvient pas à tromper la vigilance du portier visiteur. Les Bretons ne s'en laissent pas compter et petit à petit font surface dans cette partie. Laurent David fait parler toute sa technique et trouve au second poteau Semmam, étrangement seul, heureusement, le milieu de terrain finistérien enlève trop sa frappe (8').
Les Ruthénois ont beaucoup de difficultés à reprendre le jeu à leur compte devant le pressing haut exercé par les joueurs de Franck Kerdilès. Comme souvent en pareille situation la délivrance vient d'un coup de pied arrêté. À la 24e minute, Olivier Cassan dépose le cuir sur la tête de Thibault Alet qui catapulte le ballon dans la lucarne de Corre. Tour à tour, Alet (25') puis Cassan (38') auront la possibilité de faire le break mais la réussite n'est pas au rendez-vous. Les Ruthénois virent en tête à la pause.
À la reprise, les « sang et or » ne parviennent plus à poser le pied sur le ballon devant une équipe de Plabennec de plus en plus joueuse. Rodez hésite, les Bretons s'enhardissent. Et ce qui devait arriver, arrive. À la 62e minute, suite à un coup franc de David mal repoussé par la défense locale, Kernevez, monté aux avants postes, frappe de la tête et lobe le portier ruthénois.
Les locaux repartent enfin au combat devant une équipe bretonne qui est désormais dans son match. Comme lors du premier acte, les joueurs de Franck Rizzetto se remettent en selle sur un coup de pied arrêté. À la 76e minute, Cassan frappe son coup franc qui est touché du bras par un défenseur breton. La sanction est immédiate, c'est le penalty. Jérémy Choplin s'en charge et délivre son équipe.
Rodez tient enfin son match et en toute fin de partie sur un contre bien mené, Sébastien Bouscarrat sert sur un plateau Oliver Cassan qui annihile tout espoir breton.
Plabennec a un début de championnat difficile. Du moins si l'on considère qu'il y a certains matches plus faciles que d'autres... Il reste qu'en affrontant Créteil, Troyes et Évian, les Plabennecois ont déjà croisé trois prétendants aux premières places, et qui possèdent les moyens de leurs ambitions.
Rodez, où les Plabennecois joueront ce soir, ne possède pas autant de moyens (budget 1,7 M€). L'objectif du club est de terminer dans les huit premiers. La saison passée, pour leur deuxième année en National, les Ruthéniens avaient alterné le bon et le moins bon. Jusqu'en mars, ils pouvaient ainsi prétendre à la Ligue 2, tout en s'étant permis d'éliminer le PSG de la Coupe de France (en 8es de finale), avant de se faire sortir par Rennes (2-0). Après cette élimination, les Aveyronnais s'étaient dangereusement rapprochés des équipes relégables, au point de terminer à la 15e place.
On peut donc imaginer que le Rodez Aveyron Football fait plutôt partie des « seconds couteaux » de cette compétition. «Mais à domicile, ils sont très performants. Ils développent un esprit Coupe, prévient Franck Kerdilès. Pour preuve, ils ont gagné leurs deux matches sur leur pelouse, dont l'un face à Cannes lors de l'ouverture du championnat (2-0). D'après mes infos, c'est une équipe qui possède de bons moyens offensifs,» ajoute l'entraîneur des Plabennecois, qui croiseront samedi soir William Massot et Cyril Ramond, deux anciens joueurs du Stade brestois.
Penser à la différencede buts
Après un périple en avion (départ samedi à 6 h) de Brest pour Toulouse (via Paris), puis en car pour rejoindre le stade Paul-Lignon à Rodez, les Plabennecois espèrent «ramener quelque chose. Nous ferons le gros dos en espérant ne pas prendre un but rapidement. Nous nous attacherons à les faire douter le plus longtemps possible, tout en nous efforçant de bien négocier la moindre ouverture, commente Franck Kerdilès. Il faut aussi penser à la différence de buts qui pourrait éventuellement nous départager lors de la dernière journée, étant donné que dans ce championnat, c'est le goal-average particulier qui prime,» insiste l'entraîneur, qui ne veut rien négliger.
Au niveau de l'effectif, l'équipe sera privée de Loïc Mottier (entorse) dans les buts. Cette absence permettra à Anthony Corre de se mettre, une fois de plus, au diapason du championnat national. En attaque, Jean-Michel Abiven est également absent, pour des raisons personnelles. Vincent Créhin devrait probablement le remplacer, et débuter ainsi comme titulaire pour la première fois sous ses nouvelles couleurs. Sur le plan tactique, le staff n'envisage pas de grand changement. Si bien qu'à deux exceptions près, le onze de départ ne devrait guère varier. À Rodez, Franck Rizetto a reconduit le groupe qui a été battu au Paris FC (4-2).
Kader Mangane, que pensez-vous du retour du RC Lens en Ligue 1 ?
Je suis content pour eux. Ils méritent de retrouver l'élite. C'est un bon club, et je pense que c'est une bonne chose pour le football français.
Quels souvenirs gardez-vous de votre époque lensoise ?
Il y en a des bons et des mauvais... Mais je préfère parler des bons. C'est une équipe très sympa, avec un public qui pousse à fond. Même les joueurs adverses adorent cette ambiance. C'est ça qui fait que je suis toujours content de retourner là-bas. J'ai aussi gardé des contacts avec certains joueurs. Mais sur le terrain, il n'y a pas d'amis... On discutera après le match !
Que pensez-vous de leur début de saison ?
Pour l'instant, ça s'annonce bien pour eux. Sur les trois premiers matches que j'ai vus, c'est une équipe bien en place, très agressive, qui joue pour gagner à chaque fois. On sait qu'en face de nous on n'aura pas une équipe qui nous laissera faire. Je m'en méfie. Ils ont des joueurs qui vont très vite, comme Boukari ou Monnet-Paquet, qui sont capables de faire la différence. Maintenant, on est averti, à nous d'être prêts et de prendre ce match bien au sérieux.
Et que pensez-vous du début de saison du Stade Rennais ?
On est un peu déçu au niveau des points. Sur les trois premières rencontres, on s'est créé les occasions pour prendre neuf points, et au final nous n'en avons que 5. Ce n'est pas un mauvais départ, mais il faut absolument gagner à Lens pour valoriser ces deux matches nuls contre Nice et Marseille.
Pensez-vous que l'équipe est meilleure que celle de l'an dernier ?
On verra bien ! Ce n'est que le début. Sur ce qu'on a vu pour l'instant, on est bien en place, et c'est une bonne chose que l'on soit encore invaincu. On a de bons joueurs et une grosse concurrence. C'est ça qui fait les bonnes équipes.
Sur un plan personnel, comment vous sentez-vous après votre longue suspension ?
Je suis content de rejouer, de reprendre mes marques sur le terrain. Je me suis bien préparé pour être prêt dès le début de saison, même si je sais qu'il y a encore des choses à améliorer. Après, c'est une question d'envie...
Au vu des trois premiers matches, quel objectif pensez-vous que le Stade Rennais peut viser cette saison ?
On a l'équipe pour terminer dans les cinq ou six premiers. Ça serait bien si on allait chercher la Ligue des champions. On a l'effectif pour ça. Il faut se mettre ça dans la tête, prendre conscience qu'on en est capable et aller viser le haut de tableau. La différence se fera sur le plan mental.
Son parcours. Meddy Lina commence le football dès l'âge de cinq ans sur son île natale de la Guadeloupe. Il fait toutes ses classes au club du Red Star, mais à l'âge de 20 ans le latéral droit guadeloupéen va franchir un palier. «Il y a trois ans j'ai quitté le Red Star pour Evolucas (DH). J'ai ensuite connu ma première sélection en équipe nationale de la Guadeloupe et c'est à partir de ce moment que j'ai eu un déclic. Quand j'étais jeune mes amis m'encourageaient à tenter ma chance en métropole, mais je ne me sentais pas du tout prêt dans ma tête. En côtoyant des joueurs pros comme Stéphane Auvray ou Aurélien Capoue, j'ai acquis de la confiance, de la maturité et je me suis dit pourquoi ne pas tenter l'aventure.»
Son arrivée à Vannes. Encore sous les couleurs du Voc la saison passée, c'est son compatriote Stéphane Auvray qui lui a permis d'avoir sa chance à Vannes. «Après les matchs éliminatoires pour la Gold Cup en fin de saison dernière, Stéphane m'a proposé de faire un essai à Vannes.» À 23 ans, Meddy Lina était bien décidé à enfin tenter sa chance sur le continent. «J'ai sauté sur l'occasion et j'espérais que le Voc me propose quelque chose.» Fin juillet, plus de deux mois après son essai, le staff vannetais revient vers lui en lui proposant un contrat amateur, dans l'optique de l'intégrer au groupe de la DH. Le jeune homme accepte de poser ses valises en Bretagne, mais non sans hésiter. «C'est toujours difficile de tout quitter. Je laisse derrière moi ma famille et mon enfant de onze mois. J'ai fait de gros sacrifices pour venir ici, mais je ne les regrette pas.»
Ses objectifs. Ses sacrifices, il s'en sert comme une force supplémentaire pour réaliser ses objectifs. «En arrivant à Vannes je m'étais donné jusque décembre pour faire une première apparition dans le groupe pro. Je suis donc en avance sur mon tableau de marche. Je ne compte pas pour autant me reposer sur mes lauriers. Je sens que beaucoup de personnes me font confiance ici, je me dois de leur prouver qu'ils n'ont pas tort. Je sais que tout peut aller très vite dans un sens comme dans l'autre dans le football, alors si je veux décrocher un contrat pro je dois continuer à travailler.» Et ainsi pouvoir faire venir sa femme et son enfant à Vannes.
Ses débuts en pro. À peine débarqué en Bretagne que déjà Meddy Lina fait une première apparition dans le groupe de Stéphane Le Mignan. «C'était pour le déplacement à Nîmes.» Joli clin d'oeil du destin puisqu'il y retrouvait Stéphane Auvray. «Je voulais lui faire une surprise, mais il était déjà au courant.» Il n'a pas pris part à la rencontre, mais son baptême du feu n'était que repoussé. Mercredi à Ajaccio, Stéphane Le Mignan le faisait jouer les 120 minutes. «Je suis satisfait. Mes coéquipiers ont tout fait pour que cela se passe bien. Ils n'ont pas cessé de m'encourager et cela m'a fait énormément de bien. Physiquement cela a été dur et même si mentalement j'étais prêt à lâcher, je n'ai pas craqué.»
Un mois de ventre vide de la belle aube au triste soir, pour des corps qui s'échinent tout de même à maîtriser un ballon chaque jour de la semaine. En ce mois de Ramadan, la religion et le foot sont contraints à l'entente cordiale. Sous l'oeil bienveillant, du moins regardant du corps médical. « C'est délicat, confesse Philippe Daguillon. Cela entraîne des changements de rythme alimentaire et par conséquent des répercussions au niveau du sommeil, des problèmes d'hydratation et de pertes de sel minéraux, donc des risques supplémentaires de blessures musculaires. »
À Nantes, les joueurs de confession musulmane à effectuer le jeûne se comptent au nombre de sept : Djamel Abdoun, William Vainqueur, Tenema N'Diaye, Ibrahim Tall et Mathias Coureur plus les jeunes Nego et Keita. Gernot Rohr en a pris son parti et modifié ses plans. « Je ne les fais pas doubler ». Ce jeudi, l'entraînement de l'après-midi s'est transformé en séance tactique vidéo. « Maintenant, les jours de match, ils se nourrissent correctement, comme un athlète de haut niveau doit se nourrir. Il y a des exceptions dans la religion. »
Dieu veut pour les siens la facilité et non la difficulté (Coran 2, 185). Au-delà de 83 kilomètres, le voyageur, et par conséquent le footballeur, a la possibilité de rompre le jeûne, à condition de rattraper. « Déjà, on peut remercier Saint-Pierre (Mahomet également), il ne fait pas trop chaud, se félicite l'entraîneur du FC Nantes. Il est avec nous. On a aussi la chance de disposer d'une trêve internationale de quinze jours au lendemain de notre déplacement à Brest.» Et si l'un de ses fils - en l'occurrence Djamel Abdoun - poursuivait son jeûne lundi prochain ? « Je ne me fais pas de souci pour lui. Il est capable par son endurance physique de tenir. »
Pour l'instant, les Nantais se nourrissent avant d'ouvrir les volets, sur les coups de 5 h 30 du matin. « Plutôt un gros brunch, des féculents, des fruits, histoire d'avoir des forces et ne pas être en hypoglycémie à l'entraînement, raconte Ibrahim Tall qui respecte cette obligation divine depuis son plus jeune âge (12-13 ans). « La question de sa pratique ne se pose pas dans la mesure où il s'agit d'un des cinq piliers de l'Islam. Aujourd'hui, je dois avouer qu'après deux ou trois jours, ça roule tout seul. Je n'ai par exemple jamais perdu de poids ni été victime d'une blessure spécifique au cours de cette période. »
Le soir, c'est avec empressement que chacun regarde la pendule. De 21 h 02, le coup d'envoi du repas est passé à 20 h 56. « Ça commence par un brunch et sur les coups de 23 h, après avoir digéré, un vrai repas (iftar) » rajoute le latéral droit du FCN. « Je suis rempli très vite ! Je bois surtout deux fois plus » commente pour sa part Mathias Coureur
Ce mois de sacrifice qui s'achèvera le 21septembre - « c'est dans la tête avant tout » dixit Coureur - est aussi le temps de la cohabitation et de la tolérance. Gernot Rohr ne l'a pas oublié. « Six cartons quand tu gagnes 5-0, c'est trop ! »
Comme en 2008, la saison a commencé par une défaite...
Malheureusement, nous voilà avec un déficit de confiance. Pourtant, à Vannes, il y avait la place pour réaliser un match nul. Mais, après l'expulsion de Jordan Le Boulanger, on s'est retrouvé à dix et c'est devenu difficile. Nous avons aussi été trop timides offensivement. On ne s'est pas lâché. Individuellement, cependant, les joueurs ont été bons. Il faut maintenant retrouver ce que nous avons montré pendant les matchs de préparation et réagir dimanche, contre Rennes, en gagnant pour revenir à l'objectif affiché : prendre le meilleur départ possible et se mettre à l'abri.
L'efficacité offensive était le point faible de votre équipe, l'arrivée de Jérémy Boété a-t-elle modifié les choses ?
Oui, il nous amène ce qui nous manquait, de la percussion. Nous voulons être plus offensifs et marquer plus de buts. Pour cela, nous essayons de jouer avec deux attaquants en pointe. Cela dit, tout dépendra de l'adversaire et de la forme des joueurs. Mais quand ce sera possible, l'option offensive sera choisie.
À Vannes, pourquoi avez-vous abandonné votre poste en défense ?
Cette année, je démarre au milieu de terrain pour permettre à Corentin Le Maillot de jouer en défense centrale. Dans cette position, il est capable, grâce à son jeu de tête, de nous faire gagner des ballons. Avec le départ de Christophe Mondon, le milieu avait aussi besoin d'être réorganisé. Mais cette solution est encore en rodage, il va falloir la peaufiner. Ce qui est intéressant, c'est de pouvoir être polyvalent. Au Lannion FC les éducateurs apprennent aux jeunes à jouer à n'importe quel poste. Cela nous apporte plus de possibilités et ça peut créer des surprises pour l'adversaire.
Beaucoup de changements. Victor Zvunka avait laissé entendre qu'il opterait pour quelques changements dans son onze de départ. Il est allé au bout de son idée, choisissant de laisser plusieurs cadres sur le banc. Dans les buts, Guillaume Gauclin, titulaire durant l'épopée Coupe de France, a été préféré à Stéphane Trévisan. En défense centrale, Koné a laissé sa place à Felipe, Delgado lui aussi débutant la rencontre sur le flanc gauche. Au milieu, ni Mathis ni Diallo ni El Jadeyaoui n'étaient présents au coup d'envoi. Enfin, en attaque, Hervé Bazile a été choisi au détriment de Mathieu Scarpelli. Du coup, Ogounbiyi, Djoman, Bellugou, Hamroun et Giresse ont été alignés dans l'entrejeu.
Gilmar à Guingamp? La piste de l'attaquant brésilien de Náutico s'est subitement réchauffée hier. Mercredi, sur le site internet Globo, Gilmar a en effet déclaré qu'il ne manquait qu'un accord entre les deux clubs à propos de l'indemnité de transfert pour concrétiser son arrivée en France. Le joueur, deuxième meilleur buteur de son championnat (10 buts), à égalité avec Adriano, a précisé également qu'il avait eu des informations concernant Guingamp et ses installations avec Felipe, son ancien partenaire à Vitoria. De l'autre côté de l'Atlantique, en Bretagne, la piste avait l'air d'être nettement moins brûlante.
Helegbe à Ostende. Le milieu de terrain ghanéen, qui ne s'est jamais véritablement imposé en Côtes-d'Armor, s'est engagé hier matin avec Ostende (D2 belge). Mickaël Helegbe, qui était lié encore une saison avec En Avant, a paraphé un contrat d'un an plus une année supplémentaire en option avec le club belge.
