Le poids des absents Yazid Mansouri sur le carreau, ce n'est pas nouveau ! Mais voilà que Morgan Amalfitano (suspendu), Marama Vahirua (déchirure aux adducteurs), Jérémy Morel (adducteurs) et Kevin Gameiro (genou) pointeront aussi aux abonnés absents cet après-midi. « Mais rassurez-vous, on présentera quand même une équipe qui tiendra la route », prévient Christian Gourcuff. Faisons-lui confiance alors, et faisons en sorte d'avoir confiance.« Ensuite, tout est une question de complémentarité. » Mais la complémentarité demande du temps. James Fanchone devrait ainsi connaître sa première titularisation. Et, au rayon des premières, le banc devrait présenter un visage très juvénile avec notamment Maxime Barthelmé, Jonas Sakuwaha, Cheik Doucouré et Namai Mendy, zéro match de L1 au compteur. Une attaque à repenser On l'avait vu en coupe de la Ligue lors de sa rentrée en jeu. « Kevin Gameiro est indispensable pour donner de la profondeur. » Mais la route de l'ancien Strasbourgeois a croisé celle du Parisien Sakho. Et avec lui, Marama Vahirua (« il était en plein boom, à l'entraînement je ne l'avais jamais vu dans une telle forme ») pointe aussi à l'infirmerie. Le duo est impliqué sur 7 des 9 buts inscrits cette saison en L1 par les Merlus. C'est donc toute une animation offensive qui est à repenser, avec Olivier Monterrubio et James Fanchone aux avant-postes. « Il y a forcément des absences qui sont plus préjudiciables que d'autres », note Gourcuff avant de préciser que Fanchone, Monterrubio et Peñalba ne sont pas loin des titulaires habituels. Une spirale positive Christian Gourcuff, face aux événements (blessures, épisode Makelele), est étonnamment détendu. Tout juste consent-il à préciser que la spirale est fragile, et que son 4-4-2 sera à nouveau de sortie au Stadium, « mais en fonction des joueurs, son expression sera différente. » Le FCL est 8e, enchaîne les parties de qualité. Le reste fait partie des aléas d'une saison. « Je n'ai pas envie de tout chambouler, « Siga » (Diarra) commence à trouver ses marques à gauche. » Confiance donc aux hommes valides... en attendant la coupure. « Ce groupe me donne des satisfactions comme je n'en avais pas eues depuis longtemps. Au quotidien, il vit d'une façon remarquable. » Entre bonne humeur, application et solidarité. « Son implication dans le travail renforce sa compétitivité. J'espère que cet état d'esprit va permettre de pallier les absences... sur une période courte. » Le téfécé c'est du costaud « Ce sera difficile, ils ont des arguments pour faire mal. » Un savoir-faire, allié à l'explosion d'André-Pierre Gignac (24 buts), qui avaient permis aux Toulousains de boucler le précédent exercice à la 4e place. Rien de bien génial mais une organisation sans faille autour d'un 4-1-4-1 immuable, et du costaud. Retirons le capitaine paimpolais Sylvain Didot (1,76 m) et le Portugais Paulo Machado, et les neuf autres titulaires alignés ce soir par Alain Casanova plafonnent à plus d'1,80 m. Il faudra donc être prêt physiquement et pas forcément vouloir répondre à l'épreuve de force imposée. « Je garde en mémoire le match de l'an dernier (1-1 le 26 avril 2009), dans des conditions difficiles on avait été remarquable dans l'esprit collectif. Actuellement, on y est dans les intentions, dans la capacité à jouer. Mais est-ce que nous avons la capacité de tenir 90 minutes ? Il n'y a pas 36 solutions, cela passe par un investissement dans le travail. » |