Souvenirs de Tours. « Deux ans formidables, avec notamment l'accession en Ligue 2, surtout que j'ai inscrit le but de la montée lors du dernier match contre Laval. Je n'ai pas oublié. Cela s'est accompagné d'une grosse fête avec le président et les dirigeants ! Tours, c'est un petit Nantes. J'ai apprécié les gens, leur amour du foot. Au bout de six mois, j'étais le chouchou de la Vallée du Cher. Avant d'arrêter ma carrière, je repasserai une ou deux saisons à Tours. Sûr. » Daniel Sanchez. « Il est trop calme ! Il est moitié Africain dans sa manière de se comporter. Quelqu'un de discret, de gentil. En match, il ne va pas te crier dessus, il reste sur son banc tranquillement. Tu l'entends seulement à la mi-temps. » Le secret de Tours. « Malgré tous les départs, ils ont su effectivement rebondir. C'est la patte Max Marty (manager général) et Yvon Augustin (directeur administratif), deux mecs intelligents, du milieu, qui savent recruter. Je ne suis pas étonné. Max, c'était un père, un frère. » Le duo N'Diaye-Keserü. « J'avais entendu parler de lui par Bocundji (Ca) et Mamadou (Diallo) avant qu'il n'arrive à Tours. Ils m'ont dit : tu verras, c'est un bon joueur, pas de problème, tu pourras évoluer avec lui. Après deux ou trois jours d'entraînement, je savais effectivement qu'il allait nous aider. Claudiu, c'est quelqu'un de généreux, qui joue simple, qui ne complique pas son jeu. Je ne m'inquiète pas pour lui. » Le pari des onze buts. « Mon objectif consiste toujours à passer la barre des onze buts et à faire mieux que l'an dernier. La saison est encore longue. Je suis revenu du Mali avec des problèmes de santé. N'étant pas à 100 %, il me paraissait normal, alors, de ne pas jouer. Ça va venir. » Son retour sur le banc. « J'ai vécu pire en Tunisie avec Otto Pfister. J'étais à sept buts en huit rencontres, et lui, m'a mis sur le côté (silence). Là, à Nantes, au début, je me posais des questions, je ne comprenais plus rien au football. C'était dur. Tu en es à quatre réalisations en quatre matches et tu vas sur le banc. Et puis, je me suis dit : il ne faut pas que tu restes dans cet état, reconcentre-toi. Je n'ai pas eu d'explications, que ce soit le coach, son adjoint... Je ne discute pas. J'ai confiance en moi et en mes qualités. De toute façon, dans ce milieu, je n'attends de cadeaux de personne. Je bosse. Pour l'instant, je prends sur moi, je garde beaucoup. Ça fait deux mois que je suis là, donc je ne dis rien, mais certains ont senti que cela me pesait. De temps en temps, je vois comment les choses se déroulent sur le terrain. Ça fout les boules. Parfois, je me dis : on ne traite pas tout le monde de la même façon. La concurrence est un peu faussée. Certains ont un nom, plus d'expérience... Le jour où je vais exploser, j'exploserai sur le terrain. Les gens verront la vérité. Je parlerai avec mes pieds. » Le match de lundi. « Je suis prêt à 100 %. J'ai bien bossé, je me suis bien entraîné, je suis concentré. Après, on verra. » |