Constat Plus mauvaise attaque du championnat, un but marqué et trois points pris en six rencontres, la zone de relégation à trois longueurs et celle pour la montée à sept... Ça, c'est le constat que nul ne peut contester, puisqu'il suffit de lire le classement de Ligue 2. Passons maintenant au côté plus subjectif de la soirée nîmoise, sachant que ce qui a été montré aux Costières est grosso modo du même acabit que les précédents matches. En quelques mots, voici donc ce qui a le plus frappé : une équipe qui ne sait plus défendre, laissant son adversaire tranquille jusqu'à trente mètres de son but ; une équipe sans changements de rythme, et surtout qui ne sait pas quoi faire avec le ballon ; une équipe également en totale perte de confiance ; et enfin, une équipe qui n'arrive plus à se reposer sur ses individualités dans les moments difficiles. Zvunka, homme de la situation ? Après neuf journées, ce qui a été proposé dans le Gard vendredi soir par les Guingampais n'est même pas acceptable quand on a le maintien pour seule ambition. Alors, quand on a comme objectif la montée en Ligue 1, même si elle n'a jamais été annoncée officiellement, c'est encore pire. Surtout quand le club s'est doté d'un effectif à faire pâlir d'envie bon nombre d'entraîneurs de L2. Alors, pourquoi la greffe ne prend-elle pas ? Pourquoi ces grosses individualités aux qualités incontestables passent pour des joueurs moyens sous le maillot guingampais ? Immanquablement, on est obligé de se tourner vers le staff et son entraîneur Victor Zvunka. Le propos n'est évidemment pas de remettre en cause ses compétences, sa carrière et son palmarès plaident pour lui. Mais, tout simplement, a-t-il aujourd'hui la clé pour résoudre les maux dont souffre son équipe ? Il y a quelques semaines, la réponse était clairement positive. Elle l'est un peu moins maintenant. Solutions ? Une fois de plus, Guingamp se retrouve en position délicate. Et, encore une fois, le club se retrouve en position de devoir réfléchir à des décisions importantes dès le mois d'octobre. Plusieurs directions sont possibles. D'abord, le statu quo, En Avant misant sur le staff actuel pour se sortir de l'ornière. La piste a le mérite de s'appuyer sur des personnalités fortes, reconnues, compétentes. Dans un passé récent, ils ont sauvé le club de situations très précaires. Pourquoi n'y arriveraient-ils pas à nouveau ? Seule inconnue, l'effectif a profondément évolué. Et celui-ci a-t-il les mêmes capacités de rebond ? L'autre grande direction est le changement d'entraîneur. Solution toujours séduisante à court terme, car elle apporte de temps en temps une bouffée d'oxygène salvatrice. Le souci, c'est que Guingamp s'en est fait une spécialité ces dernières années. Et que, comme toujours, le nouveau héritera d'une situation d'urgence, peu propice à la construction pour le long terme. Il héritera aussi d'un groupe très étoffé, où la concurrence fait rage entre joueurs de profils similaires, et en outre pas tous choisis par le staff lui-même. En résumé, En Avant est encore dans la panade. Heureusement, le club et le groupe ont quinze jours pour se remettre la tête à l'endroit avant la réception de Dijon. |