Supporters. Les kilomètres ne font pas peur aux supporteurs guingampais. Hier, une trentaine d'entre eux a rendu visite à la délégation guingampaise, installée dans un hôtel proche du stade. Parmi eux, Yoann Nourry, de Fréhel. Il a fait le trajet tout seul dans sa voiture depuis les Côtes-d'Armor, s'arrêtant mardi soir en Belgique pour suivre la rencontre Anderlecht - Lyon. En arrivant à Hambourg mercredi soir, il a eu la surprise de partager le même hôtel que le groupe guingampais. Dimanche, il sera aussi à Tours pour supporter ses couleurs. Entre-temps, il s'arrêtera samedi à Lens, pour voir évoluer Eduardo face à Rennes... Hier soir, il était bien évidemment l'invité des dirigeants guingampais.
Alex Dupont n'en revenait pas, hier soir, en sortant de la séance de la commission de discipline. «J'ai présenté mes excuses, vis-à-vis d'un arbitre qui avait quand même sifflé un penalty pour le moins litigieux. Ils m'ont parlé de mon expérience, mais je leur ai dit que j'étais un passionné, et que je trouvais qu'il y avait eu une vraie injustice pour mon équipe. Et ils me mettent trois matches! Ils m'ont dit qu'ils ne pouvaient pas faire autrement, qu'il y a jurisprudence. Je pense qu'ils faisaient référence à Victor(Zvunka, l'entraîneur guingampais, qui avait aussi été suspendu trois matches après avoir critiqué M. Poulat). Je ne sais pas si on va faire appel, je vais voir cela avec le président. Mais c'est énorme car ce n'est pas un fait grave, même si je regrette mes propos. Je n'ai jamais vu ça de ma carrière, et je trouve ça extrêmement sévère.»
La sanction devrait être effective à compter de lundi prochain, ce qui privera l'entraîneur brestois de banc face à Nantes, puis à Châteauroux et face à Guingamp.
Programme. Vendredi 28 août : entraînement à 10 h. Samedi 29 : soins. Dimanche 30 : entraînement à 10 h. Lundi 31 : Brest - Nantes (20 h 30).
Grougi double buteur. Réunie mercredi, la commission des compétitions de la Ligue a confirmé que le second but brestois inscrit vendredi à Arles-Avignon (3-2) était bien attribué à Bruno Grougi, et non pas à Nolan Roux, qui avait semblé effleurer le ballon. Un coup-franc direct qui permet à l'ancien Clermontois de pointer, après quatre journées, à deux buts et trois passes décisives. La commission a par ailleurs confirmé que le deuxième but arlésien avait été marqué par Romain Poyet contre son camp (et non à N'Diaye comme indiqué dans un premier temps sur le site de la Ligue).
Brest - Guingamp sur Numericable. La rencontre Brest - Guingamp, comptant pour la 7ejournée de Ligue 2, sera retransmise en direct sur Numericable Multi-canaux le vendredi 18 septembre. Le coup d'envoi de la rencontre sera donc décalé à 20 h 30.
Sahnoun en Espagne. Le milieu de terrain de Montpellier Nicolas Sahnoun (29 ans) a été prêté au Racing Ferreol, relégué en Segunda B (équivalent du National en Espagne). Sous contrat avec Montpellier jusqu'en 2011, l'ancien Brestois n'avait disputé que cinq matches de Ligue 2 la saison dernière.
Une seule séance aujourd'hui pour le groupe lorientais qui s'est retrouvé ce matin pour l'entraînement qui s'est déroulé sur le terrain derrière la tribune nord.
Infos blessure :
Yann Jouffre (adducteurs), Sylvain Marchal (fatigue musculaire) et Alban Joinel (adducteurs) sont restés en soins.
Yaya Diané (genou) est absent cette semaine.
Antoine Buron (bassin) est en soins jusqu'à lundi.
Comme hier, Maxime Le Borgne et Benjamin Lecomte (gardien de but), habituels pensionnaires de CFA 2, étaient présents ce matin pour la séance.
Résumé de la séance :
- Echauffement : 5 minutes - Etirements : 5 minutes - Exercice de passe et suit en 2 groupes de 11 joueurs : 5 minutes - Jeu du toro en 3 équipes de 8 : 10 minutes - Opposition tactique à 10 contre 10 sur terrain réduit (plusieurs thèmes) : 20 minutes - Exercice facultatif de tennis-ballon ou de finition (centres et reprises de volée) : 20 minutes
Le milieu de terrain d'En Avant Michael Helegbe a été transféré ce matin au KV Ostende (2ème division belge). Le jeune ghanéen, à qui il restait un an de contrat, s'est engagé pour un an plus une année supplémentaire en option avec le club belge.
Comment s'est passé la préparation ? Laurent Koscielny : Elle s'est très bien passé : on a travaillé physiquement puis on a tenté de mettre en place ce qu'on voulait faire sur le terrain en termes d'organisation. Après au fil du temps, les nouveaux ont essayé de s'acclimater au groupe.
Elle a été différente de celles que vous avez connu à Guingamp ou à Tours ? L.K. : Oui forcément, ne serait-ce que dans la façon de jouer. Ici on met surtout l'accent sur le collectif et l'organisation : il y a des règles à respecter dans l'organisation qu'on a, par rapport aux distances entre chaque joueur. Après il y a surtout des différences de rythme entre la L2 et la L1. On sait que ça demande plus d'efforts surtout dans les 30 derniers mètres où ça va vite et où il faut avoir le geste juste.
Justement, comment avez-vous digéré ce passage d'une division à l'autre ? L.K. : Je n'ai pas eu de problèmes à ce niveau. J'essaie de faire le maximum à l'entraînement et en match pour donner le meilleur de moi sur le terrain pour l'équipe. Après j'ai des choses à apprendre et j'ai à progresser. Il faut travailler.
Quels sont les domaines dans lesquels vous devez progresser selon vous ? L.K. : Dans tous les domaines ! Après je dois certainement plus progresser dans la relance, mais aussi les duels pour que je sois intraitable sur l'homme défensivement, pour que ma relance soit propre pour les phases offensives.
Qu'est-ce qui vous a particulièrement attiré à Lorient ? L.K. : Lorient est un club avec une moindre pression médiatique. Je vais pouvoir y progresser tranquillement. En plus je connaissais un peu la philosophie du coach et quelques joueurs avec qui j'ai joué auparavant. C'est un tout qui a fait que j'ai préféré Lorient à un autre club.
Le coach a-t-il été déterminant dans votre choix ? L.K. : Oui, oui ! Il me voulait, c'est une marque d'envie de travailler avec moi. Après le style de jeu m'attiré : c'est un jeu posé, qui demande beaucoup de jeu court au sol. C'est ce que j'aime bien. C'est aussi quelque chose d'important pour moi.
On avait entendu parler de Paris lors du mercato, avez-vous vraiment eu des contacts ? L.K. : C'était plus une rumeur que des contacts. Je ne pense pas que signer au PSG aurait été bien pour moi et ma progression. Ce n'étaient que des rumeurs, il n'y a pas eu de contacts réels.
Si le club de la capitale vous avait contacté, qu'auriez-vous fait ? L.K. : Je pense que j'aurais refusé, mais on ne sait jamais, j'aurais peut-être signé... Après, pour ma progression, c'est mieux de passer par Lorient où je peux jouer. On verra à l'avenir.
Comment se passe l'intégration au sein de la défense lorientaise ? L.K. : Ca se passe bien, les joueurs sont bien donc pour les nouveaux c'est plus facile de rentrer dans le collectif grâce à l'ambiance. Je suis arrivé ici sans monter sur mes grands chevaux, en bossant sur le terrain pour gagner ma place le week-end. Après en dehors du terrain ça se passe bien entre les joueurs.
La succession de Mickaël Ciani n'est pas trop difficile ? L.K. : Non non. Il a passé trois bonnes saisons ici. On a des qualités différentes : je suis là pour jouer et le remplacer, mais je vais essayer de faire aussi bien à Lorient. Si je pouvais faire trois belles saisons comme il a pu faire ici, ce sera une grosse progression de ma part.
Vous vous voyez donc longtemps à Lorient ? L.K. : Oui, oui, c'est sûr. J'ai signé pour 4 ans donc je suis ici pour avancer avec l'équipe. Après dans le football on ne sait jamais, mais pour moi, c'est pour longtemps.
Christian Gourcuff a remis en cause une partie de l'équipe après la rencontre face à Montpellier (2-2). Selon vous, que manque-t-il à Lorient ? L.K. : Dans l'organisation on doit être plus sérieux, mieux en place. Après, c'est plus une question de mouvement dans les phases offensives. On doit être plus enthousiastes car on a manqué de mobilité. Je pense que si tout le monde tire dans le même sens et fait les efforts les uns pour les autres, on pourra faire de gros matchs. Il y a du positif dans ces 3 matchs : il faut le garder et continuer à travailler pour rendre des copies plus propres.
Et défensivement, quels sont les points à améliorer ? L.K. : Nous les défenseurs, on doit haïr de prendre des buts et de perdre. C'est plus dans la tête qu'il va falloir faire les efforts si à la 90e il faut faire un repli de 15 mètres pour pas qu'il y ait d'occasions. Il faudra être plus costaud au niveau mental.
Quels sont vos objectifs cette saison ? L.K. : Au niveau personnel, c'est de faire un maximum de match pour ma première saison en L1. Au niveau collectif, ce serait bien d'obtenir le maintien le plus rapidement possible pour laisser passer des matchs plus sereinement et se relâcher. Après ce ne sera que du bonus.
Et justement l'équipe a-t-elle les moyens, selon vous, d'obtenir ce maintien rapidement ? L.K. : Oui, c'est sûr. Il y a un bon groupe, une bonne ambiance. Sur une année, quand les mecs s'entendent bien, ça aide aussi à trouver des valeurs comme face à Lille où on a tous défendu pour garder notre résultat. Après, on a des joueurs de qualité devant. Sur la qualité des joueurs, je ne m'en fais pas, on a un bon groupe : il faudra que chaque partenaire aide l'autre pour les efforts. Il faut que tout le monde tire dans le même sens.
Un mot du match de ce week-end face au Mans. Le craignez-vous ? L.K. : On ne craint rien. Je pense que c'est à nous de bien rentrer dans ce match. contre Montpellier, on a fait un match moyen et là je pense qu'on voudra se racheter. Même contre Monaco on n'a pas été trop bien donc on voudra repartir sur de bonnes bases. Tout le monde voudra faire les efforts offensivement et défensivement pour avoir ce résultat et prendre les trois points.
Pour finir, vous évoquiez il y a peu l'éventualité de prendre la nationalité polonaise, qu'en est-il ? L.K. : Je n'ai pas encore fait mon choix, mais je vais attaquer les démarches pour avoir la double-nationalité. Après on verra, j'aurais le temps de réfléchir. Je n'ai pas pris de décision définitive, pour moi c'est du 50/50 pour le moment.
Repos et soins pour Sylvain Marchal et Antoine Buron. Alban Joinel sera indisponible entre deux et trois semaines. Consultation chez un spécialiste prévue prochainement pour Yaya Diané et Yann Jouffre.
Retour sur l'état de santé du groupe lorientais :
- Sylvain Marchal (quadriceps) : Il restera en soins toute la semaine. En fonction de l'évolution de la blessure, il pourrait reprendre le lundi 7 septembre.
- Alban Joinel (hanche) : Il sera indisponible entre deux et trois semaines.
- Yaya Diané (genou) : Absent cette semaine, il consultera un spécialiste en fin de semaine prochaine.
- Antoine Buron (bassin) : Il restera au repos et en soins jusqu'à lundi.
- Yann Jouffre (adducteurs) : Il poursuit ses soins et consultera un spécialiste lundi prochain en vue d'une éventuelle intervention.
Une seule séance aujourd'hui pour le groupe lorientais qui s'est retrouvé ce matin pour l'entraînement qui s'est déroulé sur le terrain derrière la tribune nord.
Infos blessure :
Yann Jouffre (adducteurs), Sylvain Marchal (fatigue musculaire) et Alban Joinel (adducteurs) sont restés en soins.
Plus d'informations dans le point santé demain.
Infos média :
A noter la présence de France 3 qui a réalisé quelques images de Franco Sosa en vue de la présentation officielle du joueur qui devrait intervenir aujourd'hui ou demain.
Infos effectif :
Jérémy Morel et Morgan Amalfitano ont retrouvé le groupe.
Maxime Le Borgne et Benjamin Lecomte (gardien de but), habituels pensionnaires de CFA 2, étaient présents ce matin pour la séance.
Résumé de la séance :
- Echauffement : 5 minutes - Etirements : 5 minutes - Jeu de conservation du ballon à 6 contre 6 avec 4 appuis : 15 minutes - Travail tactique en 1 contre 1 puis 2 contre 1 puis 2 contre 2 : 30 minutes - Opposition tactique sur différents thèmes à 10 contre 10 : 20 minutes - Opposition libre à 10 contre 10 + 2 gardiens : 20 minutes
C'est acquis depuis le début du championnat, Olivier Thomert ne souhaite plus jouer pour le Stade Rennais. Le club n'a d'ailleurs pas l'intention de fermer la porte à un départ de son attaquant, invisible depuis plusieurs semaines. Le problème, c'est qu'aucun club n'a encore formulé de proposition ferme au Stade Rennais pour un éventuel transfert. Joint hier, le manager général Pierre Dréossi espérait une offre pour aujourd'hui. «Nous n'avons toujours pas de nouvelles, ni d'un club intéressé, ni du joueur. J'espère que cela va se décanter demain (aujourd'hui).» Aux dernières nouvelles, l'Espanyol Barcelone était intéressé, mais le décès de son capitaine Daniel Jarque a suspendu les négociations.
Mvila de retour... Le jeune milieu de terrain rennais, qui avait reçu un coup sur la tête du péroné gauche, mardi matin à l'entraînement, s'est de nouveau entraîné normalement avec le groupe, hier. Il n'avait pas pris part à la séance de mardi après midi, afin de passer des examens médicaux qui n'ont rien révélé de grave. Bruno Cheyrou toujours blessé (genou), tout comme Alexander Tettey (cuisse), la place de milieu défensif aux côtés de Fabien Lemoine devrait se jouer entre Yann Mvila et Junichi Inamoto, samedi à Lens. Mvila a connu sa première titularisation en Ligue 1 samedi dernier face à l'Olympique de Marseille (1-1).
... Leroy aussi. Jérôme Leroy, qui se remettait encore mardi d'un coup au tibia reçu face à l'OM, a fait son retour parmi ses coéquipiers hier. Auteur d'un bon début de saison (deux buts) il devrait être titulaire samedi soir dans le Pas-de-Calais, son département de naissance, face à l'un de ses anciens clubs.
Fanni et Bangoura de retour. Rod Fanni et Ismaël Bangoura, qui étaient absents mardi pour des raisons personnelles, ont participé normalement à la séance d'hier.
Sow à droite, Bangoura à gauche? Bien sûr, il est encore trop tôt pour tirer des enseignements, mais à en croire l'entraînement d'hier (opposition à 10 contre 10), Ismaël Bangoura pourrait prendre la place de Sylvain Marveaux sur le flanc gauche de l'attaque rennaise, Moussa Sow faisant son entrée à droite, Gyan gardant sa place dans l'axe. Il faudra cependant attendre la dernière mise en place de vendredi pour en savoir plus.
Effectif complet à Lens. L'entraîneur lensois Jean-Guy Wallemme bénéficiera d'un groupe au grand complet pour la réception de Rennes. Sidi Keita (rentré d'Espagne où il était à l'essai) et Romain Sartre (tendons) se sont entraînés avec leurs coéquipiers hier.
Deux journalistes japonais à la Piverdière. Depuis l'arrivée de Junichi Inamoto en Bretagne, il n'est pas rare de voir des journalistes nippons à l'entraînement ou au Stade de la route de Lorient. Le milieu de terrain rennais est en effet une véritable star dans son pays. Hier, deux de nos confrères du « pays du soleil levant » étaient présents au bord du terrain, pour observer celui qui retrouvera son équipe nationale début septembre pour deux matches amicaux.
Entraînement. Une séance est au programme aujourd'hui pour les Rennais, à partir de 17 h à la Piverdière.
Lubos Kamenar pourra-t-il tenir sa place dans le but nantais lundi soir à Brest ? Il y a de grandes chances que oui, mais en attendant, le jeune portier slovaque doit se rassurer sur l'état de son poignet droit qui le fait souffrir. Le gardien canari passera ce jeudi une radio de contrôle qui ne devrait pas, selon Gernot Rohr, « déceler de fracture. » Depuis deux jours, Kamenar ne suit les séances spécifiques gardien qu'uniquement sur les parties jeu au pied. Hier, il a ainsi participé à l'entraînement en tant que joueur de champ, laissant Alonzo et Zelazny dans les buts lors des exercices et au cours de la mini-opposition. Autre examen médical en prévision : une échographie pour Massamba Sambou, touché à la cuisse.
Hier matin, Gernot Rohr disposait de 16 joueurs à l'entraînement, parmi lesquels Klasnic et Babovic de retour. Manquaient à l'appel Vainqueur (ménagé en raison d'une ampoule pas encore cicatrisée), Shereni (petite douleur au genou) en musculation, Darcheville en soins ¯ l'attaquant doit reprendre aujourd'hui au moins pour courir et devrait figurer dans le groupe à Brest « sur le banc » ¯ Sambou (en soins) et Capoue.
