 Jean-Claude, ressassez-vous les deux occasions nettes que vous avez manquées à Tours ?
Je ne peux pas me reprocher grand-chose sur la première. J'étais excentré. Je m'en veux en revanche sur la deuxième. Je suis à six mètres et je frappe fort sur le gardien au lieu de la placer. Je n'ai pas le droit. À l'extérieur, on n'a pas 50 000 occasions. Si on mène 1-0 à la pause, on assiste à une autre deuxième mi-temps.
Vous n'avez toujours pas inscrit le moindre but en match officiel. Commencez-vous à douter ?
Sur un plan personnel, vous savez, j'en ai connu... Ce n'est pas maintenant que je vais commencer à douter. Le premier point positif, c'est que je parviens à me créer des occasions en sachant que je n'ai pas encore les jambes pour me les procurer moi-même. Aujourd'hui, ce sont mes partenaires qui me servent. Le deuxième aspect positif, c'est qu'on arrive à ramener des points malgré les occasions manquées. Si on n'avait pas ramené de point, j'aurais eu le sentiment de gâcher le boulot de mes partenaires.
Ces derniers n'ont-ils pas trop tendance à vous solliciter ?
C'est ce qu'on essaie de travailler avec Djamel (Abdoun). On sait qu'il fait jouer l'équipe mais il ne faut pas que notre relation devienne systématique. Les entraîneurs adverses voient les vidéos et il leur suffit ensuite de couper cette relation. Il a un grand avenir mais il doit faire la part des choses. Je propose mais il n'est pas obligé de me donner le ballon. Les derniers matches qu'on a joués à domicile, il m'a parfois servi quand je rentrais dans l'axe alors que le milieu excentré était démarqué. Ce n'est que mon quatrième match, on ne se connaît pas et on doit encore travailler.
Ressentez-vous l'attente que vous suscitez en Ligue 2 ?
Bien sûr. Parfois, lors des séances vidéo, on dit qu'il y a la possibilité de prendre nos adversaires en défaut mais une fois sur le terrain, on ne retrouve pas ces opportunités. Cela prouve qu'ils ont un plan. La dernière fois que j'ai joué en Ligue 2, c'était en 1999. Il faut que je m'adapte. Mais je me suis créé des occasions. Si ça m'avait souri, j'en serai à cinq buts.
En dehors de la relation technique, dans quels domaines devez-vous progresser ?
On doit mieux gérer les matches quand on mène. À chaque fois, inconsciemment, on recule et on laisse les adversaires reprendre confiance. À Tours, c'est ce qui s'est produit. Au lieu de rester en place, on s'est mis derrière avec les conséquences que l'on sait. On ne peut pas monter qu'en faisant des résultats à domicile. Il va falloir nous imposer à l'extérieur. Quand on fait match nul à l'extérieur, ça nous met le couteau sous la gorge à domicile.
Attendez-vous ce premier but comme une délivrance ?
Je préfère à la rigueur rater des occasions, mais me défoncer, faire jouer l'équipe et créer des espaces. Je ne me suis pas fixé un nombre précis de buts. C'est à la fin qu'on fera les comptes. Je suis confiant. |