« Les similitudes avec le Vannes OC de la saison dernière sont bien réelles. On a le plus petit budget de L2 (6,5 millions d'euros), on joue le maintien et pour l'instant on est sur la dynamique de la montée. » Romain Reynaud est bien placé pour s'essayer au jeu des ressemblances. Lui, l'ancien défenseur du Voc, aujourd'hui à Arles, et qui a toujours en travers de la gorge le fait de n'avoir pas été conservé au sein de l'effectif vannetais promu en Ligue 2. Il voulait signer son premier contrat pro avec Vannes, il l'aura fait deux saisons après en Provence, après une saison galère à Libourne. « La cicatrice vannetaise n'est pas refermée. On fêtait la montée en Ligue 2, je venais d'avoir mon fils et puis je n'ai pas été conservé. Sans recevoir la moindre explication du coach, alors qu'il avait promis de m'appeler. Je m'étais consacré à fond pour le coach et le club et je n'ai pas été récompensé. J'ai eu le sentiment d'être trahi, ça m'a fait mal. » Faire face physiquement Reste alors les amis, qu'il croisera ce soir sur la pelouse d'Avignon. Et notamment Fred Sammaritano, connu à Yzeure. « Avec Romain, on se téléphone presque tous les jours,confirme l'attaquant breton. On est devenu vraiment proche, à tel point qu'il m'a demandé d'être le témoin de son mariage. On peut effectivement dire qu'il fait partie de mes meilleurs amis. C'est assez rare de jouer contre un aussi bon pote. Ce sera certainement très curieux de se croiser sur le terrain, mais il n'y aura pas de sentiment. Je sais qu'il a très envie de prendre sa revanche sur le Voc et qu'il a très envie de nous battre. » Et question duels, Arles-Avignon est visiblement bien armé, guidé également par l'expérimenté Sébastien Piocelle au milieu. « Romain m'a dit que nous allions souffrir,poursuit Sammaritano. Ils sont remontés à bloc. Arles est une équipe qui joue beaucoup sur l'impact physique, il y a un réel engagement, ce qui devrait nous poser pas mal de problèmes. » « Le coach nous dit, j'espère qu'il ne le pense pas sérieusement, que nous sommes la plus mauvaise équipe tactiquement et techniquement. Et donc que nous devons faire la différence sur notre mental, notre état d'esprit », explique Romain Reynaud. Un mental qui permet aux Arlésiens d'être toujours invaincus à domicile (deux victoires et un nul). Pour Vannes, li s'agira donc, dans la lignée de ce qui avait été fait à Nîmes, de faire le dos rond pour prendre au moins un point. Et ainsi oublier l'élimination en Coupe de la Ligue, mardi à Clermont. |