Au sujet de ce dernier, l'entraîneur nantais expliquait « qu'il était apte à reprendre avec nous... ou ailleurs. Nous lui avons donné l'autorisation d'aller effectuer un essai s'il en a l'opportunité. » Restait à savoir où, en demandant à l'intéressé, mais le milieu nantais a coupé court à toute question : « je suis blessé. »
Feyenoord sur Babovic? Le quotidien néerlandais Voetbal International a annoncé dans son édition d'hier que le Feyenoord Rotterdam songerait à Stefan Babovic (22 ans) en cas de départ de son milieu de terrain Jonathan De Guzman, courtisé par le FC Valence. On peut toujours croire au Père Noël.
« Lorsqu'on fait une bêtise sans avoir voulu la faire. »
Quelle est votre devise ?
« Faire le maximum, tout donner. Dès lors, on peut se regarder dans la glace. »
Votre plus grande peur ?
« La mort. »
Combien avez-vous d'amis véritables ?
« Quatre. Dont deux dans le foot : Jonathan Martins Pereira (Ajaccio) et Nicolas Godemèche (Naval au Portugal). »
La qualité chez un homme ?
« La franchise. »
La qualité chez une femme ?
« La douceur. »
Avec qui ne partiriez-vous jamais en vacances ?
« Le Pen (rire) ! »
Votre footballeur préféré ?
« J'ai toujours aimé Rivaldo. Il avait un pied gauche magnifique et trouvait toujours des positions de frappe. »
Votre idole ?
« Michael Jordan. Depuis tout petit, je suis un grand fan de NBA. Je me souviens de grands matches avec Chicago. Il m'a marqué. »
Votre club préféré ?
« Le PSG. Les premiers matches que j'ai vus à la télé, à 7-8 ans, c'était à l'époque où Paris était en coupe d'Europe, avec la génération Weah, Ginola, Valdo... »
Le club que vous aimeriez voir en Ligue 2 ?
« Même si c'est impossible, l'ES Culoz (Ain) ! C'est le club où j'ai débuté le foot. »
Le match qui vous a amené au 7e ciel ?
« PSG-Real Madrid (4-1), avec le fameux coup de tête de Kombouaré qui assure la qualification à la 97e... »
Votre stade préféré ?
« J'ai découvert la Beaujoire, il est très joli. Sinon, le Parc des Princes, c'est un super stade. Fermé, c'est vraiment une enceinte de football, contrairement au Vélodrome qui est ouvert. »
Le pire public de France ?
« Franchement, Dijon, c'est chaud (rire) ! Il y a trois mecs qui courent après... »
Un autre sport où vous auriez aimé briller ?
« Le basket. Gamin, j'y jouais une fois l'école finie. J'ai également pratiqué pas mal de tennis. J'étais classé (15/2). »
Vos autres sports favoris ?
« Le hand. À Montpellier, j'y allais assez fréquemment. Il y a une super équipe, c'est le top niveau. »
Votre plus grande joie sportive ?
« C'est un moment particulier : notre succès à Bastia (1-0), qui suivait le décès du président Moretti. On avait su se serrer les coudes. »
Sucré ou salé ?
« Sucré. J'aime bien me faire plaisir. J'ai découvert qu'il y avait de bonnes crêpes dans le coin... »
Droite ou gauche ?
« La politique, ça ne m'intéresse pas trop mais je dirais plutôt gauche. En plus, je suis gaucher (rire)...»
Blonde, brune ou rousse ?
« Je vais dire blonde parce que ma copine est blonde. Sinon, je vais me faire shooter (éclat de rire) ! »
Dernière folie ?
« Ce n'est pas une folie, c'est un voyage en Martinique il y a un an avec mon frère, ma mère. Je leur avais offert. »
Livres, films et chansons ?
« Il faudrait que je me mette à la lecture. Côté films, je regarde un peu tout. Ici, j'ai vu qu'il y avait de beaux complexes de ciné. Niveau chansons, je suis plus R'n'B sans oublier pas mal de rap (2pac, Souljaboy). »
L'émission télé à ne pas manquer ?
« J'aime bien tout ce qui touche aux enquêtes, comme « Faites entrer l'accusé ». »
Le plat que vous cuisinez ?
« Steack-pâtes (rire). Je n'ai pas trop de variétés dans mon jeu de cuisine mais ma copine cuisine bien, donc, ça va. »
Votre occupation préférée ?
« J'aime bien internet (actualité sportive), la Playstation. Aller me promener également, faire les magasins. »
Votre jeu préféré ?
« Sur consoles, les jeux de foot. À côté de ça, je joue pas mal au poker sur internet. Ça me plaît. Le bluff ? J'essaie de temps en temps... »
L'objet indispensable ?
« Mon portable. Avant, j'avais deux, voire trois téléphones. Je n'en ai plus qu'un mais ça ne va pas durer (rire)... »
Le cadeau rêvé ?
« Une superbe villa en Corse au bord de la mer. Avec tout ce qu'il faut. »
Le bonheur parfait ?
« Que toute ma famille soit en bonne santé. »
Dernière fois où vous avez ri ?
« Ce matin (hier) à l'entraînement. Ça chambrait pas mal... »
Dernière fois où vous avez pleuré ?
« Lors du décès de mes grands-parents, il y a quatre ans, dans un accident de la circulation. »
Dernier SMS reçu ?
« C'est mon frère, qui voulait savoir comment se passait notre déménagement. »
Dernier SMS envoyé ?
« À un pote parti en vacances en Corse. Je voulais savoir si tout se passait bien. »
La personne la plus connue de votre répertoire ?
« Je dirais Thierry Debès, gardien à Ajaccio. Je n'ai pas de phénomènes (rire) ! »
Étrillé il y a une semaine au Roudourou par Hambourg, Guingamp s'est rendu hier matin pour trois jours en Allemagne. Objectif ? Apprendre un peu plus d'un adversaire aussi prévenant que courtois. «Sauf immense miracle, on est déjà éliminé. On est là pour se faire plaisir et honorer cette compétition», admettait Victor Zvunka.
Si sportivement les carottes sont cuites depuis le match aller, la délégation guingampaise a pu apprécier ce que signifie l'organisation à l'Allemande. Après deux heures de vol sans histoire, l'avion des« rouge et noir » a atterri sur les coups de midi dans la capitale hanséatique. Dès l'aéroport, le délégué du HSV prenait en charge la délégation pour la conduire à l'hôtel situé non loin de la Nord Bank Arena (57 000 places), le stade ultramoderne du leader du championnat d'Allemagne.
Un bus pour les joueurs, une voiture pour les dirigeants et un minibus pour les journalistes, chacun connaît son rôle sur les bouts des doigts. Le poids de l'habitude.«Hambourg est présent presque tous les ans dans les coupes européennes depuis les années 60. Nous n'avons pas de mérite», relativise le dirigeant du HSV ravi par son séjour en Bretagne. «Une région magnifique. En plus il a fait beau et on a gagné», s'amuse-t-il.
Village d'Astérix
17 h 15 : départ vers la Nord Bank Arena pour l'ultime entraînement. «C'est dans le cahier des charges de l'UEFA que les deux équipes s'entraînent sur la pelouse la veille du match», explique Aimé Dagorn, le chef de la délégation, en l'absence de Noël Le Graët retenu à Guingamp. Les joueurs découvrent l'immensité et la beauté du stade. «Ça donne envie de s'éclater des stades comme ça.» Dans les yeux des plus jeunes on lit le rêve d'y jouer un jour.
Un journaliste franco-allemand glisse malicieusement : «Vous avez gagné votre Coupe du monde en 1998, mais vous n'avez pris d'avance sur personne en matière d'infrastructures. Nous avons perdu la nôtre en 2006, mais nous avons désormais dix ans d'avance sur tout le monde avec la construction de stades ultramodernes. La saison passée en Bundesliga, la moyenne de spectateurs de toutes les équipes a dépassé les 40000, grâce à la qualité de l'accueil dans nos stades.»
Ce soir, la NordBank Arena ne fera sans doute pas le plein pour ce match sans enjeu, mais l'ambiance y sera comme d'habitude phénoménale. «Vous aussi dans le village d'Astérix vous avez un super-public. Franchement, je n'avais jamais vu ça. Même à 5-1, les supporters ont continué de chanter.»
Il y a une semaine, avant le coup d'envoi du match aller au Roudourou, les Guingampais caressaient l'espoir d'intégrer la phase de poules. Ils savaient qu'Hambourg était d'un calibre bien supérieur, et ils se doutaient que la partie n'allait pas être facile. Mais tant que le score était à 0-0, tous les rêves étaient permis. On connaît la suite... Balayés par une formation allemande talentueuse et efficace, les Guingampais n'ont jamais rivalisé. Pire, ils ont sans doute évolué en dessous de leur niveau.
Après une telle déroute le jeudi, l'onde de choc pouvait mettre à mal les ambitions face à Vannes le dimanche. Il n'en fut rien. Au contraire, d'ailleurs. Les Guingampais ont plongé dans ce derby comme dans un bain de jouvence. Grâce à ce retour réussi dans leur compétition nationale, les Costarmoricains ont atterri hier à Hambourg avec un capital confiance à peine écorné.
Sorti de la scène européenne avant même le match retour_à moins que les dieux du football ne prient tous ensemble pour sa cause_que vient chercher Guingamp dans le nord de l'Allemagne ? Tout bonnement une grosse séance de travail dans une rencontre officielle, face à l'une des équipes européennes les plus en forme. « On va essayer de faire du mieux possible, présente Victor Zvunka, c'est-à-dire notre boulot consciencieusement. On ne va pas se faire d'idées, on est éliminé. Mais on doit être à la hauteur de cet événement et se faire plaisir ».
Si collectivement, la tâche s'annonce compliquée pour repousser et déséquilibrer les Allemands, individuellement chacun peut se servir de ce match comme d'une référence.« Ils ne seront pas loin de la finale de Ligue Europa, qui se déroulera dans leur stade,prédit même l'entraîneur guingampais. Contre ce genre d'équipes, on doit livrer un match qui pourra nous servir pour la suite de la saison. Et pour nos jeunes joueurs, c'est un bonus ».
Après avoir fait tourner son effectif dimanche contre Vannes, quel onze de départ Victor Zvunka alignera-t-il ce soir ? Il pourrait être tenté de donner à nouveau du temps de jeu à Argelier et Delgado, auteurs de prestations remarquées face aux Vannetais. Idem pour le jeune Hervé Bazile. « En élargissant un peu le groupe, chacun se sent concerné. Ça donne des possibilités à tout le monde, et également des idées. On sait que l'équipe est solide ».
Bruno Labbadia, le coach hanséatique, pourrait lui aussi être tenté de mettre ses vedettes au repos. Dimanche, alors que Guingamp disposait de Vannes, Hambourg allait s'imposer à Wolfsburg (2-4), chez le champion en titre, invaincu sur son terrain depuis 17 mois. Autant dire qu'à Hambourg, les ambitions sont très élevées, et que ce match contre Guingamp relève plus de la formalité que du choc au sommet...
Blessé à la cheville lors de l'échauffement avant la rencontre face à Évian, le portier plabennecois Loïc Mottier souffre d'une grosse entorse. Il sera indisponible pour au moins quinze jours. Anthony Corre, qui n'a pas démérité en le suppléant au pied levé samedi dernier, sera titulaire à Rodez samedi prochain (20 h).
Alex Dupont convoqué aujourd'hui. Exclu par M. Chat lors de la première journée de championnat face à Laval le 7 août dernier, Alex Dupont est convoqué aujourd'hui (18 h) devant la commission de discipline de la Ligue pour connaître sa sanction.
Un point sur les blessés. En délicatesse avec son ménisque hier matin à l'entraînement, Ousmane Coulibaly restera en soins une semaine tout comme Thomas Cotty (ménisque également). Respectivement touchés à la cheville et aux adducteurs, Omar Daf et RomainThomas se sont contentés d'un léger footing hier. Ils devraient reprendre avec le groupe vendredi. Éric Sitruk (rupture du tendon d'Achille) devra, quant à lui, patienter jusque fin septembre.
La billetterie pour Brest-Nantes (lundi, 20h30) est ouverte. Points de vente : boutique officielle (4, place de la Liberté à Brest), billetterie en ligne via le site internet (www.stade-brestois.com), bar Le Penalty (route de Quimper), centre E. Leclerc via le réseau Ticketnet. En plus des nombreuses animations lors de ce match de gala, un drapeau sera remis à chaque spectateur à l'entrée du stade Francis-Le Blé.
Programme. Aujourd'hui : soins. Demain : entraînement à 10 h. Samedi : soins. Dimanche : entraînement à 10 h.
Coup au péroné pour Mvila. Hier matin, lors de la première séance d'entraînement, Yann Mvila a reçu un coup sur la tête du péroné gauche. Le jeune milieu de terrain du Stade Rennais, titulaire pour la première fois samedi dernier face à Marseille, réalisant un excellent match, a été contraint d'écourter sa séance. Cependant, il semblerait que le joueur ne soit que légèrement touché. Les examens n'ont en effet rien révélé d'alarmant.
Leroy a couru. Touché au tibia lors d'un choc avec Mbia lors de la rencontre Rennes - Marseille, Jérôme Leroy a repris la course hier. Le milieu offensif arborait deux points de suture à la jambe, signe de la violence du choc. Sa participation au match de samedi à Lens ne semble toutefois pas compromise.
Alexander Tettey toujours indisponible. On a longtemps cru que la dernière recrue rennaise, arrivée blessée à la cuisse, allait découvrir la Ligue 1 le week-end dernier face à l'OM. Mais le Norvégien, après avoir effectué un dernier test samedi, a finalement déclaré forfait, les médecins du club l'ayant jugé inapte à la compétition pour le moment. L'ancien joueur de Rosenborg, qui s'était entraîné avec ses coéquipiers la semaine passée, est retourné en soins. Du coup, sa participation au match face à Lens est peu probable. « Je pense d'abord à me soigner. Ensuite, je penserai à jouer », avait-il déclaré dimanche.
Bangoura et Fanni absents. Les deux joueurs, qui ont disputé l'intégralité de la rencontre face à Lens, n'ont pas participé à la séance d'hier après-midi. La raison de leur absence n'a pas été dévoilée. Par ailleurs, le troisième gardien, Patrice Luzi, blessé à la hanche, est toujours indisponible.
Engouement. Hier après-midi, près de 200 supporters ont assisté à la séance des Rennais.
Entraînement. Après un jour de repos lundi, puis deux entraînements hier, une seule séance est programmée aujourd'hui, à 9 h 30 à la Piverdière.
Premier entraînement hier matin pour Franco Sebastian Sosa dans son nouveau club. Et avec le désormais ex-défenseur du Racing Club de Avenalleda, le FC Lorient a pris une petite touche sud-Américaine puisque Gabriel Pañalba l'avait précédé de moins de trois semaines.
« Il a un mois de préparation avec son ancien club derrière lui et il a déjà disputé quatre matches d'entraînement», se félicite Christian Gourcuff, qui, après l'avoir observé sur DVD, a découvert un garçon «déjà dans le rythme.»
L'après-midi, l'Argentin n'a pas participé à la seconde séance du jour, occupé à régler des questions administratives. Pour notamment obtenir de permis de travail indispensable à la signature de son contrat de 3 ans en faveur des Merlus.
«Il est possible qu'il soit dans le groupe samedi face au Mans mais rien n'est acquis.»Car après la signature du contrat, il faudra obtenir sa qualification. «Mais s'il est qualifié, il figurera sur la feuille de match. Nous avons actuellement un déficit de joueurs défensifs.»
Formé au Gimnasia Jujuy, Sosa a découvert l'élite argentine en 2007 avec le Racing Club, le prestigieux club d'Avenalleda, vainqueur en 1967 de la copa Libertadores et de la coupe Intercontinentale. En deux saisons sous le maillot bleu clair et blanc, il a disputé 67 matches et inscrit 8 buts.
Joueur à vocation défensive, qui peut jouer aussi bien dans l'axe que dans le couloir droit de la défense, Franco Sebastian Sosa est un joueur dans la pure tradition argentine : teigneux et accrocheur. Un profil intéressant qui devait donner du caractère au groupe lorientais. «Il a de la grinta, confirme Gourcuff. Et presque une agressivité à contrôler.»
Sylvain Marchal, qui devait reprendre un entraînement normal, s'est contenté de courir avec Florian Simon, le préparateur physique. «Cliniquement il va mieux mais l'IRM, qu'il a passée, suspecte une déchirure» souligne Christian Gourcuff. Afin de ne pas prendre le moindre risque avant une coupure de deux semaines, le capitaine lorientais est forfait pour la venue du Mans.
Laurent Koscielny, qui souffre de douleurs à l'abdomen, a été dispensé d'entraînement. L'échographie n'a rien révélé, il reprendra dès que la douleur aura disparu. Yazid Mansouri, qui a reçu un coup sur le pied, a été dispensé de la séance de l'après-midi.
Triste et maussade, ce n'est pas forcément le tableau que l'on dresse de la Corse, surtout au mois d'août. Et pourtant, c'est bien l'image que doivent avoir les footballeurs vannetais d'Ajaccio et plus particulièrement du stade François-Coty. Corrigés le 29 août dernier en championnat (4-0), les Bretons avaient tendu l'autre joue en Coupe de France, au coeur de l'hiver (2-0). «Que ce soit en Coupe ou en championnat, l'été ou l'hiver, Ajaccio ne nous réussit pas», confirme Stéphane Le Mignan qui redoute encore, surtout chez elle, la formation corse : «C'est un ensemble très solide avec des joueurs comme Guerriero ou Poulard, il faudra être présent dans les duels.» Précisément là où les Vannetais ont péché face à Nantes et surtout à Guingamp.
Se rassurer dans le jeu et les têtes
Pour ce déplacement en Corse, Le Mignan va donc faire tourner son effectif. Pour faire souffler certains joueurs (Avezac, Delhommeau) mais aussi pour donner du temps de jeu à d'autres qui sont en phase de reprise (Quintin, Hervé, Boudarène). Une nécessité également, compte tenu d'un calendrier très chargé. «L'idée est toujours de mettre les meilleurs», glisse Le Mignan «et vu les mauvaises prestations individuelles lors des derniers matches et les risques physiques liés au match à répétition, il est important de faire tourner. Il faut donner un second souffle, mais il y a tellement de choses qui n'ont pas été bien faites à Guingamp. C'est un travail également psychologique, une question d'état d'esprit pour retrouver de l'agressivité.»
« Esprit Coupe » es-tu là ?
Hier en fin d'après-midi, question d'un jeune supporter à Stéphane Le Mignan : «Est-ce que vous avez l'intention d'aller en finale de la Coupe de la Ligue?» Petite hésitation et réponse amusée du coach vannetais : «Allez, je crois que je vais répondre oui.»L'anecdote prouve l'attente qui entoure cette compétition à Vannes. Mais encore faut-il pouvoir la jouer dans de bonnes conditions. Le calendrier de la LFP irritant notamment l'entraîneur morbihannais : «La Coupe de la Ligue est placée de telle sorte qu'elle n'est pas attractive. On a joué dimanche dernier, on rejoue dimanche et on nous place un tour de Coupe de la Ligue en milieu de semaine, alors que nous avons quinze jours sans compétition début septembre... Tout le monde va faire tourner son effectif.» Ceci dit, tant qu'à se coltiner un déplacement en Corse, autant ne pas faire le voyage pour rien : «Nous avons été finalistes la saison dernière, nous n'avons pas envie de donner le match à Ajaccio. L'an passé, notre parcours avait dynamisé le groupe mais nous jouions à domicile. À l'extérieur, cela s'annonce plus compliqué.»
Mais ils sont où les Canaris ? La question vaut d'être posée. Gernot Rohr disposait en effet seulement d'un groupe de quatorze joueurs hier à l'entraînement, que ce soit le matin ou l'après-midi. Babovic (entorse cheville), Klasnic parti consulter en Allemagne, Capoue (déchirure abdominale), Darcheville (pied) resté en salle de musculation et De Freitas (tendon) manquaient à l'appel. Ce-dernier est d'ores et déjà forfait pour le déplacement à Brest dimanche. D'autres ont été ménagés et n'ont suivi qu'une seule séance. Que ce soit en raison du Ramadan (Adboun, Coureur, N'Diaye, Vainqueur qui ne s'est contenté que d'un footing) ou de soins (Jarjat, Sambou, Alonzo).
Côté santé, Sambou, justement, doit passer une échographie ce mercredi en raison d'une blessure à la cuisse. Le défenseur central est incertain pour le match de lundi soir. Aurélien Capoue doit reprendre avec le groupe jeudi, tout comme Jean-Claude Darchville si l'évolution de sa blessure au pied est satisfaisante.
Les Nantais s'entraîneront ce matin avant de doubler jeudi. Le déplacement à Brest (lundi à 20 h 30) s'effectuera la veille de la rencontre en car.
Bassila et Grax forfaits. Victor Zvunka a retenu un groupe de 18 jours pour la rencontre face à Hambourg jeudi. Ni Christian Bassila (cuisse), ni Sébastien Grax (haut de la hanche) n'en font partie. A priori, ils devraient également manquer le déplacement à Tours dimanche.
Le groupe guingampais à Hambourg : Trévisan, Gauclin, Deroff, Argelier, Koné, Colleau, Felipe, Delgado, Mathis, Diallo, Djoman, Bellugou, Giresse, El Jadeyaoui, Ogounbiyi, Hamroun, Scarpelli, Bazile.
Le vendredi 14 août, à l'issue du match face à Angers, les dirigeants guingampais annonçaient l'arrivée de Mustapha Allaoui pour le lundi suivant. Il n'en fût rien. Pas plus le lendemain, ni le surlendemain, ni les jours suivants... Un délai d'ordre administratif retardait son entrée sur le territoire européen, expliquait les dirigeants costarmoricains. Ce délai devait arriver à expiration vendredi dernier. Mais le vendredi en question, Mustapha Allaoui n'était pas en vue. Idem le lendemain, alors qu'un membre du club s'était déplacé pour l'accueillir à la sortie de l'avion.
Finalement, l'attaquant marocain, meilleur buteur de son championnat la saison dernière sous les couleurs de Rabat (14 buts) est arrivé hier après-midi dans les Côtes-d'Armor. Selon la direction du club, ses premières heures ont été consacrées à toutes les démarches administratives, l'objectif étant qu'il soit qualifié pour le déplacement à Tours dimanche. Aujourd'hui, il sera présenté à la presse.
La billetterie Brest-Nantes est ouverte. La vente des billets pour la rencontre Brest-Nantes qui aura lieu lundi prochain à 20 h 30 (retransmission sur Eurosport) débute aujourd'hui dans les points de vente habituels : boutique officielle (seul point billetterie où vous pouvez choisir votre place dans le stade), 4 place de la Liberté à Brest, tél. : 02 98 00 07 76 ou centres E. Leclerc munis d'une billetterie (Réseau Ticketnet) ou bar « Le Penalty », route de Quimper ou billetterie en ligne (www.stade-brestois.com).
Le point sur les blessés. Touché aux adducteurs durant le match face à Laval en CFA 2, Romain Thomas a passé une échographie hier matin qui n'a rien révélé. Il devrait reprendre l'entraînement avec le groupe vendredi. Omar Daf, victime d'une entorse à la cheville, reprendra l'entraînement vendredi. Éric Sitruk (tendon d'Achille) a vu le chirurgien hier matin qui a pu constater la bonne évolution de sa rééducation. Il continue le travail avec le staff médical. Thomas Cotty, à nouveau gêné par son ménisque, a dû quitter l'entraînement hier matin. Une décision sera prise dans la semaine concernant l'orientation thérapeutique à suivre.
Programme. Aujourd'hui: entraînements à 10 h et 16 h. Demain: soins. Vendredi:entraînement à 10 h. Samedi: soins. Dimanche: entraînement à 10 h.
Le Nantais De Freitas forfait pour Brest. Gernot Rohr disposait seulement d'un groupe de quatorze joueurs hier à l'entraînement. Babovic (entorse cheville), Klasnic parti consulter en Allemagne, Capoue (déchirure abdominale), Darcheville (pied) et De Freitas (tendon) manquaient à l'appel. Ce-dernier est d'ores et déjà forfait pour le déplacement à Brest dimanche. D'autres ont été ménagés et n'ont suivi qu'une seule séance. Que ce soit en raison du Ramadan (Adboun, Coureur, N'Diaye, Vainqueur) ou de soins (Jarjat, Sambou, Alonzo). Côté santé, Sambou, justement, doit passer une échographie ce mercredi en raison d'une blessure à la cuisse. Le défenseur central est incertain pour le match de lundi soir.
Une seule séance aujourd'hui pour le groupe lorientais qui s'est retrouvé cet après pour un footing.
Infos blessure :
Namïe Mendy (ischio-jambiers) poursuit son programme spécifique (soins + footing).
Yann Jouffre (adducteurs) et Alban Joinel (adducteurs) sont restés en soins.
Sylvain Marchal (fatigue musculaire) a repris pour faire un footing avec le groupe mais il sera probablement arrêté cette semaine.
Plus d'informations dans le point santé demain.
Infos effectif :
Jérémy Morel et Morgan Amalfitano, restés à Monaco, seront de retour à Lorient ce mardi.
Franco Sosa, qui a paraphé son contrat aujourd'hui, n'a pas participé à la séance. Il pourrait s'entraîner demain pour la première fois avec le groupe.
Résumé de la séance :
Le groupe lorientais a effectué un footing d'une heure sur les rives du Ter.
Omar Daf est resté aux soins ce jour pour une entorse à la cheville droite. Il restera donc à l'infirmerie en ce début de semaine mais devrait toutefois postuler pour la rencontre face à Nantes.
Romain Thomas, sorti à la 40ème minute lors de la rencontre face à Laval avec la réserve ce week end, souffre des adducteurs. Il devrait passer des examens complémentaires cette semaine pour connaitre la nature exacte de sa blessure.
Basile De Carvalho a joué une heure avec la réserve ce week-end. Il a repris l'entraînement normalement avec le groupe et devrait donc postuler pour la rencontre face à Nantes.
Eric Sitruk verra le chirurgien demain matin, il continue sa rééducation avec le kiné.
Entraînement. Après un jour de repos, hier, les hommes de Frédéric Antonetti reprennent le chemin de l'entraînement aujourd'hui. Deux séances sont au programme, à 9 h 30 et 16 h 30 à la Piverdière.
Pas moins de huit joueurs Rouge et Noir ont été retenus avec leurs équipes nationales pour disputer début septembre des rencontres officielles ou amicales.
Le capitaine Petter Hansson affrontera la Hongrie et Malte avec la Suède, dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde 2010.
Le GhanéenAsamoah Gyan jouera contre le Soudan, là aussi en phase éliminatoire de la Coupe du monde, puis face au Japon en match amical.
Une équipe Nipponne dans laquelle figureraJunichi Inamoto, qui affrontera également les Pays-Bas en amical.
Les trois SénégalaisCheick Ndiaye, Moussa Sow et Kader Mangane, déjà hors-jeu dans la course au mondial, se frotteront à l'Angola, toujours en match amical.
Le capitaine de l'équipe américaineCarlos Bocanegra tentera, avec ses coéquipiers, de valider son billet pour l'Afrique du Sud face au Salvador puis face à Trinidad-et-Tobago.
Enfin, le Guinéen Ismaël Bangoura jouera contre le Malawi.
Frédéric, vous venez d'encaisser une défaite sévère. Comment expliquez-vous ce naufrage collectif ?
Dès le début on s'est aperçu que nous n'étions pas dedans. On n'était pas assez agressifs et on a été incapables de construire un bloc. Dans les duels nous n'avons pas répondu présent. Nous avons manqué de sérieux et face à une équipe comme Guingamp cela ne pardonne pas.
Stéphane Le Mignan attendait une réaction après le match mitigé contre Nantes. Non seulement il n'y en a pas eu, mais cela a même été pire. Est-ce qu'il y a eu une mise au point avec l'entraîneur ?
Oui le coach et le staff sont venus mettre les choses au claires pour nous remobiliser. Dimanche on n'a pas fait tout ce qu'il fallait, on ne s'est pas donné à fond. Nous avons conscience d'avoir manqué de solidarité. Il va falloir réagir très vite, par ce que nous savons que sans un esprit irréprochable nous allons souffrir.
Cette claque subie aussi rapidement peut-elle avoir des effets bénéfiques ?
Cela va nous permettre de ne pas s'enflammer. Pour ceux qui pensaient qu'on allait pouvoir passer une saison tranquille, ça va leur montrer que la deuxième saison est toujours plus difficile. Nous savons très bien que ça sera une année compliquée.
Commes vos coéquipiers, individuellement vous êtes apparu plus effacé qu'à votre habitude ?
J'étais placé dans l'axe en soutien de Ghislain Gimbert, mais j'ai eu très peu de ballons. On savait que Guingamp était une équipe très solide physiquement, on voulait donc jouer à terre, mais on n'a jamais réussi à le faire. De mon côté, je n'ai jamais pris les bons intervalles, parce que nous n'étions pas assez en mouvement. Tout au long du match nous ne nous sommes jamais vraiment trouvés.
La très belle prestation contre Metz n'a-t-elle pas engendré un excès de confiance ?
Non je ne pense pas. Depuis ce match rien n'a changé à l'entraînement. L'ambiance est toujours la même, mais c'est sûr que nous devons nous remettre dedans. Il faudra que l'on soit beaucoup plus solidaire et que l'on fasse tous les efforts.
Est-ce que l'on peut se montrer inquiet après cette défaite ?
C'est vrai que nous sommes passés à côté, mais il ne faut pas tirer la sonnette d'alarme. Ce n'est que notre première défaite, il n'y a encore rien de catastrophique. Il va juste falloir se remettre en question rapidement.
Justement vous enchaînez dès ce mercredi avec le 2e tour de Coupe de la Ligue à Ajaccio. Après plusieurs matchs en peu de temps, est-ce que la Coupe est une bonne occasion de se relancer ?
Physiquement cela commence à être dur, mais c'est pour tout le monde pareil. Il faudra tout donner à Ajaccio pour montrer un tout autre visage. Nous savons que cela sera dur, mais ce n'est tout de même pas une montagne.
Nous pouvons aller gagner là-bas. Nous avons connu tellement de joies la saison passée grâce à la Coupe de la Ligue, que nous jouerons le match à fond, même si c'est un match de Coupe. Et puis nous nous devons de nous racheter.
Le calendrier de la Ligue 2 est ainsi fait. Selon que vous soyez ou non dans les petits papiers d'Eurosport, le grand manitou de la division, votre agenda hebdomadaire ressemblera tantôt à celui d'un ministre, tantôt à celui d'un conseiller municipal.
Sur tous les fronts douze jours durant (Caen, Clermont, Vannes, Istres), le FC Nantes a entamé samedi matin sa « drôle de semaine », longue de neuf journées, devant le conduire jusqu'à la Rade de Brest, lundi prochain (20 h 30 sur la célèbre filiale de TF1).
« Ce sont les aléas de la L2, souffle Bernard Gines, en charge de la préparation physique des Canaris. Il faut faire avec… » Assurément, mais comment ? « L'essentiel est de récupérer, poursuit le successeur de Georges Gacon. D'autant que le risque de blessure - tendinite, problème musculaire ou articulaire - est toujours présent, quelle que soit la dominante de l'entraînement. Un petit relâchement et tout peut arriver. » D'où cette rengaine : « Protégeons les organismes ! » À commencer par les plus sollicités, exemptés - heureusement, mine de rien - du deuxième tour de la Coupe de la Ligue. Pas question donc, de multiplier les efforts violents. Maintenant comme à la fin du mois, lorsque la trêve internationale (31 août - 14 septembre concernant les Jaune et Vert) pointera le bout de son nez. « Durant cette période, nous en profiterons pour travailler. Je ne suis pas un chaud partisan des matches amicaux. En revanche, on peut envisager quelques oppositions. Ce sera au coach de décider. »
Et le ramadan ?
Un M. Rohr confronté à un autre souci, pour ne pas dire tabou : le ramadan, qui a débuté samedi. « Je n'ai aucune idée du nombre de joueurs concernés, avoue Gines. On n'en a pas parlé pour l'instant. Je sais, par expérience, que certains le suivent scrupuleusement. Mais qu'il y a aussi des tolérances, avec possibilité de rattraper les jours. Ce sera au staff médical d'étudier cela. » En attendant, le Finistère c'est dans six jours. P…, six jours !
Son but. «La consigne du coach était d'imposer un rythme assez élevé dès le coup d'envoi et de presser Vannes très haut. Après dix minutes de jeu, j'ai la chance de recevoir un bon ballon de Thibault Giresse. Je contrôle et je marque d'une frappe décroisée du droit. Un moment magique! Cela faisait neuf ans jour pour jour que j'étais arrivé à Guingamp. Alors forcément, cette première au Roudourou me fait chaud au coeur.»
Son arrivée à Guingamp. Issu d'un milieu modeste (son père est chauffeur-livreur, sa mère est femme de ménage), le natif de Créteil pose ses valises dans la cité des Côtes-d'Armor en 1999. « J'avais dix ans et tout de suite, j'ai voulu prendre une licence à En Avant, raconte le troisième d'une fratrie de sept. J'ai également fait mes classes avec les 13 et 14 ans de la sélection Bretagne au Centre technique régional Henri-Guérin à Ploufragan. J'ai ensuite poursuivi mon cursus à Guingamp, le club de mon coeur.»
Ses débuts chez les pros. Il s'en souvient comme si c'était hier. 11 novembre 2008, stade Chaban-Delmas à Bordeaux, huitième de finale de la Coupe de la Ligue, Hervé Bazile remplace Ogounbiyi à l'heure de jeu et fait ses premiers pas chez les pros. «Un rêve de gosse.» Le jeune attaquant réussit une bonne prestation mais reconnaît lui-même qu'à l'époque, il n'était «pas prêt pour jouer à ce niveau-là.» Exigeant avec lui-même, il persévère et ne tarde à découvrir la ligue 2 un mois plus tard à Montpellier avant de s'offrir une mi-temps à Tours au printemps dernier. Cerise sur le gâteau, il participe au Trophée des champions face aux Girondins de Bordeaux, cet été, à Montréal. «Un cadeau magnifique!»
Ses qualités. Rapide, technique et percutant, Hervé Bazile possède tous les atouts pour réussir. «Il me reste encore à travailler mon jeu de tête. Je bosse dur à l'entraînement pour corriger mes défauts. Le travail finira bien par payer.»
L'avenir. A Guingamp ou à l'étranger ? «Il me reste un an de contrat à honorer mais j'ai la possibilité de partir en janvier 2010, explique l'attaquant mis à l'essai par Arsenal en 2007.Plusieurs clubs français et étrangers se sont manifestés. C'est flatteur mais je ne veux pas brûler les étapes. Il faut garder la tête sur les épaules. Aujourd'hui, je suis à Guingamp et je veux continuer à apprendre aux côtés de joueurs d'expérience comme Sébastien Grax et Mathieu Scarpelli. La concurrence est saine et je ne prétends pas à une place de titulaire. Mon objectif est de progresser et de gagner du temps de jeu. Je suis conscient que je peux faire mieux.»
L'équipe de France. Depuis quatre ans, Hervé Bazile voit la vie en bleu. Quart de finaliste de la Coupe du monde 2007 des moins de 17 ans en Corée et vainqueur de la Sendaï Cup 2008 au Japon, le jeune buteur poursuit sagement son ascension avec ses copains du Stade Rennais, Yann Mvila et Yacine Brahimi. A 19 ans passés, il rêve désormais d'une nouvelle cape avec la sélection espoirs dirigée par l'ancien Guingampais Erick Mombaerts qui fut son entraîneur chez les moins de 18 ans. «Mes performances en club feront que l'on s'intéressera de nouveau à moi. Je veux continuer mon aventure avec l'équipe de France.»
Hervé Bazile gardera longtemps en mémoire la première titularisation en Ligue 2 de sa jeune carrière. En marquant au bout de seulement 10 minutes son premier but en professionnel, Hervé Bazile a montré au staff qu'on pouvait compter sur lui et a mis son équipe sur de bons rails dans ce derby face à Vannes.
Didier Noblet (Locminé) : « Il y a beaucoup d'éléments satisfaisants dans cette rencontre. D'abord, nous gagnons à quatorze, et l'apport des nouveaux est intéressant. Mais il existe encore une marge de progression. »
Le Mariller (Brest): « Nous sommes encore en phase d'apprentissage avec pas moins de huit joueurs de moins de dix-neuf ans. Nous effectuons une bonne première période mais, au fil du match, nous avons manqué de justesse dans le jeu. »
Avertissements. Locminé : Le Douarin (88'), Le Guennec (89'). Brest : Bégoc (77').
LOCMINÉ: Flégeo, Le Douarin, Keita, Le Guennec, Le Roux, Jubert, Boudard, Malle, Koui, Auger, Mahé. Entrés en jeu : Le Boursicaud, Martin, Larbi. Entraîneur:Didier Noblet.
BREST : Balhoul, Santier, Moune, Bégoc, Kérivel, Le Franc, Le Reun, Le Guen, Laot, Boulonnois, Le Goff. Entrés en jeu : Leost, Créach, Le Guern. Entraîneur: Le Mariller.
Malgré la température, les deux équipes ont offert un beau match dans lequel chaque équipe eut sa mi-temps. D'entrée, les jeunes Brestois tentaient d'imposer leur jeu collectif et manquaient de peu l'ouverture du score par le Goff, mettant à côté sa reprise sur un centre de Le Reun (5'). Puis Laot perçait seul, mais Flégeo, bien sorti, intervenait (12').
Les Locminois rentraient peu à peu dans la partie et Mahé offrait un « caviar » à Boudard dont la reprise passe au-dessus (19'). Nouvelle percée de Mahé qui cherchait à alerter Auger dans la surface, Balhoul, le portier brestois, s'interposait (26'). Puis Brest reprenait le contrôle de la partie et Le Goff, au terme d'une belle action collective, frappait juste à côté du but de Flégeo (30'). Ensuite Loat s'infiltrait dans la défense locale et obligeait Flégeo à une difficile intervention dans les pieds (43').
À la pause, Les Locminois changeaient tout leur milieu de terrain. Ce pari était tout de suite gagnant car à la 52e, sur un corner de Mahé, Auger remisait de la tête dans les six mètres et Bégoc, pressé par Le Boursicaud, trompait son propre gardien de la tête (1-0, 52'). Locminé terminait plus fort et Malle profitait d'une passe en retrait de Santier à son gardien pour ajuster Bahloul (82'). Plus rien ne sera marqué et la Saint Colomban commence de la plus belle des manières ce championnat de division d'honneur.
BENVEGNU (4,5): Comme contre Nantes, il a dû très vite s'incliner sur une frappe croisée imparable de Bazile (10'). En revanche sur les deuxième et troisième buts, il n'est pas exempt de tout reproche. Quelques interventions ont quand même évité une addition encore plus salée au Voc.
DROUIN (2,5): Passif comme toute la défense vannetaise sur le deuxième but, il a trop souvent laissé l'occasion à El Jadeyoui ou Giresse de servir sur un plateau les attaquants guingampais. Toujours en retard, il a vécu une sale soirée. Remplacé par FAIVRE (71').
DELHOMMEAU (3): Le capitaine vannetais a été mis en difficulté par Scarpelli qui est souvent venu chercher les ballons très bas. Pourtant son point fort, il a été absent dans les duels. Un match à oublier.
GUILLON (2,5): C'est dans son dos que Bazile s'est démarqué pour inscrire le premier but guingampais. Sur les deux buts suivants, son marquage a aussi été très approximatif. La vivacité guingampaise l'a totalement désorienté.
AVEZAC (4): Sur la dynamique de son match de mardi, il a été le seul défenseur à ne pas sombrer en première mi-temps. Mais un manque de mordant en seconde mi-temps allait coûter le quatrième but à Vannes.
KAMISSOKO (3,5): Nous n'avons pas encore retrouvé le Kamissoko de la première journée. Il n'est jamais venu suppléer Delommeau quand Scaperlli décrochait. On aurait aimé le voir plus présent dans la récupération. Remplacé par HERVE (46').
MEZAGUE (5): Incapable d'imprimer le rythme en première mi-temps, il a montré un tout autre visage après la pause. Beaucoup plus conquérant, il s'est rendu plus disponible. C'est lui qui est venu réduire la marque (61').
LIABEUF (4,5): L'ancien guingampais a montré de belles choses dans l'utilisation du ballon, mais sans parvenir a exploiter la profondeur de son couloir droit. Remplacé parRESET (46'). Son entrée a dynamisé le couloir droit, sans pour autant désorganiser la défense guingampaise.
SAMMARITANO (3,5): Placé en soutien de Gimbert, il n'a pas eu son influence habituelle. Le lutin vannetais a été étouffé par le robuste Diallo.
CAMARA (4,5): Sa vitesse a bien été la seule chose à pouvoir déstabiliser la défense guingampaise. Il n'a toutefois pas eu souvent l'occasion de la mettre en lumière. Pendant tout le match, il s'est en plus parfaitement acquitté des tâches défensives.
GIMBERT (4): Il a bien tenté de se démener sur le front de l'attaque, mais il a eu très peu de ballons exploitables.
TREVISAN (4). Très rarement sollicité, le portier guingampais n'a pas véritablement eu l'occasion de se rassurer. Son erreur de relance est directement à l'origine du but vannetais.
ARGELIER (6). Appliqué défensivement, le latéral droit s'est montré disponible offensivement, combinant à plusieurs reprises avec El Jadeyaoui.
KONE (5). Un match plutôt tranquille pour le Burkinabé, malgré la présence aux avant-postes vannetais de l'athlétique Gimbert. Toutefois, en l'absence de Bassila, Koné donne parfois l'impression de manquer de repères.
COLLEAU (4,5). Le défenseur central n'était pas dans un grand jour. Approximatif dans la relance, certains ballons perdus auraient pu coûter cher. Une deuxième période beaucoup mieux négociée.
DELGADO (6,5). Le remplaçant de Felipe a parfaitement muselé Liabeuf en première mi-temps. Agressif et appliqué, le latéral gauche n'a que très rarement été mis en difficulté.
EL JADEYAOUI (7,5). Passeur décisif en première période, buteur en seconde, l'ailier guingampais a régalé le roudourou. Sa technique et sa capacité d'élimination ont totalement affolé les latéraux vannetais.
DIALLO (6). Impressionnant à la récupération, le Sénégalais devient un maillon fort de la formation guingampaise. Dommage que son jeu de passe manque parfois de précision.
MATHIS (6). Omniprésent à la récupération, il s'est aussi illustré par son souci permanent de jouer vers l'avant. Relayeur incontournable de l'entrejeu guingampais, il a servi avec précision ses deux attaquants. Moins en vue en seconde période.
GIRESSE (7,5). Il s'est d'abord illustré défensivement avec de bonnes récupérations de balles dans son couloir gauche. Sa justesse de passe a ensuite fait des merveilles, notamment à la 10' lorsqu'il met Bazile sur orbite pour l'ouverture du score. Décisif encore une fois lorsqu'il sert parfaitement Scarpelli pour le troisième but. Remplacé par DEROFF(81').
SCARPELLI (7,5). En soutien de Bazile, l'ancien castelroussin a fait des merveilles dans la conservation du ballon et l'orientation jeu. Si sa première tentative est repoussée par le portier vannetais, la seconde, de la tête, fait mouche après un centre au cordeau d'El Jadeyaoui (23'). Même scénario quelques minutes plus tard suite à un centre fort à ras de terre de Giresse (42'). Remplacé par OGOUNBIYI (76').
BAZILE (6,5). En apprentissage, le jeune guingampais honore sa première titularisation par une frappe croisée du droit qui ne laisse aucune chance à Benvegnu (10'). S'il n'a pas toujours senti les bons coups et fait preuve parfois de déchet dos au but, sa vitesse a souvent posé des problèmes aux défenseurs vannetais. Des débuts encourageants. Remplacé par DJOMAN (81').
Victor Zvunka attendait une réaction de son groupe après la déroute européenne face à Hambourg (1-5). Il a été servi. Quatre buts dans l'escarcelle guingampaise et une domination sans partage face au voisin vannetais. Au coup de sifflet final, l'entraîneur d'En Avant pouvait légitimement laisser éclater sa joie, rassuré et soulagé. « On avait à coeur d'évacuer la déception de l'Europa League, on a regardé la vidéo contre les Allemands et on a su corriger nos erreurs. Ce soir, l'équipe était dans le bon tempo. On mérite notre victoire et en prime, on y a mis la manière. »
Contre une équipe morbihannaise dont il redoutait l'enthousiasme et la ténacité, Victor Zvunka avait décidé de remanier son groupe et d'injecter du sang neuf. Pari gagnant. Les latéraux Argelier et Delgado connaissaient leur baptême du feu au Roudourou tandis que Bazile était associé à Scarpelli sur le front de l'attaque. Pour sa première titularisation en Ligue 2, le jeune Haïtien (19 ans) n'a pas tremblé et a réalisé un match plein. Conquérant dans les duels et diablement opportuniste. Mis sur orbite dans la profondeur par El Jadeyaoui, Bazile ne s'est pas privé pour expédier le ballon d'une frappe décroisée dans les filets de Benvegnu (10') avant que la recrue Scarpelli ne signe le doublé en l'espace de 20 minutes.
« La consigne était de presser notre adversaire d'entrée et le plus haut possible,explique Victor Zvunka. Très vite, on s'est procuré des occasions et ça a payé. » A l'inverse de Vannes, d'une incroyable passivité en défense et incapable de hausser le rythme. « On est passé complètement au travers, reconnaissait Stéphane Le Mignan, un brin abattu en salle de presse. On a fait un match catastrophique. C'est une prestation lamentable ! On n'a jamais eu de bloc, de volonté collective, pourtant la clé de la réussite du Voc. Franchement, ce n'était pas beau à voir. Face à une équipe de Guingamp qui a beaucoup de qualité, ça n'a pas pardonné. »
Au lendemain de cette large défaite en Côtes-d'Armor, le technicien vannetais va devoir mettre les bouchées doubles à l'entraînement, sermonner son groupe pour retrouver l'état d'esprit qui était le sien à l'ouverture contre Metz (3-0). « Si on veut rivaliser avec les autres équipes du championnat, il faut se reprendre en mains car notre jeu est beaucoup trop disparate. »
Une remise en cause s'impose donc dans les rangs du Voc avant la venue de l'ogre havrais en fin de semaine. A Guingamp en revanche, la confiance est de retour après un match des plus abouti. Un match référence? « N'allons pas trop vite, reprend Zvunka. Pour l'instant, on est dans les objectifs que nous nous sommes fixés (5e avec un match de retard, contre Istres le 4septembre). Le plus important, c'est que nous ayions réagi après notre défaite face aux Allemands. Bien sûr, il reste encore quelques imperfections à gommer. » Une semaine de travail et un détour par Hambourg jeudi devraient y contribuer.
Frédéric Antonetti : « Je sui très déçu par le résultat et je suis très satisfait par le contenu. Il faut que l'équipe prenne conscience qu'elle peut faire de bonnes choses. Le Stade Rennais méritait mieux. Ce match doit être un déclic. Il faut être moins attentiste sur coups de pied arrêtés et plus réaliste devant le but. Dans le jeu, Marseille ne nous a pas posé beaucoup de problèmes. On a un déficit de points. Il va falloir confirmer dès la prochaine journée. »
Didier Deschamps : « C'était un match très difficile face à une très bonne équipe. Les Rennais ont mis beaucoup de vitesse et de dynamisme. Ils ont pressé très haut. Grâce à une meilleure réaction en deuxième mi-temps, on a réussi à revenir au score. Il faut être lucide et réaliste quant à la physionomie du match. Le résultat est positif, il faut savourer ce point pris. Je savais cette équipe de Rennes très performante. Elle a eu du répondant dans le domaine athlétique. Le Stade Rennais va faire souffrir beaucoup d'autres équipes cette saison. »
Yann MVila : « On est peu frustré car on voulait gagner ce match. On a bien débuté. C'est dommage d'avoir pris ce but sur une erreur de marquage. Pour cette première en Ligue 1 avec mon club formateur, c'était vraiment magique. En plus face à Marseille. J'ai eu la pression avant le match. Quand le coach a dévoilé la composition à la causerie d'avant-match, j'ai tout de suite essayé de regarder mon nom sur la liste des remplaçants. Je ne m'y attendais pas. Mes coéquipiers m'ont beaucoup parlé et m'ont mis en confiance avant le match. En Ligue 1, il y a beaucoup plus d'espaces et ça va très vite. Malgré une bonne prestation, je dois encore progresser. »
Nicolas Douchez : « Jusqu'à la 80e minute, on méritait mieux. A la fin du match, on a souffert face à la pression marseillaise. On a fait un gros match. Malheureusement, ce soir, on n'a pas pris les trois points. Cette confrontation a opposé deux grosses équipes du championnat. Ce soir, le Stade Rennais a montré qu'il avait le niveau pour jouer le haut de tableau. »
Mamadou Niang : « On a souffert en première période. On s'est fait bousculer mais en deuxième période on a eu quelques occasions intéressantes. Je pense que le résultat nul est logique. »
Les Bretons réalisaient la meilleure entame de match. En deux minutes, Gourmelon d'une tête décroisée puis Legoff d'un lob astucieux manquaient d'ouvrir le score. Mondeville répliquait aussitôt, et le tir dévié de Havard venait échouer sur la transversale (6'). Le public n'avait pas le temps de s'ennuyer lors d'un premier acte très animé. Alla servait parfaitement Palisse, dont la tentative pied gauche était avortée par Seznec (18'). Dans la foulée, la tête de Suzanne fuyait le cadre. Les Calvadosiens prenaient l'ascendant devant des Finistériens sur la défensive. Lecreux réalisait un petit numéro dans les 18 mètres mais enlevait trop sa frappe (29'). Peu après, le coup franc d'Alla tutoyait la cage bretonne. Concarneau aurait pu mener à la mi-temps, si Drouglazet s'était montré davantage lucide seul devant Pannier, après un relais avec Nicolas (36').
La seconde période demeurait plus calme. Mondeville ratait à nouveau le coche par Palisse, qui butait sur Seznec (53'). Les deux formations accusaient le coup physiquement, les efforts consentis avant la pause se faisaient ressentir de part et d'autre. Alors que l'on s'acheminait vers un score nul et vierge, les locaux surprenaient leur hôte. Marie, fraîchement entré en jeu, déviait de la tête pour Lecreux qui fusillait Seznec pour l'ouverture du score (1-0, 82'). Mondeville tenait sa première victoire, et l'ultime tentative de Jeannez côté visiteur restait vaine.
Décidément cette équipe du Racing semble être la bête noire du Quimper Cornouaille. Comme la saison passée, les Quimpérois rejoignaient les vestiaires au terme des quarante-cinq premières minutes avec un handicap d'un but ? Une réalisation signée du tout jeune Keita qui surprenait tout le monde.
Décalé côté gauche, l'attaquant du Racing devançait l'intervention de Ouéhi pour mettre de l'extérieur de la surface le ballon au second poteau. Boulic était trop court (0-1, 42').
Ce but douchait les Finistériens qui, sans faire une grande mi-temps, s'étaient montrés au moins aussi dangereux que leurs adversaires. Si les coups de patte de Badaoui restaient de sérieuses menaces (19'), les coups francs bottés par le Bihan créaient aussi quelques situations délicates devant le but de Catrin, mais Pogba ne cadrait pas ses reprises (8', 16'). Et quand Bonnard parvenait à mettre le ballon au fond du but, celui-ci était refusé pour une position de hors-jeu (32').
Le Bihan n'ayant pas transformé une autre occasion consécutive à une percussion de Ndengila (29'), la réalisation des hommes de Tapti pouvait paraître sévère, même si Boulic avait dû boxer quelques instants plus tôt un autre ballon dangereux (35'). Salaün recomposait sa défense à la pause, mais du côté du Racing on passait à cinq, derrière, avec mission pour le duo Raboteur, Pinto de couper les actions aux trente-cinq mètres.
Quimper avait beau mettre du coeur à l'ouvrage, les barbelés étaient dressés devant la cage de Catrin. Les bons corners de Mahrez et les coups francs de Le Bihan n'apportaient pas la solution et en contre, Epo Edimo ratait l'immanquable sur un coup-franc de Badaoui (85'). L'avertissement était sans frais, puisque deux minutes plus tard un centre de l'intenable Keita était cette fois suffisamment dévié par Tomasevic pour mourir derrière la ligne de Boulic (0-2, 87').
DOUCHEZ (7). Une première parade délicate sur une volée de Niang (3'). Une mésentente avec Bocanegra à la 17'mais sur le corner qui suit, il s'impose avec autorité dans les airs. Une intervention délicate des deux poings mais parfaitement maîtrisée sur un coup franc d'Abriel (32').Un arrêt délicat face à Brandao (59'). Un arrêt exceptionnel à la 81e face à Morientes seul à trois mètres de lui. Une nouvelle parade sur une frappe de Niang (83'). Et enfin, une prise de balle impeccable sur la frappe de Taïwo (90'). La palette si diversifiée de ses interventions suffit à situer le très haut niveau de sa prestation.
FANNI (7). L'international français a surtout pensé à bien défendre dans un premier temps. Puis au fil du match, il a très souvent pris son couloir pour apporter le soutien offensif. Illustration parfaite à la 55'où son centre trouve la tête de Marveaux. Auteur d'une très grosse deuxième période où il aura été au four et au moulin.
MANGANE (6). Au fil des matches, on retrouve le Mangane de la saison dernière. Très tranchant dans ses interventions défensives, il est également précieux par son jeu long précis vers Gyan en particulier.
HANSSON (7). Du grand du bon Hansson. Fidèle à son habitude, l'international suédois a parfaitement maîtrisé son adversaire direct, Brandao. Impressionnant dans le domaine aérien, Petter Hansson a également su couper les trajectoires quand cela a été nécessaire.
BOCANEGRA (6). Superbe ouverture pour Bangoura à la 4'. Une mésentente avec Douchez (17') sans conséquence. Pour le reste, l'international américain a défendu avec acharnement et de sérieux clients. Quelques incursions dans le camp marseillais plutôt bien senties.
LEMOINE (6). Présent dans l'impact physique dès les premiers duels, il a donné le ton de son match. N'a pas faibli par la suite et a récupéré de très nombreux ballons. Du bon Lemoine.
LEROY (7). Etincelant par sa technique et sa vision du jeu. Il provoque le penalty sur une inspiration géniale (36'). Il le transforme lui-même sans trembler même si Mandanda effleure le ballon. Malgré une baisse de régime compréhensible en fin de match, il a livré une grosse prestation.
MVILA (6). Un petit signe de croix avant de rentrer sur la pelouse comme toujours, et hop dans le match. Le jeune espoir rennais n'aura pas raté sa première titularisation en L1. Très bon à la récupération, il a aussi réussi de bonne dans le jeu. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Yann Mvila a touché 52 ballons dans le match dont 32 interceptions. Il a donné 43 ballons contre neuf perdus. Un match très prometteur.
BANGOURA (6). Sur son premier véritable ballon offensif délivré par Bocanegra, il dévie de la tête à l'entrée de la surface. Mandanda est lobé mais le cuir rebondit sur la transversale. Averti à la 51'sur faute peu évidente qui amène le coup franc et l'égalisation marseillaise. Perd son duel avec Mandanda après avoir superbement éliminé Taïwo (60'). Aurait mérité d'être récompensé tant il a donné sur le front de l'attaque comme dans les tâches défensives.
GYAN (6). Une première frappe cadrée à la 23'après une lutte acharnée avec Heinze. Bon service sur Leroy qui provoque le penalty (36'). Dès l'entame de la deuxième période, il est tout près de servir à nouveau Leroy (47'). Aurait également pu être récompensé sur un superbe enchaînement à la 76'. Mais sa frappe puissante dans la surface ne trouve pas le cadre.Dommage car l'attaquant a encore élevé son niveau de jeu hier soir.Remplacé parSOW à la 84'.
MARVEAUX (6). Sa douleur à la cuisse n'est plus qu'un vilain souvenir. Cela s'est tout de suite vu sur ses premiers ballons où Marveaux à su percuter sur son côté gauche. A baissé de régime au fil de la rencontre et semble impliqué sur l'erreur de marquage sur le but marseillais. Remplacé par DANZÉ à la 67'. Il tente une belle frappe dans l'angle de la surface mais ne trouve pas le cadre (87').
Pour cette troisième journée de Ligue 1, et après des débuts plutôt prometteurs face à Boulogne-sur-Mer (3-0) et, dans une moindre mesure, à Nice (1-1), les Rennais devaient enfin savoir de quoi ils étaient capables. C'était l'heure du premier vrai test, face au favori désigné du championnat. Bien sûr, l'OM, bien que vainqueur de ses deux premiers matches, est encore loin d'être totalement en place. Mais les Bretons se devaient d'être à la hauteur des ambitions plus ou moins affichées en début de saison. C'est-à-dire titiller les « gros » de la Ligue 1, Marseille en tête.
D'entrée de jeu, la volonté rennaise était donc palpable, même si les Marseillais se montraient les premiers, par l'intermédiaire de Niang, qui manquait son ciseau sur un centre de Bonnart (3'). Les Rennais régissaient sur l'action suivante. Carlos Bocanegra frappait un coup franc dans la profondeur pour Bangoura, mais la subtile tête retournée de l'attaquant guinéen trouvait la barre de Mandanda (4'). À cet instant, le souvenir de la rencontre mémorable de la saison dernière (4-4), est peut-être revenu aux supporters des deux camps. Mais contrairement à l'an passé, Marseille a largement remanié (et renforcé) sa défense, et le Stade Rennais pouvait aligner son arrière-garde au grand complet.
La rencontre se fermait donc progressivement, et malgré quelques alertes de part et d'autre, il fallait attendre la 23e minute pour revoir une action dangereuse. Mais Asamoah Gyan voyait sa frappe facilement captée par le gardien olympien. Édouard Cissé, à la réception d'un corner d'Abriel, n'avait pas plus de réussite côté marseillais, puisque sa tête passait de peu au-dessus des buts de Douchez. Les débats, très intenses physiquement, étaient assez équilibrés. Seul un détail pouvait donc faire basculer la rencontre d'un côté ou de l'autre. Un détail, comme cette main de Souleymane Diawara, qui venait contrer le ballon emmené par Leroy, après un bon centre de Gyan. Bien qu'involontaire, la faute du défenseur marseillais n'en était pas moins flagrante et l'arbitre, bien placé, désignait sans surprise le point de penalty. Leroy se chargeait de le transformer malgré l'intervention de Mandanda, qui effleurait le ballon, et encaissait par la même occasion son premier but cette saison (1-0, 37'). Rennes ouvrait donc le score au meilleur moment, et rentrait aux vestiaires avec un avantage loin d'être immérité.
Domination marseillaise en seconde période
L'OM est encore une équipe en construction, mais c'est aussi une équipe à l'image de son entraîneur, pleine de caractère. Le capitaine Mamadou Niang, oublié au second poteau, remettait les pendules à l'heure dès l'entame de la seconde période, en reprenant de volée un coup franc de Cheyrou (1-1, 52'). S'en suivait une dizaine de minutes un peu folle. Marveaux tout d'abord, dont la tête frôlait le montant sur un centre de Fanni (56'), était tout près de redonner l'avantage aux siens. Lemoine, ensuite, auteur d'une bonne frappe captée par Mandanda (57'), puis Bangoura, qui perdait son duel face au gardien marseillais (59'), n'avaient pas plus de réussite. Brandao, sur la même action, avait été tout près, lui aussi, de marquer, mais Douchez avait été vigilant. On retrouvait alors le spectacle qui fait la plupart du temps la saveur des Rennes - Marseille (39 buts lors des dix derniers matches). Mais toujours pas de but dans cette très belle deuxième mi-temps. La faute à la maladresse, comme lorsque Gyan ajustait mal sa frappe (76'). La faute aussi au talent de Nicolas Douchez, qui sortait une reprise de Morientes d'un réflexe incroyable (81'), puis s'interposait sur une frappe de Niang (83'), et sauvait ainsi son équipe. Danzé (87') ou Taiwo (89') tentaient également leur chance, mais sans trouver la faille.
Malgré une nette domination phocéenne dans la dernière demi-heure, les deux équipes devaient donc se quitter sur un score nul (1-1), qui pouvait satisfaire les deux formations, invaincues après trois journées. Il reste encore du travail, mais il semble bien que le Stade Rennais version 2009-2010 ait le niveau.
AUDARD (5 sur 10). Une bonne détente sur une frappe de Nenê (7'), deux relances au pied approximatives pour s'échauffer. Intervention décisive dans les pieds de Bakar (12'). Masqué, il ne pouvait rien sur le but de Nimani (22'), spectateurs sur le coup-franc de Nenê (31'). Une soirée frustrante où il n'a pas été décisif comme souvent, sauf sur une ultime volée de Nenê (83').
BACA (4,5). De la fougue et une intervention décisive de la tête devant Nimani (18'). Appliqué, il n'a pas hésité à prendre le couloir. À l'inverse, la puissance de Bakar l'a souvent fait souffrir.
GENTON (4). On a retrouvé son tacle glissé devant Nimani (17'). Puis une certaine fébrilité : main qui occasionne le coup franc victorieux de Nenê (31'). Une soirée approximative et hésitante malgré un brassard hérité dans les ultimes minutes.
KOSCIELNY (7). Dans les airs, Ciani a trouvé son successeur. Notamment sur un corner de Monterrubio (38') au dessus. Un coup de tête presque décisif sur un coup franc de Vahirua (76'). Tranchant aussi dans ses interventions, il n'a pas déçu. Comme à chaque fois depuis l'ouverture du championnat.
MOREL (4,5). Sa fougue a évité Bakar de filer au but (21'). Mais on avait connu le Quimperlois plus volontaires et plus fougueux dans son couloir.
AMALFITANO (4). Exilé à droite, sa bonne volonté évidente a buté sur trop de déchets techniques, sur une tendance à trop porter le ballon. À l'heure de jeu, il a glissé dans l'axe sans plus trouver le bon tempo.
MANSOURI (4). Des difficultés à poser le pied sur le ballon dans l'entrejeu. Peu d'impact dans la construction, peu de ballons ratissés. Un retour raté pour le capitaine du soir.MVUEMBA lui a succédé à la 81'
PENALBA (4). Pour ses débuts, on attendait de l'Argentin de l'impact physique. Un peu trop d'ailleurs (averti pour une faute sur Alonso). Ce n'était pas un cadeau de débuter au sein d'un collectif grippé. Remplacé par DIARRA (62').
MONTERRUBIO (3,5). Peu présent dans le jeu, c'est sur coup de pied arrêté qu'il s'est illustré. Mais il s'est éteint au fil du match au point de céder sa place à FANCHONE (62'), qui a pris le couloir droit avant d'offrir aussitôt un ballon de but à Gameiro.
VAHIRUA (4). Un coup franc de 25 m dévié du bout des gants par Ruffier (39'), une passe presque décisive pour Gameiro (45') et c'est tout pour le premier acte. Trop peu ! Des frappes arrêtées approximatives ensuite, sauf sur un coup franc pour la tête de Koscielny (76').
GAMEIRO (4). Une première percée face à Traoré pour montrer qu'il a des jambes, un ballon de but juste avant la pause, gâché par manque de spontanéité (45'). Peu souvent placé idéalement, il n'a pas offert les solutions habituelles. Un nouveau duel perdu face à Ruffier (63').
Il faisait chaud sur Monaco, très chaud même sur la Principauté. Un temps d'été sur la côte d'azur, quoi ! Un climat étouffant. Tellement étouffant qu'après à peine plus d'une demi-heure de (non) jeu les Merlus accusaient déjà deux longueurs de retard sur des Monégasques, réalistes et appliqués à défaut d'être irrésistibles. Asphixiés par la chaleur ? Asphixiés par les joueurs de Guy Lacombe ? Non ! Simplement apathiques. Trop timides dans leur bonne volonté.
Un avis que Christian Gourcuff ne partageait pas totalement : « Autant il y a une semaine face à Montpellier notre collectif était défaillant autant ce soir j'ai senti de l'application. »Mais ce n'était pas suffisant et là l'entraîneur lorientais en convenait aisément : « Je n'ai pas trouvé Monaco au mieux ce soir, notamment dans la tenue du ballon. Mais on n'a pas su leur faire mal, on a manqué d'agressivité défensive. On leur a quasiment offert deux buts. On était trop timide dans l'organisation, on a joué trop tranquillement. Offensivement, on n'a pas su leur faire mal. C'était un match propre, au cours duquel on a fait illusion. Mais il nous manquait de l'impact et de la vitesse dans le jeu. Il y avait trop de déchets.»
Deux fois Kevin Gameiro, servi par Marama Vahirua juste avant le repos, puis par James Fanchone juste entré en jeu, aurait pu réduire le score : « Et cela aurait été un match différent. Car je reste persuadé qu'il y avait la place pour faire mieux, poursuivait Gourcuff. Dommage que dans le dernier quart d'heure, l'état d'esprit ait disparu, on s'est liquéfié dans le jeu. » Mais hier soir en Principauté, Gameiro avait été abandonné par la réussite.
Rarement séduisants
Dans le camp adverse, Guy Lacombe, après un sévère 4-0 à Nancy, faisait contre mauvaise fortune bon coeur. Ce n'était pas du grand Monaco mais c'est un Monaco gagnant : « En terme de points oui, je suis satisfait. Car je ne suis pas prêt d'oublier le match de Nancy. Alors ce soir je me contente de la première demi-heure qui a été satisfaisante sur le plan du jeu. Ensuite on les a attendus et face à Lorient je préfère avoir le ballon. On risque de le payer face à des adversaires plus huppés. On a encore beaucoup de progrès à faire dans de nombreux domaines: la tenue du ballon, tous les joueurs ne sont pas dans le même tempo, certains sont arrivés en retard. Mais ces 6 points en 3 matches peuvent nous faire du bien en terme de confiance. »
Une semaine après le non-match face aux Montpelliérains, les Lorientais ont rendu eux une copie un peu plus propre. Sans plus ! Et sans rassurer leur entraîneur : « Ce soir, à part le secteur défensif qui était privé de Sylvain Marchal, l'équipe était quasiment celle qui va faire la saison. » Mais avec plusieurs joueurs (Gabriel Penalba, James Fanchone, Arnold Mvuemba ou Pierre Ducasse pas entré en jeu) encore à court de rythme et de repères.
Tiens ! Rarement séduisants, souvent réalistes, les Merlus ont concédé leur premier revers de la saison, matches de préparation compris. Le plus logiquement du monde. Des Merlus qui n'ont toujours pas gagné à Louis II. Des Merlus qui vont devoir s'accrocher.
Valenciennes - Paris Saint-Germain : 2-3 Buts : Tiéné (56eme), Mater (91eme) pour Valenciennes - Luyindula (34eme), Erding (56eme), Jallet (83eme) pour le PSG
Saint-Etienne - Boulogne-sur-Mer : 0-1 But : Cuvillier (37eme) pour Boulogne
Rennes - Marseille : 1-1 Buts : Leroy (37eme, sp) pour Rennes - Niang (51eme) pour Marseille
Dimanche 23 août 2009 Grenoble - Lens : 1-2
Buts : Ljuboja (12eme) pour Grenoble - Eduardo (7eme), Boukari (70eme) pour Lens
Bordeaux - Nice : 4-0
Buts : Jussiê (44eme), Gourcuff (53eme et 71eme), A.Diarra (76eme) pour Bordeaux
Lille - Toulouse : 1-1 Buts : Vittek (44eme) pour Lille - M'Bengue (74eme) pour Toulouse
Privé de leur gardien Loïc Mottier victime d'une entorse lors de l'échauffement, on ne peut dire que les Plabennecois ont abordé la rencontre de la meilleure manière possible. Largement battus à Troyes, les Finistériens avaient, malgré cela, à coeur de se racheter devant leur public. Ils débutèrent, en tout cas, le match sans complexe face à des Savoyards extrêmement prudents.
Ainsi, un centre tir de Boulain contraignait Laquait à sauver sa cage d'une pichenette (16'), puis un coup franc de David donnait quelques inquiétudes au gardien savoyard (21'). Cette illusion allait, cependant, tourner court, car sur une action rapide Evian ouvrait la marque par Goussé qui se présentait seul devant Corre, bien malheureux sur cette première action dangereuse de la formation dirigée par Stéphane Paille (0-1, 25').
Cette réalisation rassurait les Haut-Savoyards et contraignait les joueurs du pays des abers à se découvrir quelque peu. Une initiative qui aurait pu leur coûter chère sans une certaine maladresse de Cambon, contré par Corre au dernier moment (26'). La maîtrise, il faut en convenir, avait changé de camp. Barbosa se montrait, d'ailleurs, aussi imprécis son collègue devant le but plabennecois. Ce qui permettait à Mombris d'éviter que l'écart ne se creuse (43'). Fofana eut même l'occasion d'égaliser sur corner. Seul au second poteau il enleva trop sa frappe alors que le but était grand ouvert (45').
Au retour des vestiaires les Plabennecois s'efforcèrent d'apporter plus de rythme au match en alignant quelques coups de pieds de coin. Sur l'un d'entre eux, une reprise de Kerbrat contraignait Laquait à une parade pour sauver sa cage (51'). Il reste que les Plabennecois n'étaient pas à la merci d'un contre savoyard, notamment par Goussé qui était sur tous les bons coups. Corre sen apercevait une nouvelle fois en sauvant du pied devant la capitaine d'Evian (69'). Le gardien plabennecois fut, également, très heureux sur une reprise de la tête manquée de Roufosse (84').
Mais le petit but d'avance suffisait aux Hauts-Savoyards malgré une fin de match courageuse des Finistériens qui, par Coat bien décalé par Créhin furent à deux doigts d'arracher le partage des points (89'). Ainsi Plabennec connaissait sa première défaite depuis mai 2008 à Kervéguen.
19 joueurs ont été convoqués par Frédéric Antonetti pour la rencontre de demain face à Marseille à 21h. Alexander Tettey fait son entrée dans le groupe tout comme Tongo Doumbia. Sylvain Marveaux, blessé à la cuisse la semaine dernière, est également de retour.
Gardiens : Nicolas Douchez et Cheick Ndiaye
Défenseurs : Lucien Aubey, Petter Hansson, Kader Mangane, Carlos Bocanegra, Rod Fanni
Milieux de terrain : Romain Danzé, Fabien Lemoine, Jérôme Leroy, Yann Mvila, Alexander Tettey, Tongo Doumbia, Sylvain Marveaux
Attaquants : Moussa Sow, Mickaël Pagis, Jires Kembo-Ekoko, Asamoah Gyan, Ismaël Bangoura. ________________________________________ Choix de l'entraîneur / CFA : Olivier Thomert, Elderson Echiejile, Samuel Souprayen, Patrice Luzi, Kevin Théophile-Catherine, Kevin Bru, John Boye, Florent Petit, Lhadji Badiane
Infirmerie : Jimmy Briand (genou gauche), Bruno Cheyrou (genou gauche)
Christian Gourcuff a retenu un groupe de 18 joueurs pour le second déplacement de la saison au Stade Louis II face à Monaco, ce samedi à 19h00.
Sylvain Marchal (fatigue musculaire) et Yann Jouffre (déchirure adducteurs) sortent du groupe. Première apparition pour Pierre Ducasse et Gabriel Peñalba.
Le groupe lorientais :
- Gardiens : F. Audard - L. Cappone
- Défenseurs : M. Baca - B. Genton - L. Koscielny - A. Le Lan - J. Morel
- Milieux : M. Amalfitano - M. Barthelmé - S. Diarra - P. Ducasse - J. Fanchone - Y. Mansouri - A. Mvuemba - G. Peñalba
- Attaquants : K. Gameiro - O. Monterrubio - M. Vahirua
Blessés :
Y. Jouffre (déchirure adducteurs) - S. Marchal (fatigue musculaire) - N. Mendy (ménisque)
Tettey ou Mvila et Marveaux ou Kembo ? Hier, la dernière séance d'entraînement s'est déroulée à huis clos. L'occasion pour Frédéric Antonetti d'effectuer les derniers réglages et surtout de mesurer les états de forme des uns et des autres. Ainsi, il semblerait que Tettey et Marveaux débutent la rencontre ce soir. Si cela n'était pas le cas, le coach pourrait titulariser Mvila à la place de Tettey et Kembo à la place de Marveaux.
Raymond Domenech dans les tribunes. Le sélectionneur national sera présent, ce soir, route de Lorient. L'occasion pour lui d'observer quelques-uns de ses internationaux tels que Fanni et Mandanda, par exemple. Tout comme d'autres joueurs qui frappent à la porte de l'équipe de France comme Bruno Cheyrou.
Une première pour Doumbia. L'ancien joueur de Châteauroux a fêté ses vingt ans, le 6 août dernier. Hier, il a été retenu dans le groupe des 19 joueurs pour affronter Marseille. Pour ce grand gabarit (1,92 m) qui ne compte qu'un match en pro, il s'agit d'une belle récompense pour le travail accompli depuis la reprise de l'entraînement en juin. S'il est retenu dans les 18, il devrait porter le numéro 33.
Médias : la grande affluence. Des journalistes japonais, américains, norvégiens, c'est la grande affluence pour le match Rennes - Marseille. Pas moins de 55 journalistes sont attendus pour couvrir la rencontre. Du coup, un système d'accréditation spécial a été mis en place afin de gérer les très nombreuses demandes qui n'ont pu être toutes satisfaites. Un fait exceptionnel route de Lorient.
OM : Ben Arfa ou Koné ? Didier Deschamps a déplacé un groupe de vingt joueurs à Rennes. L'entraîneur marseillais doit faire face à une légère incertitude pour le poste d'attaquant droit. Koné touché cette semaine pourrait ne pas débuter la rencontre. Ben Arfa connaîtrait donc sa deuxième titularisation de la saison.
Un match ferme pour Inamoto. Le milieu de terrain japonais, Junichi Inamoto a écopé d'un match ferme de suspension jeudi à l'issue de la réunion de la commission de discipline, jeudi. Ce match sera purgé ce samedi contre Marseille.
Une minute de silence pour les supporters de l'OM. Ce soir, avant la rencontre, une minute de silence sera observée en mémoire des deux supporters marseillais décédés dans un accident de bus avant la rencontre Le Havre - Marseille, le 23 août 2008. Le Stade Rennais a répondu favorablement à la demande des MTP (Marseille Tout Puissant), qui avait perdu deux des leurs il y a un an.
Inamoto retrouvé. Frédéric Antonetti est régulièrement interrogé sur la forme du milieu de terrain japonais. Depuis son arrivée, le coach rennais réclame du temps pour Inamoto. Auteur d'un match correct à Nice, dimanche, Inamoto semble retrouver son niveau petit à petit. « Mercredi, à l'entraînement, j'ai retrouvé le joueur que j'ai connu au Japon avec plus d'engagements. S'il fait ce genre d'entraînement, cela va revenir. Mais il faut laisser le temps au temps. Ce premier match est arrivé un peu vite car il faut qu'il s'adapte à la vie française et au jeu ».
Frédéric Antonetti, que pensez-vous de l'Olympique de Marseille ?
Ils ont gardé leur potentiel offensif, qui était déjà impressionnant la saison dernière surtout avec l'arrivée de Brandao en janvier. Il a rééquilibré l'équipe car c'est un joueur qu'ils n'avaient pas dans leur effectif. C'est un point d'appui qui met en valeur les autres attaquants. Cette saison, ils ont ajouté une touche athlétique qui leur faisait défaut. C'est une équipe très complète, très compétitive.
Beaucoup d'observateurs placent l'OM comme favori pour le titre. Quel est votre sentiment ?
Sur ce que j'ai vu, ils n'ont pas tort. Depuis trois ou quatre ans, l'OM travaille bien. Ils me font penser à Lyon, il y a quelques années. Ils montent en puissance de la même façon. Ils ont commencé par être quatrième, troisième et petit à petit ils se sont renforcés. C'est la bonne démarche. Quand des clubs travaillent bien et qu'ils ont des moyens, ils sont en haut.
Est-ce que ce match peut servir de révélateur pour le Stade Rennais ?
Je pense qu'il est trop tôt. Je regrette que ce match arrive aussi vite car nous ne sommes pas encore tout à fait prêts. Quel que soit le résultat, on ne pourra pas en tirer de conclusions. Vous vous rendez compte, c'est la troisième journée, il en reste trente-cinq derrière.
Après deux journées, sentez-vous votre équipe sur la bonne voie ?
Absolument, même si nous n'avons pas encore eu la chance d'avoir tout le monde en même temps. Mais j'espère que cela viendra très vite. On travaille bien, c'est sérieux. On a une équipe très équilibrée, très homogène.
Quelles sont les qualités de Rennes pour gêner l'OM ?
Il faut d'abord être solide parce qu'ils ont une puissance offensive très importante. Chaque fois que l'on pourra les inquiéter, il ne faudra pas hésiter à porter le danger dans leur camp. Il faut être respectueux, mais ambitieux et conquérant.
Et être aussi réaliste et efficace que contre Boulogne ?
Peut-être, même un peu plus, car il n'y aura sans doute pas autant de situations.
Le match va se jouer à guichets fermés. Pensez-vous que le public peut jouer un rôle dans un tel match ?
Vous savez, je suis bien placé pour savoir que le public, quand il est trop chaud, ce n'est pas toujours un plus. Cela peut même être un moins. Le public rennais, je le découvre. J'ai eu l'impression qu'il était connaisseur. J'ai entendu des « Ah ! » sur quelques phases de jeu. On verra à l'usage. Trop chaud c'est compliqué. Il faut trouver un juste milieu, j'espère qu'on le trouvera.
Pour les joueurs, un match contre l'OM c'est toujours un moment particulier. L'avez-vous ressenti dans la semaine ?
Oui. Bien sûr. Il y a un peu plus d'engagement, de concentration. Marseille est une place forte du foot français. On trouve la même chose quand on joue Lyon, Paris ou Bordeaux.
A jouer un peu plus offensivement, Rennes ne prend-il pas le risque de trop se découvrir défensivement ?
Écoutez, nous avons fait un choix, mettre des joueurs à vocation offensive sur les côtés. Peut-être que parfois cela peut montrer une fragilité. Encore que je n'ai pas trouvé qu'à Nice, nous avons été particulièrement fragiles. Sauf sur deux situations : le but et sur un centre au deuxième poteau où l'on s'est un peu oublié. À l'extérieur, ce n'est pas beaucoup quand même. Après, je ne vois pas comment Nice pouvait marquer un but même à dix contre onze. En revanche, nous avons eu sept ou huit situations.
Même face à l'OM vous ne changez pas de philosophie ?
Je vous l'ai dit, j'ai toujours aimé avoir des attaquants sur les côtés, que les latéraux participent. Mais les joueurs offensifs doivent aussi participer aux tâches défensives. On parle beaucoup d'équilibre, c'est l'équilibre. Mais cela ne veut pas dire que je ne sais pas fermer. Je sais le faire. Et c'est plus facile de fermer que d'ouvrir. Cela fait partie des circonstances. On voudrait avoir le plus souvent possible le ballon. Lorsque l'on a le ballon, on n'est pas en danger. À condition de ne pas le perdre bêtement... C'est un choix, et tous les choix sont respectables. On n'a pas pris Bangoura pour rien et Sow, Kembo, Marveaux ont des qualités pour jouer de la sorte.
Sur la Canebière ou sur les bords de la Vilaine, les choses ont bougé cet été. Deschamps à l'OM et Antonetti à Rennes ont débarqué avec leur vision du football. Tous deux ont profité de la préparation pour mettre en place des systèmes de jeu en 4-3-3. « J'ai toujours aimé faire évoluer des attaquants sur les côtés »,rappelle Frédéric Antonetti. L'idée du coach rennais est donc de s'appuyer sur ce qui se faisait de bien l'an dernier (Rennes était l'une des meilleures défenses du championnat), tout en apportant un plus dans le secteur offensif.
À Marseille, le potentiel offensif était déjà présent. En revanche, sur le plan défensif et athlétique, la formation olympienne éprouvait certaines carences. « J'ai fait en sorte de renforcer l'équipe dans des secteurs où il y avait des manques »,souligne Didier Deschamps. Visiblement cela a payé puisque l'équipe marseillaise est la seule formation à s'être imposée deux fois sans encaisser de but.
Ce soir, route de Lorient, il faudra donc des attaquants en grande forme pour faire sauter les verrous défensifs. Deux hommes seront particulièrement à surveiller. Bangoura côté rennais et Niang côté marseillais. « Ce sont deux garçons capables de faire basculer les matches »,estime Frédéric Antonetti. Deux attaquants axiaux de formation, repositionnés sur un côté, qui ont toujours soif de buts. Et qui devraient être largement servis par les systèmes mis en place cette saison par leur coach respectif.
Bangoura a des rêves de podium
À Rennes, après s'être montré prudent sur son objectif personnel à son arrivée, Ismaël Bangoura ne se cache plus. « J'espère figurer dans les trois meilleurs buteurs du championnat, lance-t-il. Sur le plan collectif, j'aimerais bien décrocher la Ligue des Champions avec Rennes ». En clair, l'international guinéen a des rêves de podium. Arrivé tardivement de Kiev au milieu de la préparation, Ismaël Bangoura a mis six minutes pour lancer sa saison avec un but de toute beauté. Mais au-delà du geste, c'est surtout sa capacité à éliminer son ou ses adversaires directs qui a séduit. « En arrivant, je ne me suis pas posé de question. Je me suis dit qu'il fallait surtout être fort dans la tête. Mon passage à Kiev m'a beaucoup apporté sur le plan tactique et physique. Depuis Le Mans, mon jeu a changé et je pense être plus efficace aujourd'hui ». L'efficacité de Bangoura, associé à Gyan et Marveaux sur le front de l'attaque rennaise, sera sans aucun doute l'une des clés du match, ce soir.
Niang : d'utile à indispensable
L'autre clé sera bien sûr la capacité de la défense rennaise à museler l'escouade offensive olympienne. Et en premier chef, le pivot que constitue Brandao. « Ce joueur a changé le jeu marseillais lorsqu'il est arrivé en janvier, précise Frédéric Antonetti. C'est un point d'appui qui met en valeur les autres joueurs ». Le principal bénéficiaire de cette valorisation est Mamadou Niang, passé du statut de joueur utile à indispensable. Promu capitaine par Didier Deschamps et fort d'un bilan de 74 buts toutes compétitions confondues en quatre ans à l'OM, il s'est imposé comme l'un des piliers de l'attaque marseillaise. Plutôt dans l'axe en début de saison dernière, il a ensuite glissé sur le côté gauche à l'arrivée de Brandao. «Ce n'est pas particulièrement mon poste, explique le premier buteur de la saison en L1 (2e minute à Grenoble). Mais avec le 4-3-3, on n'a pas de poste fixe et on a toute liberté pour permuter à droite et dans l'axe. C'est à nous d'animer le jeu en changeant de position.»
Exactement la même mission confiée à Ismaël Bangoura côté rennais. Il y aura donc un match dans le match entre les deux hommes pour ce 43e Rennes - Marseille de l'histoire.
Lorient s'est fait peur samedi dernier au Moustoir face à Montpellier (2-2). Menés deux buts à zéro jusqu'à la 68', les Lorientais sont finalement revenus au score en toute fin de rencontre. Même si les Merlus ont obtenu un petit point à l'arraché, la manière pour l'obtenir reste à revoir. « Sur le plan collectif tout est à revoir ! » Les propos de Christian Gourcuff ont le mérite d'être clairs: « C'était un jour sans, mais même dans un jour sans, je ne pensais pas qu'on pouvait atteindre ce niveau. C'est la plus mauvaise prestation de Lorient depuis quatre ans par rapport à ce qu'on cherche à faire. » Rien que cela. Un point positif tout de même: le bilan numérique de Lorient. Les Merlus ont en effet obtenu 4 points en deux matches. Mais Christian Gourcuff voudrait lui une toute autre manière. « À Lille la prestation n'était pas aboutie non plus même si l'organisation était cohérente. »
Retrouver les valeurs lorientaises
Le technicien lorientais n'a qu'une seule idée en tête pour la rencontre de ce soir: retrouver les valeurs lorientaises qu'on connaît bien. L'organisation notamment. « Il y a des choses que je ne veux plus voir. On ne peut pas y arriver si on perd nos valeurs premières. Ça ne profite à aucun joueur en plus. » L'entraîneur lorientais veut tout de même souligner les points positifs notamment « la réaction de Laurent Koscielny. Le ballon il va le chercher. Ce n'est pas un signe d'un joueur résigné. Mais ce n'est pas suffisant. Il faut une réaction dans un cadre collectif. À Lorient, on doit être plus organisé que d'autres équipes. »
Quid du milieu de terrain ?
Lorient a enregistré, jeudi, la venue d'un nouveau milieu de terrain: le Bordelais Pierre Ducasse. Et ce n'est pas fini: Jonas Sakuwaha arrivera lui lundi dans la cité des cinq ports. Deux arrivées qui ne sont pas anodines après la prestation plus que moyenne de Lorient au milieu de terrain, samedi dernier. La faute a un manque de fraîcheur physique certainement. « Arnold Mvuemba a été insuffisant. C'est son état physique qui est en cause. Il paye encore son inactivité à Portsmouth » expliquait le coach lorientais. Pour le match face à Monaco, Christian Gourcuff affirme qu'« il y aura des changements. Il y a du monde en milieu de terrain. Différentes combinaisons sont possibles. » En effet, Lorient enregistre les retours de Yazid Mansouri et Rafik Bouderbal et l'entrée dans le groupe de Pierre Ducasse. Pas étonnant donc de voir Peñalba titulaire ce soir. L'occasion pour lui de faire ses premiers pas avec les Lorientais.
Attention à Monaco
Le club du rocher accueille les Merlus après un match décevant face à Nancy (4-0). Les Lorientais vont donc affronter une équipe revancharde. « Ce n'est jamais bon d'affronter une équipe qui vient de perdre, confirmait Christian Gourcuff, surtout qu'il y a quand même du potentiel. Monaco est une équipe capable du meilleur comme du pire notamment avec ses joueurs sud-américains un peu fantasques, capables du meilleur comme du pire. » Côté statistiques, rien ne favorise les Merlus puisque Monaco reste invaincu à domicile face à Lorient enregistrant quatre victoires et un nul. Mais les Merlus revanchards réussiront peut-être aujourd'hui à dompter le rocher.
La méfiance de Lacombe
Certes Monaco devrait enregistrer les retours de Djimi Traoré, Diego Perez et Alejandro Alonso, trois cadres, mais Lacombe se méfie en premier lieu de cet adversaire venu de Bretagne. « Ils savent que c'est par le collectif que passe le maintien, souligne l'ancien Rennais. Tout le monde joue ensemble. Il y a toujours un noyau de joueurs qui éduquent les autres à la philosophie de jeu souhaité par Christian Gourcuff. Il faudra être méfiant. »
L'USON de Mondeville a besoin de se racheter après un premier faux pas lors de la journée d'ouverture. Une seconde défaite à domicile constituerait un handicap difficile à surmonter. D'ailleurs, malgré les trois matches de suspension pour Lecacheux, l'entraîneur Caennais Laurent Dufour fait part de son optimisme. «Je n'aurai pas Lecacheux, soit, mais je récupère des joueurs cadres, dont Prevel, Sorin et Lecreux et je suis plus optimiste que la semaine passée. Le tout est de savoir s'ils vont tenir jusqu'au bout physiquement. Le match sera difficile car le Concarneau nouvelle formule est un gros morceau. Je suis persuadé, cependant que la victoire est à notre portée si nous retrouvons nos valeurs de combativité.»
Du côté finistérien, l'entraîneur Nicolas Cloarec ne voulait pas se prononcer sur la composition de son groupe avant l'entraînement de ce vendredi soir, un groupe qui ne devrait pas être très différent de celui qui a battu Vertou samedi dernier, avec de légères retouches et peut-être un « turn over » chez les joueurs mutés. En prenant la route de Caen, la prudence est de rigueur dans les rangs des Thoniers. «Nous n'avons pas l'intention de rentrer bredouilles, mais j'avoue qu'il s'agit d'un voyage périlleux. Nous aurons en face un groupe qui fera tout pour faire oublier son échec à domicile devant la Montagne. Les deux points dans nos bagages seraient un minimum, mais nous nous battrons pour en ramener quatre», note Nicolas Cloarec.
En tout cas, une victoire des Concarnois ce week-end, leur permettra certainement de rester dans le peloton de tête. La réception de La Montagne à Kérampéru dans une semaine, revêtirait sans nul doute des habits de fête.
Romain, après deux défaites en autant de match, la victoire est impérative samedi face à Levallois ?
Oui, il faut gagner à tout prix, surtout parce que nous jouons à domicile face à un adversaire qui est dans la même situation que nous. Nos premiers matches étaient difficiles face à Orléans et Viry-Châtillon, deux favoris à la montée. En plus, certains de nos attaquants n'étaient pas encore qualifiés et le week-end dernier, nous avions trois suspendus (Lenclume, Bonizec et Le Page). Heureusement, cette semaine nous récupérons quand même Tony (Le Page) et nous avons mis tous les moyens en place pour réussir un bon match.
Comment est l'état d'esprit de l'équipe après ces deux défaites ?
Pour l'instant, tout se passe très bien entre nous. Ce n'est que le début, il y a encore beaucoup de points à prendre d'ici la fin de saison. Il n'y a pas d'inquiétude parce que tout le monde n'est pas encore forcément au top et certains joueurs sont absents.
Levallois est actuellement dernier du championnat avec neufs buts encaissés déjà. Comment voyez-vous cette rencontre ?
Il va falloir être très prudent. En effet, ils ont encaissé neufs buts mais ils en ont marqué trois, alors que de notre côté, nous n'avons pas encore ouvert notre compteur. Je pense que tous les matches seront difficiles cette saison, dont celui de samedi face à Levallois. Le plus fort mentalement remportera la rencontre. Maintenant, nos attaquants devront aussi être plus réalistes. Au final, le match de ce week-end va surtout permettre de jauger notre véritable niveau.
Et d'un point de vue personnel, comment se passe votre débutde saison ?
Physiquement je me sens de mieux en mieux. Le week-end dernier, j'ai failli ne pas jouer à cause d'une douleur en haut du mollet mais en ce moment je ne ressens plus rien. Au niveau du groupe, j'étais capitaine face à Viry mais samedi je ne sais pas encore. Cela dépendra du coach. Mais pour moi le plus important c'est de donner le maximum pour l'équipe.
Ronan Salaün, soucieux de renforcer son compartiment offensif, en avait sa priorité, mais après quatre ans à Troyes, Michel Mondeguer qui était passé par le centre de formation du FC Nantes, avait porté ses choix vers le championnat de L2, voire le National. Courant juillet, il partit même en Turquie où il effectua des essais dans plusieurs clubs mais il se heurta à un problème de nombre de joueurs étrangers.
Convoité par d'autres formations de CFA, l'ancien Troyen, originaire d'Herbignac (44), a finalement donné son accord hier au Quimper Cornouaille, qui n'avait jamais coupé les liens. Il devrait être qualifié la semaine prochaine pour le déplacement à Avranches et retrouvera sous le maillot quimpérois un autre compatriote de l'ESTAC, Enoch Ndengila. À noter que la filière entre le club de l'Aube et celui du Finistère fonctionne plutôt bien, puisque mercredi soir Ronan Salaün a mis à l'essai un autre attaquant en provenance de Troyes, Khaled Laaloudj.
Quimper. Boulic, Le Gall (g) - Péron, Ouéhi, Le Guen, Plantec, Le Page, Bonnard, Le Bihan, Calidjalo, Mahrez, Lérand, Le Droff, Dgengila, Autret, Pogba.
Quimper et le nouveau Racing-Levallois n'ont pas entamé leur championnat par le bon bout. Sans tirer de conclusions hâtives sur ces départs manqués et agiter toute sorte de sonnette d'alarme, il est bien certain que dans les deux clubs on attend de cette troisième journée des signes forts de redressement.
Côté chiffres, si les deux adversaires affichent un zéro pointé, ce que l'on remarque surtout, ce sont les neuf buts encaissés par les Parisiens et l'attaque muette des Finistériens. Autant dire que des deux côtés, on sait de quel côté on doit faire porter l'effort. «Le discours que j'ai tenu aux joueurs, c'est qu'à domicile on se devait d'être beaucoup plus ambitieux, prévient Ronan Salaün. Il y a eu des performances individuelles nettement en dessous de ce que certains peuvent donner. Au-delà de la remise en cause qu'on doit avoir, il ne faut pas non plus noircir le tableau. On n'est qu'à la troisième journée de championnat et comme on reste sur deux revers, il faut avoir une réaction d'orgueil, sachant que c'est face à un adversaire qui est dans la même situation que nous.»L'entraîneur quimpérois n'a sûrement pas oublié que l'an passé, cette équipe du Racing fut l'une des rares à venir s'imposer à Penvillers et qu'à l'aller, ces mêmes banlieusards parisiens leur avaient infligé un sévère 3-0, au pied du grand Stade Yves Dumanoir à Colombes.
Le Racing veut stopper l'hémorragie
Solides défensivement, les Cornouaillais doivent désormais se pencher sur leur compartiment offensif. Dans l'attente de la qualification de Michel Mondeguer, le public quimpérois devrait déjà découvrir les jeunes Mathias Pogba et Enoch Ndengila, tout en sachant qu'ils sont là pour faire leurs armes et qu'ils vont découvrir l'exigeant championnat de CFA.
Du côté de Colombes, les six buts concédés à Caen pour l'ouverture et les trois qui ont suivi, samedi dernier, face à La Vitréenne, ont bien évidemment douché les plus enthousiastes. «Neuf buts en deux matches, je pense que l'on n'a pas souvent vu ça en CFA, souligne Ali Tapti. L'urgence est bien sûr de stopper l'hémorragie. On restait sur une fin de saison intéressante, puisqu'après notre victoire à Quimper, on n'a plus perdu ce qui nous a permis de remonter de la quinzième à la huitième place. On s'attendait donc à un meilleur départ. Ce qui nous intéresse aujourd'hui, c'est plus notre capacité à réagir que l'équipe de Quimper. On se concentre sur notre groupe. Ne pas rentrer bredouille et stopper l'hémorragie, ça me conviendrait totalement.»
Plabennec n'est pas à une déculottée près. Ces dernières saisons, le club finistérien en a en effet pris quelques-unes, ce qui ne l'a pas empêché d'atteindre le National. L'an passé, à Alfortville, les hommes de Franck Kerdilès étaient ainsi repartis avec 4-0 dans les valises. Mais après ce revers, les Plabennecois avaient aligné une série impressionnante de matches sans défaite...
La donne est cependant bien différente cette saison. Évian Thonon Gaillard FC, anciennement Croix-de-Savoie, est un club ambitieux et ne peut pas se permettre un faux-pas supplémentaire après une défaite à domicile (0-1) face au Paris FC. Une douche froide pour la formation savoyarde du président Trotignon, nommé il y a neuf mois par le groupe Danone (principal sponsor) afin de professionnaliser le club. «Un autre résultat que la montée serait un échec», confiait d'ailleurs le président il y a quelques jours. «C'est une équipe ambitieuse habituée aux joutes du National, reconnaît de son côté Franck Kerdilès.De plus, Stéphane Paille a bénéficié du recrutement qu'il voulait en engageant des joueurs comme Barbosa (Metz), Voavy (Boulogne) Farina (Metz), Laquait (Charleroi)ou Angoula (Boulogne).»
Sur les 25 joueurs du groupe, 10 d'entre eux ont en effet déjà joué à l'étage supérieur.«Sans oublier que Zidane et Lizarazu se sont investis financièrement dans le club»,ajoute l'entraîneur plabennecois. Sous contrat avec Danone, les anciens internationaux ont ainsi apporté un soutien financier de 10 000 € chacun. Le nouvel entraîneur haut-savoyard, et le directeur sportif Pascal Dupraz, ancien joueur du Brest Armorique (1984 à 1987) ont donc les moyens de jouer les premiers rôles dans le groupe. «Ils ont deux joueurs sur les côtés qui vont très vite, et ils sont très efficaces sur les coups de pieds arrêtés»,prévient Franck Kerdilès.
Au niveau de l'effectif, le staff technique plabennecois bénéficie de tout son monde. Stéphane Paille, l'entraîneur d'Evian TGFC, est en revanche confronté à quelques difficultés pour constituer son équipe. L'infirmerie est bien remplie : Bugnet, victime d'une rupture des ligaments croisés lors des matches de préparation, est indisponible pour quelques mois ; tandis que Pouye, Bérigaud, Farina, Bikoyoï et Hernandez ne seront pas non plus du voyage en Bretagne. Quant à Voavy, il est incertain en raison de douleurs aux côtes. Une bonne nouvelle cependant pour Stéphane Paille : il pourra compter sur l'Argentin Bustamante, sa dernière recrue qui est enfin qualifiée.
Le FC Nantes a remis ça... Comme contre Clermont il y a une semaine quand il avait livré une deuxième mi-temps cohérente et prolifique (1-1 puis 3-1), la formation de Gernot Rohr, rentrée cette fois avec le plus petit des avantages à la mi-temps, a fait exploser Istres après le repos.
Et en signant ce large succès, face il est vrai à une équipe qui va avoir beaucoup de mal à rester dans un championnat qu'il a rejoint en mai dernier, Nantes a aussi envoyé un message à ses adversaires. S'il se montre aussi efficace et s'il continue à faire preuve de la même maîtrise collective, alors il sera aux avants-postes cette saison.
Et pourtant le début de match avait été équilibré. Comme annoncé par leur entraîneur Henri Stambouli, les Istréens jouaient dans un dispositif offensif et évoluaient haut pour aller gêner des Nantais peinant à trouver leurs marques. En laissant ainsi trop d'espaces entre les lignes, les joueurs de Gernot Rohr voyaient leur jeu se déliter au fil de leur progression horizontale.
Le festival deDjamel Abdoun
Cependant, juste avant la demi-heure, sur du jeu en première intention, appliqué et propre techniquement, ils trouvaient la faille. Jean-Jacques Pierre gagnait un duel, servait Abdoun plein axe, qui lançait N'Diaye dans le prolongement de sa ligne. L'attaquant malien décalait Klasnic dont la frappe du gauche glissait sous le ventre d'Agassa pour le 1-0. Le duo offensif déjà décisif contre Clermont récidivait. Et Nantes s'offrait un scénario idéal.
Bonifié juste après la pause par Djamel Abdoun auteur d'un splendide coup franc excentré de l'intérieur du droit qui laissait sans réaction le portier azuréen. Le virevoltant milieu nantais, déjà excellent à Vannes, commençait son festival. D'abord, il délivrait un centre parfait sur le tête de N'Diaye qui marquait le but du 3-0 avant de centrer en retrait pour l'attaquant malien qui trouvait la lucarne du droit après une feinte de Klasnic.
À 4-0, Nantes continuait sur sa lancée. Abdoun se montrait intenable et, sur un coup-franc, son ballon trouvait la tête de Dossevi, que Shereni déviait du dos pour marquer. Ce large succès permet à Nantes se rapprocher du podium et d'entretenir, surtout, une dynamique de progression. Les Canaris sont une série de trois matches sans défaite, mais aussi et surtout sur 9 buts marqués en 3 matches. Des chiffres qui commencent à prendre une vraie signification...
rivés de match la semaine prochaine en attendant la venue de Nantes le lundi 31 août, les Brestois auront de quoi s'occuper pour tuer le temps. À commencer par quelques travaux pratiques sur les corners en phase défensive. Deux buts encaissés de cette manière en huit petites minutes en première période, ça fait beaucoup... Sur le premier, certes sans doute inexistant car la tête originelle semblait arlésienne, la passivité bretonne avait permis à Reynaud de conclure tranquillement (1-0, 17'). Puis le défenseur central vauclusien effleurait également du crâne un nouveau corner de Psaume, le ballon échouant sur la jambe du malheureux Poyet, pour finir dans le but d'Elana (2-1, 25').
Déjà surpris sur un coup de pied arrêté au Havre, les Brestois continuaient à souffrir des mêmes maux, et le réalisme défensif réclamé par Dupont manquait toujours cruellement. L'insoutenable chaleur ne pouvait expliquer à elle seule une telle apathie sur ces phases arrêtées... Et pourtant, on avait bien cru les Finistériens remis en selle par le penalty inscrit en deux temps par Grougi, à la suite d'une faute de Corrèze sur Bigné (1-1, 21'). Mais l'illusion n'avait pas tenu bien longtemps. Et même si Grougi avait touché le poteau de Merville alors que le score était encore vierge (10'), il n'y avait pas de quoi crier au scandale au repos, N'Diaye (10'), Cherrad (13'), Psaume (24') et enfin Diawara (40') ayant eux aussi sollicité Elana et sa défense.
La merveille de Piocelle
Lesoimier lancé dans la bataille à la reprise à la place d'un Leroy très discret, le Stade brestois devait impérativement se montrer plus inspiré et plus conquérant pour espérer autre chose qu'un second voyage infructueux. Mais on n'en prenait pourtant pas le chemin... En panne d'imagination dans le jeu, c'était finalement grâce à un nouveau coup de pied arrêté que les Bretons allaient trouver l'ouverture. Sur un coup-franc bien frappé de la gauche par Grougi, Lesoimier et Roux s'élevaient, mais ne semblaient pas effleurer le ballon. Ce qui était en revanche limpide, c'est que Merville, lui, devait s'incliner pour la deuxième fois (2-2, 68').
Cette fois, Brest tenait le bon bout. À condition, bien sûr, que M. Guillard oublie désormais de siffler les corners arlésiens. Et ce que l'on pouvait légitimement redouter finissait par arriver. Le coup de pied de Psaume était certes écarté par la défense finistérienne. Mais, posté à l'entrée de la surface, Piocelle réussissait une merveille de reprise de volée (3-2, 84'), scellant le sort de la partie. Oui, il y aura largement de quoi s'occuper dans les prochains jours au Stade brestois...